Strettes que l'on peut subdiviser ainsi
— Stretle la plus éloignée par quatre entrées (i, 11, m, iv) disposées comme
l'Exposition principale avec arrêt des autres parties. Épisode court, écrit en stretle également et aboutissant à un repos modulant.
— Strettes de plus en plus rapprochées, sur la réponse, le conlresujet et toutes
les dispositions réalisables, pa.r deux entrées seulement ;i, 11). Épisodes corrélatifs assez courts, alternant avec les entrées de chaque Stretle possible, et traitant surtout la tète du sujet qu'on a réservée à cet effet.
— Strettes canoniques (ou Canons du sujet, de la réponse, etc.), par qu.ilre
entrées d'abord (i, u, m, iv s'il y a lieu, et enchaînées par un court déveoppement à la conclusion.
Pédale de Tonique, assez courte et formant la conclusion de la Fugue.
Lorsque l'élève sera suffisamment assoupli par les entraves un peu scolastiques du jp/cJH ci-contre qu'il devra appliquer de la manière à la fois la plus rigoureuse et la plus musicale possible, on lui demandera la composition de Fugues libres sur des sujets choisis ou élaborés par lui-même, dans le style de l'orgue ou du piano, avec adjonction facultative de Préludes, de Canons, ou de toute autre combinaison traitée exclusivement au point de vue musical et expressif. Nous ne considérons point, en effet, la Fugue comme une étude pédagogique, analogue à celle du Solfège ou de V Harmonie, mais comme une J'arme de composition musicale qui peut et doit être tout aussi artistique qu'un Motet ou une Sonate.
La Suite.