O + 2KI + H20 = 2K0H
En plongeant dans ce réactif des bandelettes de papier ordinaire, on obtient ce qu'on appelle le papier amylo-ioduré, avec lequel on peut reconnaître des traces d'ozone; l'intensité de la coloration est, toutes choses égales d'ailleurs, à peu près proportionnelle à la richesse en ozone du gaz étudié, en sorte qu'elle permet d'avoir une mesure approximative de celle-ci. C'est ainsi qu'on peut le doser dans l'air ordinaire,' qui n'en contient jamais que très peu.
L'ozone a pour densité 1,G58; ce nombre correspond à un poids moléculaire égal à 48, ce qui montre bien que la molécule de l'ozone est triatomique.
Par compression et détente, dans l'appareil de Cailletet, on peut voir l'ozone se condenser en un liquide bleu indigo, extrêmement volatil.
L'ozone est dangereux à respirer, il provoque la toux et une violente irritation des muqueuses pulmonaires ; en très petite quantité il peut produire des effets avantageux et il est vraisemblable que la supériorité de l'air des campagnes sur celui des grandes villes tient, au moins en partie, à ce qu'il renferme une plus forte proportion d'ozone.
A l'état concentré l'ozone paraît être un bon antiseptique.