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PIGMENTS BILIAIRES

croûtes dures formées de rhomboèdres aigus à 6 pans. I/aeide litliofellique est insoluble dans l’eau ; il fond h 205°, et donne la réaction de Pettenkoffer.

Les pigments biliaires sont assez nombreux, mais ils paraissent tous dériver de la bilirubine , elle-même en rapports étroits avec la matière colorante du sang, l’hémoglobine, ou plutôt l’hématine qui en dérive sous l’influence des acides. L’on a, en effet, la relation théorique remarquable :

C34H34Az4Fe05 + 5 II-O = C32H3GAz40G -f- FeO -f C-II402.

Hématine. Bilirubine. Acide acétique.

L on sait d ailleurs que les matières colorantes biliaires s’accumulent dans le sang et dans la bile chaque fois qu’une cause quelconque (toxiques, injections d’eau, sels biliaires, sang étranger, etc.) vient détruire ou dissoudre le globule rouge.

On ignore ce que devient le fer correspondant à l’hémoglobine ainsi transformée en pigments dans le foie : il sert peut-être à reproduire de nouvelles hématies. On a dit qu’une minime proportion seulement de ce fer se retrouvait dans la bile.

La seconde en importance des matières colorantes biliaires, la biliverdine, existe exclusivement dans la bile des herbivores et des animaux à sang froid. C’est un produit d’oxydation de la bilirubine :

C32Il3GAz40G + 0J = C32II5GAz408.

Bilirubine. Biliverdine.

De ces deux substances colorantes principales dérivent la bilipvcisine , la bilifuscine, V urobiline, etc., qui sont moins importantes.

BILIRUBINE

C32Hs6Az406

La bilirubine ( bilifulmne , bihphéine, cholépyrrhine) est la matière colorante la plus importante de la bile des carnivores et des omnivores. On la trouve aussi dans les cellules hépatiques, dans le sérum sanguin, les urines ictériques, les foyers apoplectiques. A l’état de sel de chaux, elle forme souvent une grande partie des calculs biliaires colorés. Elle paraît se produire dans le sang, les tissus et le foie aux dépens de la matière colorante des globules rouges. Elle serait isomère avec l’hématoporphyrine (*).

Ncncki et Siébcr (Bull., 5e série. IV.

A. Gautier. — Chimie biologique.

OS) ont établi les poids moléculaires de Thémato-

LA BILE

Pour l’obtenir, on pulvérise les calculs biliaires de bœuf les plus fortement colorés en brun rouge, et l’on en traite la poudre par l’eau bouillante tant qu’elle lui cède quelque chose, puis par l’alcool fort qui en extrait un sel de calcium, des acides divers et de la cholestérine. Le résidu est mis alors en digestion à froid avec de l’acide chlorhydrique étendu cle 2 volumes d’eau qui déplace la chaux unie à la bilirubine. On lave ongtemps avec ce mélange acide tant qu’il se dissout de la chaux, puis une seconde fois à l’alcool, enfin à l’éther. La poudre est ensuite épuisée au digesteur continu par du chloroforme bouillant qui dissout lentement la bilirubine. Cette solution chloroformique de couleur jaune rougeâtre est distillée et le résidu est lavé au chloroforme froid tant que celui-ci passe coloré en vert. La bilirubine ainsi obtenue peut être purifiée en la redissolvant dans du chloroforme et la reprécipitant par l’alcool.

Elle se dépose de sa. solution chloroformique en cristaux rouge brun à reflets pourpres et bleu d’acier; leur forme dérive du prisme

rhomboïdal (fig. 82). Elle brunit peu à peu à la lumière.

Elle est insoluble dans l’eau, presque insoluble dans l’éther et dans l’alcool; soluble dans 586 parties de chloroforme. Elle se dissout aussi dans la benzine , le sulfure de carbone , l’alcool amvlique. Ces solutions sont jaune brun. L’acide sulfurique concentré donne avec la bilirubine à froid une liqueur brune dont l’eau précipite des flocons vert foncé solubles dans

l’alcool avec une belle teinte violette.

