DOSAGE DE LA POTASSE, DE LA SOUDE ET DE L’AMMONIAQUE
On ajoute à l’urine à chaud, et tant qu’elle précipite, un mélange d’eau de baryte et de chlorure de baryum. La plus grande partie des sels de chaux est ainsi séparée, tandis que les sulfates et phosphates passent à l’état de chlorures. On filtre, on évapore à sec, on calcine le résidu avec un peu de nitrate d’ammoniaque pur, on reprend les cendres par l’eau très légèrement chlorhydrique et on en précipite l’excès de baryte par un mélange de carbonate ammonique et d’ammoniaque. On sépare ce précipité, et l’on évapore à sec la liqueur. En la reprenant encore une fois par l’eau, évaporant et fondant le résidu dans une capsule de platine couverte, on a le poids du mélange des chlorures de potassium et de sodium. On y dose séparément la potasse et la soude par les moyens ordinaires : précipitation du chlorure de potassium à l’état de chloroplatinate; dosage à l’état de perchlorate de K, etc.
Pour le dosage de V ammoniaque , on place dans une capsule un peu large 20 centimètres cubes d’urine filtrée (et privée s’il le faut d albumine par coagulation). Cette capsule est elle-même posée sur un triangle qui repose sur un vase de verre où l’on a versé 10 centimètres cubes d’acide sulfurique décime (4gr,9 au litre). La capsule à urine et le vase à acide sont eux-mêmes soutenus par un support en verre dans un large cristallisoir rempli au quart de mercure. Le tout peut être coiffé par une large cloche de cristal à grosse tubulure supérieure qui porte un bon bouchon de caoutchouc à deux trous par lesquels passent : lu un
tube coudé à robinet R ; 2° un tube vertical relié à un entonnoir par un tube de caoutchouc que peut obturer une pince P. On ferme cette pince, on verse dans l’entonnoir 25 centimètres cubes d’un lait de chaux clair, on aspire par le tube latéral à robinet R, de façon à soulever dans la cloche 3 à 4 centimètres de mercure et 1 on ouvre peu à peu la pince P qui permet à la majeure partie du lait de chaux de s’écouler dans la capsule à urine placée immédiatement au-dessous dans la cloche. L’ammoniaque des sels ammoniacaux ainsi mise en liberté se dégage lentement et va saturer l’acide sulfurique placé dans le vase au-dessous. Au bout de 5 à 4 jours, on retitre cet acide avec une liqueur décime de soude en se servant de phtaléine comme témoin. La quantité d’acide sulfurique qui a été saturée indique la proportion équivalente d’ammoniaque qui correspond aux sels ammoniacaux de 1 urine.
Ticly et Voodmann [Proc. roy. Soc. XX. 562), dosent 1 ammoniaque en étendant l’urine d’eau jusqu’à presque disparition de sa couleui,