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RECHERCHE ET ANALYSE DE LA BILE

Recherche qualitative. — Si l’on veut simplement démontrer l’existence de la bile, ou plutôt des acides biliaires, dans un liquide tel que l’urine ou le sang, on pourra recourir à la réaction cle Pettenkoffer (voir p. 572). On évapore la liqueur soupçonnée contenir de la bile; on reprend le résidu sec par de l’alcool; on délaye l’extrait alcoolique desséché dans quelques gouttes d’eau et l’on ajoute un petit excès de sucre en poudre, puis goutte à goutte et en refroidissant de l’acide sulfurique concentré jusqu’à ce que la dissolution, qui se trouble, redevienne limpide. La liqueur passe à l’orange, au carmin, puis au plus beau pourpre. Elle finit par jaunir lentement. L’eau en excès et la chaleur à 60°

empêchent cette réaction.

Le procédé de Gmelin est propre à révéler les pigments biliaires. Il suffît d’ajouter aux liqueurs aqueuses soupçonnées les contenir, ou mieux, au produit de l’évaporation de cette liqueur acidulée épuisé par du chloroforme chaud que l’on évapore ensuite, un peu d acide nitrique chargé de vapeurs nitreuses. Dans ces conditions on voit successivement apparaître les teintes verte, bleue, violette, rouge et jaune qui caractérisent la biliverdine et ses dérivés d’oxydation successifs.

Analyse quantitative de la hile et des calculs biliaires. Le pi O

cédé suivant est rapide et assez exact. Il est dû à G. Ilüfner. On additionne la bile de son volume d’alcool à 85° centés. Les mucus, 1 albumine, les épithéliums, quelques sels minéraux se séparent. On filtre, on distille l’alcool dan s* le vide, on reprend le résidu par son volume d éther et l’on ajoute à la liqueur, en acide chlorhydrique, 5 pour 100 du volume de bile primitif. L’acide glycocholiquc impur se précipite bientôt : l’éther contient surtout les matières colorantes, les graisses et la

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