NOMS DES
Sout'ifb de protoxide de fer en gel Je
Sel* neutres de protoxtdc de fer ... . j
| en gelde
Sets de deutoxide de fer.
Ma ncs -verdi très.
Verl»-t: méraude.
Mancs-verditres.
Verts.
Jauncs-rougritres.
Roui.
Vertx-pre.
Jiunes- % crilitrcs.
Jaunes.
Roses-violet*.
Bleus-violets.
Sels de tritoxidc de manganèse..,.
Sels de chrême ..................
Sels de deutoxide de cdrînnt'
j Sels neutres ou acides de cobalt . . . S Sous-sels de cobalt
IUrus-serditres.
Verts.
lilancs- verdâtre».
Jaunes.
Jaunes.
Rom*.
ttoses.
Jaune».
Jaunes-oranges.
VerdiJrcs.
Rouge* ou bleus.
Blaiits'jannitres , jaunes , rouges.
Sel, nickel. , . j “ •
Sous-scls de deutoxide de mercure SeJs neutres ou acide» de palladium Sels neutres ou acides de rhodium.
Sels de protoxidc de platine.......
1 Sel* d’iridium
664. Odeur. On ne connaît que deux sels odorans , qui sont : le souscarbonate d’ammoniaque cl le sous-fluoboratc d’ammoniaque.
GG5. Saveur. Tous les sels insolubles sont sans saveur ; parmi ceux qui sont solubles , il n’en est qu'un seul dont la saveur soit agréable et recherchée par les animaux , c’est le sel marin ; tous les autres ont une saveur tantôt douceâtre, amère, styptique , astringente, et la plupart excitent fortement la salivation.
666. Action tic la chaleur. Lorsque les sels sont soumis à l’action de la chaleur, il en est qui n’éprouvent aucune altération chimique ; parmi ceux-là quelques-uns sont fusibles à une température plus ou moins élevée , et quelquefois se volatilisent ; d’autres éprouvent d’abord une fusion dans l’eau qu’ils renferment : tous ceux qui sont dans ce ras se dessèchent bientôt , redeviennent solides , et à une température plus élevée éprouvent une nouvelle fusion ou se décomposent. Ces deux espèces de fusion sc désignent sous les noms de Fusion Aqueuse et de Fusion Ignée. Un grand nombre de sels se décomposent par la chaleur après ou sans avoir éprouvé la fusion aqueuse. Enfin , il en est qui , soumis brusquement à l’action de la chaleur , donnent naissance à un phénomène particulier , connu sous le nom de Decréjntatian. Ce phénomène a lieu toutes les fois qu’un sel renferme de l’eau interposée ou de l’eau de cristallisation en trop petite quantité pour dissoudre le sel ; l’eau sc réduit en vapeurs , dont l’expansion subite brise les petites masses de sels dans l’intérieur desquelles elles se développent , ct^cs projette au loin , avec un bruit plus ou moins grand. Le sel marin présente ce phénomène d’une manière très-marquée.
667. Action d'un courant galvanique. Tous les sels humides ou en dissolution dans l’eau sont décomposes par un courant galvanique : le métal ou l’oxide se rassemble au pôle négatif, et l’acide ou loxigène au pôle positif. Lorsqu’un sel renferme un oxide du premier ordre , l’oxide n’est jamais décomposé : il en est de même de cctix à base alcaline, lorsqu'ils sont en dissolution dans l’eau; mais lorsqu’ils sont seulement humides, l'oxide est réduit. Pour tous les sels des 5 derniers ordres , humides ou dissous, l’uxide est réduit; l'acide est souvent décomposé , c’est ce qui arrive presque toujours lorsqu’il est hydrogéné ; indépendamment de la décomposition du sel, il y a toujours une certaine quantité d'eau décomposée; l'oxigéne
DE CHIMIE. 3a3
sc rend avec l'acide an pôle positif, et l'hydrogène avec l’osidc ou le métal an p die négatif. Il résulte de là que souvent l'acide absorbe une nouvelle quantité d’uxigene , et que le inétal sc change en hydrure.
