LES COMPOSITEURS ITALIENS
GiROLAMO Frescobaldi I 583 t 1644
Michel ANGELO Rossi 159. f 1 6..
BiAGio Marini I 599 t 1660
Giovanni Legrenzi 1625 f 1690
Bernardo Pasquini 1637 t 1710
Giovanni Maria Bononcini. . . . 1640 f 1678
LES ITALIENS
Giovanni Battista Vitali. . . . i'": + f iC,g2
GlUSEPPE TORELLI I 64 .S f 17'JÔ
DOMENICO ZiPOLI 16. . X 17. .
EvARisTA Felice d'all'Abaco. . . 16. f ï 7 • .
DoMENICO SCARLATTI 1 68 V T76'
Girolamo FRESCOBALDI (voir ci-dessus, p. 68) est aussi important au point de vue de la formation de la Suite qu'à celui du développement de la forme Fugue. Son style était double et essentiellement différent dans la toccata et dans le ricercar. On n'a, pour s'en rendre compte, qu'à lire ses ouvrages, tous d'un grand intérêt en raison de cette diversité de style que l'on retrouvera plus tard chez Bach.
Outre les Toccate e partite de i6i3 et les Fiori musicali, Frescobaldi publia, en 1624, plusieurs Suites de pièces sur des airs populaires connus, intitulées Cappricci da sonares opra diversi soggetti; quatre livres de Can\oni alla francese dans le premier desquels on rencontre deux Toccate, l'une pour violon et épinette, l'autre pour luth ou violon; enfin, en 1637, parut chez Nicolas Borbone, à Rome, un second livre de Toccate contenant un grand nombre de Courantes, Balletti, Chaconnes et Passacailles pour orgue ou clavicorde.
Ce second livre est particulièrement intéressant en ce que la préface contient de minutieuses indications de Frescobaldi lui-même sur la façon d'interpréter ses oeuvres ; l'auteur y exprime la crainte d'être joué « en mesure » et sans expression. Contrairement à ce que l'on enseigne généralement pour l'interprétation de sa musique, il y réclame un perpétuel flottement de rythme, ce qu'on est convenu d'appeler, depuis Chopin, tempo rubato.
Ces indications confirment une fois de plus cette vérité qu'aucune musique ne doit être présentée de façon inexpressive, ce qui serait contraire au but réel de l'art.
Michelangelo ROSSI, organiste, établi à Rome, fit paraître, en 1657, un recueil de Toccate et de Courantes d'un grand intérêt au point de vue de l'invention mélodique.
Biagio MARINI, né à Brescia, mort à Padoue après avoir été au service de divers princes allemands, est réputé avoir été le premier en Italie à publier des Suites pour le violon seul [Affetti musicali, 1617), et à adopter pour ses œuvres à plusieurs instruments, notamment son op. 22 (i655), le titre Sonata da Caméra.
Giovanni LEGRENZI, d'abord organiste à Bergame, devint directeur du Conservatoire dci Meiidicanti, à V^enise, et maître de chapelle de Saint-Marc. Ses Sonate da Caméra sont de véritables Suites à quatre
instruments. Il publia cependant, en 1682, des Sonates pour deux violons et basse continue.
Bernardo PASQUINI (voir ci-dessus, p. 70) publia, en 1697, un livre de Toccate et ''an:{07ii pour orgue, ainsi que des Sonates en forme de Suite, à trois mouvements, pour gravicembalo, sans compter plusieurs Sonates pour deux claviçordes.
Nous donnons ci-après les principaux passages d'une intéressante Canione pour clavicorde dans laquelle on remarquera la richesse et la diversité des rythmes ternaires :
Canzone francese
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Dans la deuxième