La matière colorante principale de la bile est un acide faible. Elle se dissout dans les alcalis et dans l’ammoniaque. Son sel ammoniacal mélangé de chlorure de calcium donne un précipité de bilirubmatc CsïHs*CaÀz40G, sel qui forme une partie des calculs biliaires colorés.

L’acide chlorhydrique concentré décompose la bilirubine qu elle

change en une masse brunâtre. .

Exposée au soleil, la solution chloroformique de bilirubine verdit,

et laisse précipiter des flocons verts.

Si l’on ajoute à une solution de bilirubine quelques gouttes d acide nitrique moyennement concentré renfermant des vapeurs nitreuses, ü

Fi;?. 82. — Bilirubine.

nornhyrinc et de la bilirubine par la méthode de Raoult (Solution en CaH*Br9, en C‘H*0 et porpnyrinc ■ au poids moléculaire correspondant a la formule

c^nt isomères. Nous avons donné à propos du

Sang nos raisons pour ne pas admettre cette isomérie.

se produit une coloration verte qui passe successivement au bleu, au violet, au rouge et au jaune. Cette réaction, sensible même à une très grande dilution, porte le nom de réaction de Gmelin. Elle fournit un bon caractère pour reconnaître la bile lorsqu’elle est mélangée aux liquides de l’organisme. On verra qu’elle résulte de la formation de dérivés successifs d’oxydation de la bilirubine : biliverdine, bilicyanine , bilipurpurine , choleleline.

Le brome donne les mêmes colorations que l’acide nitrique, mais les produits qui se forment sont bromés. On connaît la bilirubine tribromée (. Maly ).

Au contraire, lorsqu on traite la bilirubine en solution alcaline par de l’amalgame de sodium, il se produit de V hydrobilirubine C32H10Az407. substance rouge sur laquelle nous reviendrons tout h l’heure (*).

BILIVERDINE

C32II3GAz408

Elle existe dans la bile des omnivores en petite proportion, et d’une façon a peu pies exclusive dans celle des herbivores et des animaux à sang froid. On l’a signalée aussi dans les calculs biliaires, dans le contenu de 1 intestin, sur le bord du placenta du chien, dans le test de quelques mollusques, les coquilles d’œufs d’oiseaux, etc.

Ou 1 obtient aisément en laissant exposée à l’air ,sur une large surface la solution sodique de bilirubine, ou bien en oxydant la même solution Par du bioxyde de plomb (Maly). La biliverdine plombique qui se forme est sépaiée par 1 acide acétique puis décomposée par l’alcool aiguisé d'acide sulfurique : on filtre et on précipite enfin la biliverdine par beau.

C’est un corps vert noirâtre ; insoluble dans l’eau, l’éther, le chlorolOime, la benzine. Sa solution alcoolique est d’un vert pâle à fluorescence îouge, sans bandes d absorption spectrales. Les acides la dissolvent en vert : elle est soluble aussi, dans les alcalis. L’acide nitrique nitreux la fait passer par toutes les phases de la réaction de Gmelin.

Les îéducteurs la transforment en une matière colorante brune (hydrobilirubine (?) mais ils ne régénèrent pas la bilirubine.

La biliverdine en solution légèrement ammoniacale est transformée )ar l’oxyde d’argent humide, en une matière pourpre soluble dans ’alcool, la bilipurpine (2).

(*) On trouve quelquefois clans les vieux foyers hémorrhagiques, clans les kystes etc une ubstance qui cristallise sous Ibrmo de prismes orangés, durs, „ree des angles le 118" et 0"»

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n U i f'PTr CS fnerales- Voil> aussi sur Y hémaloidine, ce Volume, p. 597 ( ; Mihailofl a publ.6 c,u en traitant l’acide glycocholique par l’acide sulfurique concentre en

LA HILE.

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