RECHERCHE ET DOSAGE DE L’ACIDE URIQUE
Recherche. — On a déjà donné (t. III, p. 205) diverses méthodes pour isoler et reconnaître cet acide. Lorsqu’il est très étendu ou mélangé à des matières diverses, à la glycose, par exemple, dans les mines diabétiques, on peut le séparer de la façon suivante : après neutralisation, on précipite la liqueur par de l’acétate basique de plomb, 011 M 1 on ajoute au filtratum de l’acétate de mercure qui entraîne tout 1 acide urique. Après 24 heures on lave ce précipité modérément, on le met à bouillir avec un lait de chaux clair, on filtre, et on additionne la liqueur de T/l 0e de son volume cl acide chlorhydrique. Au bout de 24 heures 1 acide urique, presque totalement précipité, cristallise sur les parois du vase.
Dosage. — A 200 centimètres cubes d’urine filtrée, l’on ajoute 10 centilitres cubes d acide chlorhydrique ordinaire. Au bout de 48 heures on jette le précipité formé sur un filtre taré sec, on rince le vase avec la liqueur qui liltre et on lave modérément avec 40 à 50 centimètres cubes d eau : on mesure et note le volume de cette liqueur totale. D’autre part, on pèse le filtre séché à 110° qui a reçu l’acide urique, et au poids d’acide ainsi déterminé l’on ajoute 0gr, 000045 autant de fois qu il y a de centimètres cubes de liqueur filtrée (urine et liqueur de lavage comprise). Cette correction a pour but de tenir compte de l’acide urique resté en dissolution dans la liqueur acide (Schivanert) .
L. Salkowski emploie le procédé suivant : on mélange 250 centi-
0) Théoriquement !
m cent PIljl ,, . &ramme d’urée devrait donner, à ü“ et 760 millimètres, le volume de
A/ 1 cent. cub. 1 azote sec ; en réalité on n obtient que 552 à 364 cent. cub.
( ) voir pour le dosage de petites quantités durée, Com.pl. rend. XCVII1. '1513.
mètres cubes d’urine à une solution ammoniacale de magnésie (1 partie de sulfate de magnésie en cristaux, 2 parties de sel ammoniac, 4 parties d’ammoniaque et 8 d’eau) , on filtre aussitôt et l’on mesure 240 centimètres cubes de la liqueur qui correspondent à 200 centimètres cubes d’urine primitive; on les précipite immédiatement par une solution de nitrate d’argent à 5 pour 100 environ. Il se fait des flocons gélatineux qui se rassemblent bientôt. Quand le nitrate d’argent est en excès, on filtre sur de bon papier, on lave à l’eau, puis, filtre et précipité sont placés dans un ballon avec 200 centimètres d’eau et traités par un courant de H2S en agitant de temps à autre; à la tin on ajoute quelques gouttes d’acide chlorhydrique; on porte à l’ébullition, on lave rapidement et à fond, et l’on évapore à quelques centimètres cubes. Après 24 heures, on jette sur un filtre l’acide urique qui s’est précipité. On fait, comme ci-dessus, la correction relative à la partie d’acide urique restée dans les eaux de lavage.
Si les urines étaient sucrées, il faudrait précipiter d’abord 1 acide urique, comme il a été dit, par l’acétate de mercure et après décomposition de ce précipité par la chaux, suivre la méthode qu on vient d’exposer, en appliquant la correction pour l’acide resté dissous.
Si les urines sont albumineuses, Esbach recommande de les acidifier de 2 pour 100 d’acide acétique cristallisable, de filtrer s’il le faut et de les laisser dans un endroit frais. Après 5 jours, on jette sur un filtre, on lave avec un peu d’eau et d’alcool et on sèche à 110°. Cent centimètres cubes d’urine retiennent dans ce cas 0°',005 d acide urique; la correction doit être basée sur ce chiffre.
On a dernièrement donné un procédé de dosage volumétrique de l’acide urique. Les urines sont évaporées a sec au bain-marie, le résidu est lavé à l’alcool pour enlever l’urée et la créatinine, puis délayé dans l’eau alcalisée. Dans cette liqueur, on dose l’azote par 1 hypobromite à chaud comme dans la méthode de Salkowsky pour 1 urée. 240 centimètres cubes d’azote calculé sec à 0" et sous la pression 700 millimètres correspondent à 1 gramme d acide urique.