S EU
Ceux qui ont une même base se désignent par les mot* de Prot oxid**,
Ueutoxide . Triloxide , Peroiiae , suivant qu'il» Sont au t»r, au a*ne , au 3w , au 4n“ degré d’oxigéiuitmn.
Leurs noms commencent par la première ou le» deux premières syllabes de la base.
S'il n’y en a qu'un seul, la terminaison est en ique.
S'il de u» I !' Plul «“
* (le moins oxigéne tu. en eux.
S'il y en a plu» de «leux , leurs noms sont précédés du mot hjpo , et la terminaison est en ique ou en eux , suivant que l'acide est moins oxigéné que le premier ou les deux premier».
Des Oxides. — Il n’y en a qu'un seul , l'Ammoniaque.
Des décides. —.Leurs nom» commencent par hjrdrot et sont terminé»' en ique.
Leur» noms sont composés de U première ou de» deux première» syllabe» de l’acide , el sont terminés :
F.n ait lorsque l’acide eu terminé en ique.
Eu ite lorsque l’acide est terminé en eux.
Avec excès d'acide ils sont précédés par le mot sur.
Avec excès de base il» sont précédés par le mut sons.
San» excès ni de base ni d’acide , le nom de l’oxide est précédé du mot neutre.
INTRODUCTION
xut
4° Division du Cours.
Les corps simples , dont nous venons de donner la classification méthodique , en se combinant entre eux , donnent naissance à tous les corps qui existent. Les corps bruts paraissent ne devoir leurs propriétés qu’à la nature et à la proportion des élémens qui les constituent. Les causes qui ont assisté à leur formation pouvant presque toujours sc reproduire , ces corps peuvent être décomposés et reformés de toutes pièces. Au contraire , les substances qui naissent pendant 1 acte de la végétation et de la vie , presque toujours formées des mêmes élémens , paraissent devoir leurs propriétés , du moins en partie , à la disposition de leurs élémens. Aussi , nous pouvons bien quelquefois transformer quelques-unes de ces substances, les unes dans les autres ; mais jusqu'ici il nous a été impossible d'en reformer aucune , parce qu’il n’est pas en notre pouvoir de reproduire artificiellement les circonstances et les forces qui se développent dans les êtres organisés. Ce caractère , si fortement tranché entre les corps qui sc forment par les seules forces auxquelles toute la matière est soumise , et ceux qui naissent dans le sein des êtres organisés, nous conduit à diviser la chimie en deux grandes parties. Dans la première , nous réunirons tous les corps bruts ou inorganiques ; dans la seconde , tous ceux qui appartiennent au règne organique.
A ces deux grandes divisions de la Chimie , nous ajouterons l’Analyse Chimique et des considérations générales sur les Forces qui produisent les combinaisons chimiques.
Pour diviser, dune manière méthodique, la première partie, il faut commencer par classer tous les corps simples connus. Cette classification présente de très-grandes difficultés : les propriétés in-
XIV INTRODUCTION
dividuelles des corps simples sont si multipliées qu’on est fort embarrassé du choix des caractères distinctifs. Depuis longtemps on les a distingués en corps simples non métalliques et en métaux. Cette division ,, qui , au premier abord , parait spécieuse , est cependant mal caractérisée ; 1 état métallique n est point une propriété exclusive des métaux ; 1 iode le possède à un très - haut degré , et le carbone le présente quelquefois. Il en est de même de la pesanteur spécifique. Depuis la découverte de plusieurs métaux plus légers que I eau , une grande pesanteur spécifique n'est plus le caractère distinctif des métaux.
Tous propagent le fluide électrique avec une grande facilité ; mais cette propriété ne leur est pas exclusive , puisque le carbone en jouit aussi. Il ne leur reste donc , pour propriété caractéristique , que de bien propager la chaleur.
Cependant , quoique cette division soit mal caractérisée , nous la conserverons, parce qu elle est généralement admise (i).
Nous diviserons les corps simples non métalliques en 4 ordres. Dans le premier , nous renfermerons les élémens gazeux ; dans le second , ceux qui sont fusibles et volatils ; dans le troisième * ceux qui sont fixes , et , enfin , dans le quatrième , les bases inconnues des acides fluorique et siliciquc.
Nous avons été déterminé à classer ainsi les corps simples non métalliques par la nécessité d’examiner de suite l'eau et 1 air atmosphérique , attendu qu’ils jouent un si grand rôle dans tous les phénomènes chimiques , qu il est indispensable de les examiner de suite.
(i) La classification qui a été imaginée par M. Ampère , et qui est développée dans les Annales de Physique et de Chimie ( tom, i et a ), est beaucoup plus méthodique : nous l'aurions suivie , si nous n'avions été retenu par les inconvéuiens que présente l'introduction de plusieurs termes nouveaux , qui ne soûl pas encore généralement adoptés.
INTRODUCTION
Quand aux métaux, nous les avons ranges en 7 ordres, suivant le degré de leur affinité pour l’oxigcnc.
Dans le premier se trouvent les métaux irréductibles , c'està-dire , ceux dont l’existence n’est admise que par analogie , qui n'existent jamais qu’à l’état d’oxide , et dont l’oxigène n’a jamais pu être séparé : ces substances étaient autrefois désignées sous le nom de Terres ;
Dans le second , les métaux oxidablcs à l air , irréductibles par la chaleur et décomposant l’eau à la température ordinaire ;
Dans le troisième , ceux qui sont oxidablcs à 1 air , irréductibles par la chaleur et qui décomposent l’eau à la chaleur rouge seulement ;
Dans le quatrième , ceux qui sont oxidablcs et irréductibles , qui ne décomposent pas l’eau et qui sont acidiliables ;
Dans le cinquième , ceux qui sont oxidablcs , irréductibles par la chaleur , qui ne décomposent point l’eau et qui ne sont point acidiliables ;
Dans le sixième , les métaux oxidables et réductibles par la chaleur ;
Enfin , dans le septième , les métaux non-oxidables à l’air et réductibles par la chaleur.
Nous joignons ici le tableau méthodique de la division des corps simples.
INTRODUCTION