‹ Cours de composition musicale (volume 3)Chapitre 184 sur 265 · OT] HT · texte numérisé non relu

OT] HT

éJ'^^'m'^'^-

Pour celle-ci, le thème cnoisi constitue un double hommage : au roi de Prusse d'abord qui l'inventa plus que probablement, et au grand canlov de Leipzig qui le traduisit en chefs-d'œuvre (i). — A remarquer, le superbe adagio qui termine le finale et fait penser aux grandes conclusions beethovéniennes.

La 8^ Sonate, en w/, ouvre la série des cinq sonates de la dernière manière. Elle présente toutes les originalités propres aux œuvres que le musicien de Dessau écrivit à cette époque : division en deux parties, bizarres rapports de tonalités, emploi des octaves aux deux mains (que nous ne trouverons employés de même façon que dans l'op. 54 de Beethoven), réexposition du thème à la main gauche, péroraison alanguie du charmant Rondeau faisant penser à celle de l'ouverture de Coriolan, enfin cette écriture de piano si particulière, évoquant, dans le Rondeau surtout, les figures de Weber et de Schubert.

(1) Ce thème est, en effet, identique avec celui Je i'OJfiande musicale, de J.-S. Pach. Voir, page 87.

LA SONATE PHÉ-BEETHOVÉNIENNE

Les trois dernières sonates, pleinement caractéristiques de la troisième époque de Rust, sont à étudier tout spécialement :

io« Sonate en c/r (1792). Rien de similaire ne se rencontre dans les productions des contemporains ; Beethoven, à ce moment, en était à l'élaboration de ses premiers trios. Divisée en deux parties, cette Sonate commence par un allegro d'une écriture extraordinairement avancée pour son temps, et ainsi construit :

Page 1