MU
Nous devons cependant ajouter que le inétal combiné avec l’or n'est pas toujours uniquement du enivre ; il y a souvent de l’argent , mais la quantité en est si petite qu’on n’y a jamais egard.
Alliages d'Or.
De tous les alliages d’or qui sont importans , il ne nous reste à examiner que celui de platine.
461. Alliage d'Or et de Platine. L’or et le platine peuvent s’allier en toute proportion , à une température trcs-élevée. Cet alliage est trèsductile et plus fusible que le platine ; il est blanc lorsque l’or y entre pour les , et à plus forte raison lorsqu’il n en forme qu'une plus petite fraction.
Alliages de Fer.
462. Nous avons déjà examiné plusieurs alliages de fer ; il ne nous reste , pour compléter ce que nous avons dit, qu'à ajouter, i* que le fer sc combine avec le platine à une haute température et forme un alliage plus fusible que le platine (1) ; 2* que le fer et le cuivre peuvent sc combiner par l’intermédiaire de l’étain ; 3° que le fer ne peut s’unir avec l’argent qu'autant qu’il est à l’état d’acier. Quant aux alliages de l’acier, voyez ( 426 ).
Alliages Multiples.
Parmi les alliages multiples^ il n'en est que deux qui soient employés.
463. Alliage de 2 parties de Mercure , de 1 partie de Zinc et de 1 partie (f Étain. Cet alliage est très - fragile , fusible , décomposablc par la chaleur , facilement oxidable ; on l’obtient directement ; réduit en poudre et mêle avec de la graisse , on l’emploie pour frotter les coussins des machines électriques.
464. Alliage de 8 parties de Bismuth , de 5 parties de Plomb et de 3 parties d'Elain. Cet alliage , qui porte le nom de M. Darcct qui l’a découvert , est gris de plomb , fusible à 90* , peu oxidable dans l’air humide à la température ordinaire ; on l’emploie pour clicher les médailles.
(1) On voit , d'après cela , qu'il faut avoir le plus grand soin de ne pas mettre le fer en contact avec les creusets de platine dans les fourneaux où la température est très-élcvce.
Combinaisons de f Hydrogène arec les Métaux.
L’hydrogène ne u combine qu'avec «roi* métaux : le Potauiun , l’Arsenic ri tr Tellure.
COMBINAISONS
DE L*HTEiR0r,É5E
! Corps solide, irris, terne; décompoié jpar U chaleur, l'rau ; combustible dans l’air. S'oblirni directement. $ao» usage. Ufcouicrt par MM. Gay-Luuac et Thénard.
{Gaz incolore ; combustible spontanément dans l'air , perd cette propriété en déposant une portion dentelai. S'obtient en traitant la potasse par le fer k une très-haute température. Sans usage. Découvert par Sememitti.
COMBINAISONS
COMBINAISONS
{Gaz incolore ; combustible spontanément dans l'air , perd cette propriété en déposant une portion de métal. S'obtient en traitant la potasse par le fer à une trfs-baute température. Sans usage. Découvert par Sememitti.
{Solide, brun rouge, indécomposable par la chaleur rouge, combustible dans l’air. S’obtient, t» en décomposant l'rau par la pile et menant on fragment (l'arsenic au pAIr négatif; »# en décomposant l'eau par un alliage de potassium et d'arsenic; 3° en conservant sur l’eau le gaz hydrogène arsentqué ; rn faisant passer du chlore dans ce dernier gaz. Il est sans usage. Il a été découvert par MM. Gay- Lussac et The riard.
// j - / Gaz^ incolore . odeur fétide. P. S. o.üxg. Poison violent ; se
rirnSur » liquéfie à î* : combustible dans l’air. S’obtient en traitant
<*ue' ( un alliage d'é-lain et d’arsenic par l’acide hydro-chlorique.
fvdmrt ( solide , brun , peu connu. S'obtient en décomposant
i I eau par la pile et mettant un fragment de tellure à lcllurt. ( ]' extrémité du f.t néaatif.
Hydrurt d Àrunk.
Gai llydrog A neniqur.
Hydrurt tir ! Tellure .
Gaz Hydrogène l'citurr.
l'extrémité du fil négatif.
Gar. incolore «odeur fétide, soluble dans l’eau , combustible dans l'air. S'obtient en traitant successivement par l’eau et l’acide hydro-chlorique un alliacé de potassium et de lellurr. II se romhinr avec les alcalis. Ce gaz est sam usage. Il a été découvert par M. Da»y.
Combinaisons de l'Hydrogène et de l’Ammoniaque avec les Métaux.
Corps solide , aspect métallique , densité au-dessous de 3 ; décent notable spontanément dan* l'air. S’obtient en faisant plonger le fil négatif d’une pile dans une capsule d'hydro-cblnrate d’arnmoniaqui* Immide pleine de mercure ; le volume du mercure augmente dans le rapport drSb i. Découvert par M.Séebcck.
Ce corps jouit des mêmes propriété* physique* que le précédent , seulement il ne se décompose pas instantanément ; mais il est facilement décomposé par tous les corps qui peuvent oxider le potassium. On l'obtient en mettant un alliage de potassium et de mercure en contact avec de l’hydro-cblnrate d'ammoniaque sec ou Immide , nu avec une dissolution concentrée d’ammuiiiaque. Découvert par M. Davy.
AM MUNI ACAl
Combinaisons de F Azote avec les Métaux.
I L'uolr nt M combine directement avec aucun 101*1*1, nuii le potassium et le sodium se combinent j *«cr lui par l’incri èé> 4c l'amnioniaqur.
