ORIGINE ET TRANSFORMATIONS DES CRÉATINES ET CORPS ANALOGUES
dratalions et d’oxydations successives, l’acide urique s’élimine cà l’état d urée, d acides oxalique, carbonique et eau; ou peut même rencontrer dans certaines cellules les produils intermédiaires de cette décomposition : 1 alloxane, 1 allantoïne, l’acide oxalurique, etc.
D’après les recherches de Kossel et les miennes, les produits de la série xanthique (xanthine, sarcine, guanine, adénine et analogues) se trouvent dans presque tous les tissus, dans presque tous les liquides, dans toutes les glandes, ainsi que dans beaucoup de cellules végétales, mais toujours en très minime proportion. Ces matières constitueraient, d après Kossel, des produits de désassimilation non pas des albuminoïdes pi oprement dits, mais des nucléines. Dans tous les cas, leurs dérivés par dédoublement et oxydation sont les mêmes que ceux de la suie inique . urée, acides oxalurique, mésoxalique, oxalique, acide cai boni que et eau. Des travaux récents d’Morbaczewski viennent de confirmer ce point de vue. 11 admet que l’acide urique doit principalement son origine à la nucléine des globules blancs. Cette nucléine soumise à un commencement de putréfaction avec l’eau donne une substance qu il n a pas isolée, mais qui par l’ébullition produit de la xantlnne, ou qui par oxydation avant ébullition fournit de l’acide urique ( Monals . f. Chem., 1891).
(C) Créatmcs et autres Icucomaïncs. — La Créât i lie C4ll9Az30J Sü rencontre dans les muscles, et l 'on peut s’expliquer sa formation en partant de la synthèse de cette substance par Volhardt au moven de la cyanamide et de la sarcosine ou méthylglycocolle :
Az=C- Azll- + AzH (CH3) — CH1 2 — CO-H = AzIl = C
Cyanamide. Sarcosine.
/ Azll2
N Az(CH3) - CH2 - C02H Créatine.
1 on doit îemarquer , en effet, que la cyanamide est un anhydride de
l’urée :
Az-CiO
Urée.
-AzH2 = H20 + AzhC-AzII2.
Cyanamide.
De même la guanidine, produit de dédoublement de la guanine, peut s’unir à la sarcosine pour donner de la créatinine, d’après Horbaczewski, et cette guanidine revient à son tour à l’union d’une molécule d’ammoniaque à une molécule d’urée avec élimination d’eau :
C0 ' Azll* + Azl15 Urce.
H-0 + AzH -G
Azll2
N Azll2 Guanidine.
L’on comprend donc par quels mécanismes la créatine peut dériver de urée elle-même ou des corps aptes, comme les sels ammoniacaux, à la
m MÉCANISMES DE LA NUTRITION GÉNÉRALE.
produire à l’état naissant. En passant à travers les reins, elle se transforme, en se déshydratant, en créatinine qu’on retrouve dans les urines.
L’élimination de ces divers corps paraît pouvoir se faire à l’état d’urée et par conséquent aussi d’acides glycolique, acétique et carbonique en partie unis a 1 ammoniaque.
Les autres amines produites dans 1 économie accompagnent les coips xanthiques et la créatine, en particulier dans les muscles. Leur constitution et leurs modes de dérivation les en rapprochent complètement. Ils semblent provenir indirectement des albuminoïdes par l’union des composés cyanés, ou de l’urée, au glycocolle et à d’autres acides amidés
beaucoup plus complexes.
Quant aux bases qui, telles que la spermine ^ Azli, répondent à
une constitution relativement simple, elles peuvent naître directement de la dislocation de la molécule albuminoïde où nous avons montre qu’il existe des chaînons tels que CH*-Azll-CÜ*-AzH-Cll'... ; ou bien, comme la névrine et la choline , provenir du dédoublement de corps plus complexes, la lécithine par exemple. Toutes ces bases se produisent dans nos tissus, à l’abri de tout germe de putréfaction et durant la vie normale, en particulier dans les. cellules qui vivent anaérobiquement ; mais elles disparaissent incessamment grâce à leur grande oxydabihte. On les retrouve en plus grande proportion dans les urines lorsque diminue l’énergie des phénomènes généraux d’oxydation et s’accentuent ceux de réduction, par exemple dans les maladies pyrétiques, la lievre typhoïde, la phtisie, les maladies cérébrales, etc.
* (d) Acides amidés. - La leucine, la butalamine, le glycocolle peuvent provenir directement de la dislocation des groupes fondamentaux que nous avons vus entrer dans la constitution de 1 albumine <p. l-o)-
v, m rn a /CO-OIls-ClP-AzlI- , „)1H)
✓ Az - CO - GU - Az s co C5HG CHi -Aztl- + "
CO-Az' 0U.C0-C5ll10-AzD-
CO - Az ^ 011 . CO - C4I18 - Azll2
Ainsi se forme aussi, sans doute grâce aux groupements =Az-CO-Ai=et| =Az-CO-CO-Az= une partie de l’urée, de l’acide oxalique et de am.n Iliaque éliminés par les urines aussi bien que le groupe cyamque L ■ nui nait dans l'organisme et contribue à la production de uni. J au glycocolle, il dérive des chaînons -CO-CU’-AzlI- plus simp analogues, qu’on trouve dans d’autres corps albuminoïdes . a gG a ’
kératine, etc., par exemple. ,nisme,
Le glycocolle ne se retrouvant pas a 1 état normal dans g