IV. Dév. d'un élém. nouveau modu
lant de /a t) à la D. de LA\>.
v. Th. avec reprise, à la T., gardant le rythme en triolets de la section précédente.
— Coda conclusive.
3» Rondo. Allegro ^, en ut. . . .
Réf. I : Th A à la 7^. Ce thème est formé par la cellule générale :
(A) RF.KHAI.S
Type LL.
Rem. — Cette pièce lente, en forme de grand Lied à cinq sections, n'a d'autre particularité que la relation thématique qui relie plus ou moins nettement les dernières notes de son dessin initial (voir ci-dessus, p. 333) avec la cellule générale de toute l'œuvre.
Type R.
Coupl. I . consistant en un ponl très court suivi d'une véritable seconde idée (B) en trois phrases it', b", b"), au Relatif. A//t> :
(i) Peut-être y a-t-il ici encore un exemple de la tendance précédemment signalée (p. 323) de l'auteur à moduler vers FA, dans les compositions écrites avec trois bémols A la clé, c'cst-à-idre en ut, comme celle-ci, ou en Ml l
Réf. 2 : Th. A, i la T.
Coupl. 2 : Élément nouveau, comme dans tout Rondeau de ce type; ce dessin, plus calme, s'expose en LA t>.
Réf. 3 : Th. A., enchaînant sans transition à la seconde idée.
Coupl. 3 : Sorte de résumé du th. B, à la T., réduit à ses deux premières phrases (b' et b") seulement.
Réf. 4 : Th. A. suivi d'une importante conclusion, dans laquelle se produit (neu/ mesures avant la fin) une sorte de rupture sur la D. dt LAb. A ce moment apparaît un souvenir du thème du refrain, privé de sa note initiale (de la même manière que le thème de l'introduction, à la fin du premier mouvement). Bien qu'il n'y ait aucune indication dans les premières éditions de cette Sonate, il est évident que ces six mesures (rappel du th. A) doivent s'exécuter plus lentement et avec une certaine hésitation, pour mieux préparer l'explosion du trait fulgurant qui termine l'œuvre.
Tout ce finale est éminemment expressif: on ne doit point l'interprétera à la Haydn », comme il arrive trop généralement. W. de Lenz l'a fort bien dit (i) : « Il faut savoir élever ce Rondeau à une expression pathétique. »
Sonate op. 14 n° I. — Dédiée à la baronne von Braun.
— Composée en 1798.
— Éditée en décembre 1799, chez Mollo, à Vienne,
— En trois mouvements (S. M. R.) :
1° Allegro c» en mi.
Type S.
Exp. Th. A., à la T.
— P. par a.
— Th. B. (b , b", b"] en si.
Dév. par th. A.
Réexp. normale avec conclusion.
|i) Op. cit., vui. I, p. 134.
SONATES POUK HIANO 317
i'^ Allegretto ', en w» Type M.
Scherzo -. Th. A et dév. de A.
Trio en UT.
Da capo avec coda spéciale.
3" Rondo. Allegro commodo 0, en j// Type R.
Kef. I : Th. A, à la T.
Coupl. I : P. et th. B., à la D.
Réf. 2 : Th. A.
Coupl. 3 : Élém. nouv. en SOL.
Réf. 3 : Th. A.
Coupl. 3 : P. et th. B., à la T.
Réf. 4 : Th. A et conclusion.
Sonate op. 14 n° 2. — Dédiée à la baronne von Braun (i).
— Composée en 1798. — Éditée en décembre 1799, chez Mollo.
— En trois mouvements (S. L. R.) :
i' Allegro l, en SOL Type S.
Exp. Th. A, à la T.
— Pont mélodique.
— Th. B (b , b', b") en RÉ.
Dév. par a en 50/ et b' en 5/ s.
— marche par a.
— repos par a en w/jj.
— conduit.
Réexp. normale avec conclusion par A.
2" Aiidante C, en UT Type LV.
Th. de lied et quatre variations.
3° Sdm-{o. Allegro assai g, en sol Type R.
Réf. I : Th. A. à la T. Rem. — l-e thème A, malgré le titre
Coupl. I : Période accessoire en ttii. Scherjo, est un thème de Menuet ;
Réf. 2 : Th. A. mais la forme de cette pièce est bien
Coupl. 2 : P. et élém. nouv. en UT. celle du Rondeau.
Réf. 3 : Th. A.
Coupl. 3 : P. vers D. de fa.
Réf. 4 : Th. A, rentrant par FA au ton
principal.
Coupl. 4 : Conclusion mélodique de
A, en SOL.
Réf. 5 : Th. A, avec Cod.i.
Sonate op. 49 n° I. — (Sans dédicace).
— Composée en 1799.
— Editée en janvier i8o5, au Bureau des Arts et de l'Industrie
(1) Ces deux Sonates, op. 14, sont celles à propos desquelles Schiodler explique les idées de Beethoven sur les Jeux principes antagonistes dont nous avons parlé ci-dessus fp. 262) : c das bittende Prinjip und das widerstrebende Prin^ip. >
Cours de compositio.s. — t. 11, 1. aa
3^8 LA «ONATE DE BEETHUVEM
— En deux mouvements (S. R.) :
2° Aiuiante j, en sol Type S.
Exp. Th. A, à la T, enchaîné à B.
— Th. B, très court, en Si b.
Dév. par b.
Réexp. normale.
2* Rondo. Allegro g, en sol ', Type R.
Réf. 1 : Th. A, à la T.
Coupt. I : P. et th. B, en Si b.
Réf. 2. Th. A.
Coupl. 2 : P. et th. B, en SOL.