( Lorsqu» l'on fait cluuitu’r ccs métaux iUu» du gae ammoniac sec, il' se dégage une 'quantité d'hydrogéw égale k celle qui* le métal mettrait eu liberté en décomposant l’eau, et il >e forme un «suture j ammoniacal. Soumis a l’action d'une température plus élevée, l'ammoniaque se dégage et un obtient un asoture simple; il décompose lYau , les acides, en général tous les corps qui sont attaqués par le potassium , et il te forme de la potasse et de l'ammoniaque. Ces corps sont uns usages.
Combinations du Chlore avec les Métaux,
! L’bistoir# de* chlorure* ne peut être séparée de celle de* hydro-chlorate»; par conséquent, »1 ne sera 1 question des prtmiei » que dan» l'histoire de* sels.
Combinaisons du Phosphore avec les Métaux,
|1 parait que chaque métal donne autant de phnsphures que de chlorures , de sulfure* 00 d'oside».
P. P Tous le* phosphurr* sont solides, inodores , cassant ; h plupart ont l'éclat métallique, quelques-
uns sont décomposé» par La chaleur, ce sont principalement ceux de* drrnirrt ordre*,
E. N. rt P. Aucun phosphore nVtiilr dans b nature. On le* obtient , i« en proirlant le phmnhore par fragmrtu sur le métal en fusion ; a*» ro faisant chauffer rmtroble le métal cl If ptuuphore; 3» en faisant passer du phosphore en vapeurs sur le métal incandescent; 4° faisant chauffer son» Peau un oxide et du phosphore ; 5» en soiiiueltant à une température très-élevée un «n/lange «l'aride phosphorique , de métal et de charbon ; 6<> en décomposant on phosphate neutre par le charbon ü une très-haute température ; 70 en faisant passer un murant d'hydrogène phosphore’ a tracer* une dissolution métallique. Le» trois dernier» procédé* dorment des phosphore» constant dan* leur composition.
P. C Les phosphore» sont peu altérables dans l’air à la température ordinaire ; nuis i une tem-
pérature plu* ou moins élevée , le phosphore se tranjlormc toujours en acide plnssphnrique: si la métal est nxidablc, il Se forme nn phosphate , qui peut se. décomposer a une trm-
r’ rature phi* élrvée ; si le métal ne *'oxid<- pas , l’acide phosphorique se volatilise toujours une teuiuéralure suffisamment élevée. Le* phosphures du a* ordre décomposent l’eau à la trnip«* rature ordinaire.
I Q D’après M- Dulong, dan» le* phosphore* la proportion des deux élémens etf la même que
dans le» phosphates neutres. Le* quantité» de nliuspbore et de métal sont dan* le rapport de* quantités d’oxigéne et de métal dan» l'oxide correspondant multiplié par 1,81.
• U Les phuspbure» sont sans usages.
Combinaisons du Soufre avec les 'Métaux.
j P. P Les sulfures sont solides, rassan* , quelques-uns ont l’éclat métallique. Ceux d'arsenic et de
mrreure sont vobiiLs, 1rs autre» sont décomposoble» ou fusible» à une température plus ou moins élevée.
E. N On trouve treiac sulfures dan» b nature, savoir : les sulfures de fer, de aine , de manganèse ,
d’étain , d’arsenic , de molybdène , «l’antimoine , de bismuth , de cuivre , de pluinb , de mercure , d'argent et de nickel.
P On prépare les sulfures , in en lurttant le soufre et le métal en contact k une température
suffisamment élevée; s« en faisant chauffer un mélange d'oxide et de soufre; 3" en décomposant un sulfate neutre par le charbon; 4* en faisant passer un courant d'hydrogène sulfuré à travers une dissolution saline; js« en versant une dissolut iun d'hydro-sulfalc alcalin dans une dissolution métallique ; les trois derniers procédés donnent de* sulfures constant dans leur composition.
P. C. .... La plupart de» oersulfures et plusieurs proto-sulfure* des métaux du dernier ordre sont décomposés par la chaleur seule. A b température ordinaire, dan* l'air humide, plusieurs sulfures sont décomposés; les sulfure» alcalin» décomposent l'eau et se transforment en hydro-sulfates, et ensuite en sulfites et en sulfate»; les autres ne décomposent point l’eau, et passent de suite k l’état de sulfite» ou de sulfates. Par b chaleur, tous les sulture» absorbent Votif éne; pour ceux des deux derniers ordres , le soufre se dégage à l’état d'acide sulfureux , et le métal reste libre; pour tous Ica autre», le métal s'oxide, et il se forme un sulfate qui se
décompose à une température (ufîtunimcnl , eiccptr crut dr nujtnôiuin cl du
a* ordre. Avec J« autre* corps , le* sulfure» « cocu portent à peu près comme si le »uufrr e« le métal étaient séparé*.
. . Chaque métal forme autant de sulfure» que d’oxidu; dan* le» sulfure* , la quantité de soufre r»t drut foi* plus grande que l.i quantité d‘oxir« i.i- dans l'oxide correspondant.
. , On n’emploie dans les art» que le» sulfures de fer, d’arsenic, d*an(iniotnr, de cuivre, de plotub , de mercure et d'argent.
Le tint ne forme qu’un «ntl sulfure ( blende 1. Il est composé de 66,70 de tinc et de .U,a8 de soufre. Il e»t solide, terne ; sa couleur varie du jaune au brun-noir ; moins fusibje que le aine. Il est combustible dans l’air. Il caiste dans la nature. On l'exploite pour en extraire le sine.
SULFURE DE Kl MC.
SULFURE