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Andréa QABRIELI (i 5 lo f i 586) et son neveu, Giovanni QABRIELI
(i557 t i6i3), dont on publia en 1671, lôqS et lôgS, nombre de pièces : Chansons f?^ançaises^, Toccate et Sonates pour l'orgue.
Florenzio MASCHERA, qui fit paraître en 1682 des Canioni pour quatre instruments, manifestement dérivés de l'écriture madrigalesque : ils offrent en effet cette singularité de porter, non des titres de danses, mais des dénominations fantaisistes, comme nous en rencontrerons plus tard de très nombreux exemples chez les clavecinistes français.
Ainsi, la Martinenga, la Maggia, la Duranda, la Rosa, VAuerolda,
(i) Saltarello, romauesca et gagliarda se disaient, au xvi« siècle, de la pièce qui faisait généralement corps avec la Pavana.
LES PRECURSEURS
VUggîera, la Girella, la Villachiai\i, la Foresta, empruntent la plupart de leurs noms à ceux de familles notables de la ville de Brescia, où Maschera occupait le poste d'organiste de la cathédrale.
Qiacomo Gastoldi da CARAVAGQIO, qui publia en iSgi des Balletli a cantare^ suonare e ballare^ ornés de titres qui rappellent aussi ceux des pièces de notre Couperin, comme par exemple : il bel amore^ l'amor vittorioso^ la sirena, il martellato, etc.
Floriano CANALI, auteur de nombreuses Canione pour instruments, écrites jusqu'à huit parties, parmi lesquelles la Bal^ana^ suite de deux pièces de rythmes différents, (^ et 3/2.
Salomon ROSSI (iSyo f 1023), rabbin de Mantoue, le seul israélite que Ton rencontre dans l'histoire de la musique au cours des deux premières époques. Outre des Cantiques hébreux et des Madrigaux italiens, il écrivit des Chansons françaises, Sinfonie^ Gagliarde e Ballelti, dont nous donnons ci-après un spécimen.
Balletto (IHOI)
per tre viole
da braccio
«pn
rr
Ritornello
llJJJhJiJ ^j
Contrairement à l'usage de son temps, Rossi désignait volontiers les instruments qui devaient exécuter ses pièces, en ajoutant l'indication (combien pratique !) des autres instruments qui pouvaient indifféremment leur être substitués, par exemple : Sinfonie esprcssamente scrilte per due viole {orrero duo cornetli) e un chittarone (o allro instrumento di corpo).
Un peu plus tard la Danse de cour, provenant de la transcription pour le luth ou les instruments à clavier de pièces vocales en vogue, trouva un intense foyer de propagation en Angleterre, dès la première moitié du xvii' siècle. Innombrables sont les pièces transcrites ou les danses originales isolées que l'on trouve dans les manuscrits ou imprimés anglais de ce temps, livres de virginale, de clavicorde ou tablatures de luth.
William BYRD (i538f i623) (voir ci-dessus, page 71), John BULL (i563t 1628), organiste de la cathédrale d'Hereford, puis d'Anvers, et Orlando GIBBONS (i 583 f 162b), organiste de la chapelle royale sous Charles I", furent les principaux représentants de ce genre de musique.
Un recueil de danses et fantaisies pour virginale, contenant des pièces de Gibbons, Byrd et Blow, fut gravé en 161 1 sous le titre de Parthenia.