Pour mettre une dissolution saline en contact avec un courant galvanique , on introduit cette dissolution dans. un vase de verre, et l’on plonge dans ce vase* deux fils de platine , communiquant chacun avec une des extrémités d’une pile voltaïque ( fig . 82 ). Pour faire passer un courant à travers un sel seulement humide , on humecte légèrement un fragmrnt du sel , et on met ses extrémités en communication avec des fils de platine fixés aux pôles de la pile ( fig. 83 ). Lorsque l’oxide du sel doit être réduit, et que le métal a la propriété de se combiner avec le mercure , on facilite beaucoup la décomposition , en donnant au sel la forme d’une petite capsule que l’on place sur une plaque métallique {.fig- 84). On introduit du mercure dans sa concavité , on plonge dans ce métal le fil négatif, et on fait communiquer l'autre fil avec la plaque sur laquelle repose la petite capsule (fig- 85 ). Lorsque le sel est alcalin et que l’on veut séparer seulement l'acide de. l’oxide, on introduit la dissolution saline dans un tube de verre A (fig. 86), et de l'eau distillée dans un autre B : on fait communiquer les deux dissolutions par un fil d’amianthe , on plonge le fil négatif dans le tube A , et le fil positif dans le tube B; l’acide restera dans le tube B, et l’alcali dans l’autre. Lorsque l’on prend trois tubes A, B, C (fig. 87), le premier et le dernier pleins d’eau distillée , le second plein d’une dissolution d’un sel alcalin , en faisant communiquer
les trois tubes par des fils d’amianthe, ayant soin que le niveau du liquide dans les tubes extrêmes soit un peu au-dessous de celui du tube central ; le liquide des deux tubes extrêmes étant mis en communication par des fils de platine avec les pôles d’une pile , le sel renferme dans le tube B est décompose ; son acide passe dans un des tubes extrêmes , et son oxide dans l'autre. Si la dissolution saline était placée dans le tube A , la disposition de l’appareil restant d’ailleurs la même ,
l’acide ou l’oxide traverserait le second tube, sans y laisser aucune trace ; de sorte
que si ce second tube renfermait une dissolution de sirop de violette, elle ne serait point altérée.
668. Action de la lumière, et du magnétisme. On ne connaît qu’un très- petit nombre de sels décomposaklcs par la lumière, ce sont principalement ceux du dernier ordre. Il n’en est a.ucun qui agisse sur l’aiguille aimante'e.
Propriétés Chimiques.
A. Composition.
669. Composition. ITn grand nombre d’oxides et d’acides peuvent se combiner en trois proportions différentes , de manière à ce que l’acide ou l’oxide soit en excès , ou que ces deux élémens se neutralisent complètement. Nous sommes déjà convenus ( Introduction , pag. 1 1 ) , de designer les sels avec excès d'acide , par le nom de Sur-Sels ; les sels avec excès de base , par le nom de Sous-Sets , et enfin ceux dans lesquels aucun des élémens n’est en excès , par le nom de Sels Neutres.
(170. On reconnaît l’état de saturation des sels alcalins par leur action sur le sirop de violette; ils sont acides lorsqu'ils le rougissent, et avec excès de base lorsqu'ils font tourner sa couleur au vert; enfin, ils sont neutres lorsqu'ils n'altèrent point sa couleur primitive. On ne peut pas constater, par les mêmes procédés, l'état de saturation des autres sels, parce que les autres oxides n'agissant pas sur les couleurs végétales , un sel neutre ou avec excès de base ne pourrait pas se distinguer : mais il y a plus, on ne peut meme, dans un grand nombre de cas, conclure qu’un sel est avec excès d’acide , parce qu'il rougit les couleurs bleues végétales ; en effet , dans plusieurs sels neutres appartenant aux derniers ordres, l’acide n'étant retenu par l’oxide qu'avec une très-petite force, il peut arriver que l’affinité de la matière colorante pour cet acide soit plus grande , alors la couleur passera au rouge. Pour déterminer le degré de saturation des sels qui ne sont pas alcalins , on a recours à une loi trcs-remarquablc de la composition des sels. Cette loi consiste en ce que dans tous les sels qui renferment le même acide au même degré de saturation , la quantité d acide ou d'oxigène de l’acide est à la quantité d’oxigène de l'oxide dans un rapport constant ; par conséquent , connaissant la proportion des élémens des sels alcalins aux différons degrés
de saturation, il sera facile, d'après la composition d’un autre sel, de déterminer s’il est arec excès d’acide, neutre, ou avec excès de hase.