Réf. 3 : Th. A. et conclusion.
Sonate op. 22. — Dédiée au comte de Browne.
— Composée en i8oo.
— Éditée en 1802, chez Hofmeister, à Leipzig, sous le titre Grande Sonate.
— En quatre mouvements (S. L. M. R.) :
1° Allegro cou brio C, en sii> T3'pe S.
Exp. Th. A (a' et a") à la T.
— Pont par a' .
— 'Y)\.B{b',b",ir)tnFA. Dtv. par a' et coda de fr".
— marche par modulations sombres : de so/ îi /a par SD. Reexp. normale.
2" Adagio COU violl' espressioiie l en Mit) Type SL.'
Exp. Th. A, à la T. Kem. — Seul exemple d'un mouvement
— Pont mélodique. lent (L) ayant tous les éléments du
— Th. B, ensi'b. type S, ;' compris le développement Dév. par a.
Réexp. normale.
3° Menuetto \, en 5/t. Type M.
MENUET : Th. A et dév. de A.
Trio en sol.
Da capo.
^^ Rondo. Allegretto j, en 5/|> 'ype R.
Réf. I : Th. A, à la T.
Coupl. I : Th. B. de S/ t> à F>4.
Réf. 2 : Th. A.
Coupl. a : Th. B, en SI b, et élément nouveau.
Réf. 3 : Th. A, avec variation.
Coupl. 3 : Th. n, en S/t».
Réf. 4 : Th. A (autre variation) et phrase concluante.
lO. — SONATES POUR PIANO. DEUXIKMK MANIÈRE ( I 8o 1 A I 8 I 5).
La deuxième manière {transiiion) apparaît dès l'année 1801 : on sent alors chez Beethoven une sorte d'inquiétude, la préoccupation de faire autrement que ses devanciers et de les surpasser, s'il se peut, par quelques géniales mais incomplètes innovations. Dans ses nouvelles oeuvres, souvent très proches déjà de la perfection, il se garde bien de répudier les anciennes formes établies : il s'efforce au contraire de les adapter à l'état de sa pensée et de ses aspirations, désormais incompatibles avec le vieux « formulaire musical » un peu conventionnel, dont il s'était contenté jusqu'alors.
Dans les op. 26 et 27 n" i, il essaie d'abandonner totalement la pièce de forme Sonate (S) ; mais bientôt il sent que ce point d'appui indispensable ne peut être complètement supprimé de la Sonate sans compromettre son équilibre ; il affecte alors le type S au finale (op. 27 n° 2, op. 3i n» 2, op. 3i n" 3, op. bj et op. 81) et abandonne presque totalement la forme Rondeau (type R) en créant, pour remplacer ce mouvement gai et alerte, un type nouveau grefle sur l'ancienne forme du Menuet : le Scherzo beethovénien. Peu après, repris par sa passion pour la haute architecture, ce n'est plus seulement le Rondeau qu'il proscrit, mais toutes les autres formes adoptées jusqu'alors pour les différents mouvements, et cela au bénéfice exclusif du type S, qu'il laisse régner en maître sur toute la construction ; à cette époque de sa vie, nous rencontrons des œuvres comme les Sonates pour piano, op. 3i n° 3, op. 57 et op. 81 ; pour violon, op. 47; pour violoncelle, op. 69 (sans parler des trois Quatuors à cordes, op. 59), dont presque toutes les pièces (parfois jusqu'à trois sur quatre) sont construites dans la forme Sonate proprement dite (type S).
Les conventions mélodiques et harmoniques ne sont pas moins transgressées par Beethoven, à partir de cette période, que les grandes conventions rythmiques dont Mozart ne s'écarte jamais ; nous voyons des phrases de mode mineur s'assom.brir vers les quintes graves et s'arrêter, comme épuisées, sur cette dominante réelle de leur mode, pour remonter ensuite, en douloureux efforts, vers la tonique d'où elles sont tombées (i) ; nous assistons à des échanges rythmiques entre les idées d'une même pièce (op. 57) et à des innovations dans les rapports entre les tonalités de ces idées (op. 53), toutes dispositions dont on ne trouve nulle trace dans \i première manière.
(1) Voir notamment l'Adagio initial de l'op. 27 n" 2 et la pièce lente symbolisant YAbieiice, dans la Sonate, op. 81 {LebewohI),
Sonate op. 28. — Dédiée à Joseph de Sonnenfels.
— Composée en 1801.
— Éditée en 1801, au Bureau des Arts et de l'Industrie (intitulée Sonate Pastorale dans l'édition Cranz, de Hambourg).
— En quatre mouvements (S. L. M. R.) :
1° Allegro l, en RÉ Type S.
Exp. Th. A (a' et a"); la période a' que nous avons citée ci-dessus (p. 246) n'est qu'une fonction de SD-, dans laquelle apparaît un septième degré" baissé (u/ b1 nullement modulant; \a.\-éniah\s période génératrice est dans l'élément a":
— Pont mélodique préparant la seconde idée et contenant toute la phrase b' , mais en forme modulante.
ib' en LA.
b" répétition de b une tierce plus haut. b" complément.
Dév. tiré tout entier de la période génératrice a" , qui se condense peu à peu en elle-même et finit par s'éliminer complètement. Il convient d'indiquer ici les états successifs de cette période a", véritable modèle d'élimination, aboutissant à la D. de si :
Oi'v. dr a" par .i"-^ deux dfrniéres mesures:
TT ^?r TT' 7 TT
.Mrnu- .l.sSin n'iiuil
rtÉF.xp. normiilc avec conclusion par la période génératrice ij".
2" Andaiite j, en re Type L.