671. La loi que nous venons d'énoncer sur la composition des sels, résulte de la comparaison des analyses de tous les sels connus. Elle est d’une très -haute importance , car on peut en déduire la composition de tous les sels, lorsqu'on connaît celle des oxides, et celle d’un seul sel du même genre , c’est-à-dire , qui renferme le même acide au même état de saturation. Ainsi, par exemple, dans tous les sulfates neutres, la quantité d’oxigène de l'acide étant trois fois plus grande que celle de l’oxide , connaissant la composition de l’acide sulfurique et celle d’un oxide quelconque, il sera très- facile d’en déduire la proportion dans laquelle ces élémens se combinent.
672. De cette loi résulte encore une conséquence très - remarquable. Puisque dans chaque genre de sels , l’acide et l’oxigènc de l'oxide sont dans le même rapport , il s’ensuit que le rapport entre les quantités des différens oxides nécessaires pour saturer une même quantité d’acide, est le même pour tous les acides ; par exemple : si pour saturer une quantité déterminée d’acide sulfurique , il faut cinq fois plus de protoxidc de plomb que de soude , il faudra aussi cinq fois plus d’oxidc de plomb que de soude pour saturer l’acide phosphorique et tous les autres acides ; et réciproquement les quantités d’acides nécessaires pour saturer une même quantité d'oxide sont les mêmes pour tous les oxides. De là on déduit encore une autre conséquence fort importante , c’est que toutes les fois que deox sels se décomposent mutuellement , il se forme deux nouveaux sels au même état de saturation, c’est-à-dire, que si ces deux sels sont neutres , les sels formés sont aussi neutres ; s’ils sont acides , les sels produits sont également acides; s’ils sont à l’état de sous-sels , les sels formés sont encore avec excès de base ; enfin , s'ils sont à différens états de saturation , les nouveaux sels sont encore au même degré de saturation.
B. Action des Corps Simples non métalliques.
673. Action de l'air. Un grand nombre de sels sont surcptihles d'ab-
sorber l'oxigcnc de l'air ; mais cette absorption n’a jamais lieu qu’autant que l’oxide n’est pas au maximum d’oxigénation , ou que l’acide est combustible. Les sels dont les oxides absorbent l’oxigène de l’air sont principalement ceux de fer , d'étain et de cuivre ; ceux dont l’acide absorbe facilement l’oxigcnc de l’air, sont les sulfites, les hypo-sullatcs, les phosphates , les hypo-phosphales et les nitrites. Lorsque l’oxide d’un sel absorbe l’oxigènc de l’air , il se forme un sous-sel, lorsqu'il est neutre, et un sel neutre ou un sous-scl, lorsqu'il est acide; lorsque c’est l'acidc qui s’oxigeno , l’état de saturation change quelquefois. Ces phénomènes ne sont sensibles que sur les sels humides ou en dissolution ; ceux qui sont secs ou insolubles éprouvent rarement des altérations.
674. Action des mitres Corps Simples non métalliques. L’azote est sans action sur les sels. Le chlore agit sur un grand nombre , il s'empare de l’hydrogène des hvdro-sulfates et des hydro-séléniates ; il décompose tous les sels ammoniacaux ; il précipite, en se combinant avec lui, le métal de plusieurs dissolutions salines. Souvent il décompose l'eau de la dissolution saline, se transforme en acide hydro - rhloriquc , et fait passer l'oxide à un degré d'oxigénation plus élevé : c’est ainsi que le chlore agit sur les dissolutions de sels de protoxides de fer , d'étain et de cuivre. L’iode agit de la même manière que le chlore, mais son action ne s’étend pas sur un aussi grand nombre. Quant aux autres corps simples non métalliques , leurs actions dépendent principalement de la nature de l’acide du sel , de l'oxide qui est en contact avec lui ; par conséquent , nous ne pouvons rien dire .de général à leur égard.