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II. Élém. nouv. modulant

m. Réexp. variée du th. A (a, a, b, a'). — phrase concluante.

Rem. — Ce thème a quelque analogie avec celui de l'air d'Ariel, dans la Création, de Haydn.

3° Rondo. Allegretto (1^, en sol Type R.

Rem. — Après cette Sonate, la forme Rondeau disparaît de l'œuvre de Beethoven, pour ne reparaître qu'à partir de l'op. 53.

Réf. I : Th. A [a' et a") avec reprise.

Coupl. 1 : P. et th. B en RÉ.

Réf. 2 : Th. a [a' et a").

Coupl. 2 : Dév. modulant de a' et a".

Réf. 3 : Th. A {a' et a') avec reprise.

Coupl. 3 : P. et th. B, à la T.

— Péd. de D.

Réf. 4 : Th. A, par fragments ralentis.

— Conclusion rapide.

Op. 31 n° 2. — (Sans dédicace).

— Composée en 1802. — Éditée en i8o3, chez Nacgeli.

— En trois mouvements (S. L. S.) :

(1) A propos de ce développement terminal, on peut voir dans les Notices biographiques sur Beethoven, de F. Ries (p. 88), une anecdote relative aux quatre mesures qui y aura.ent été ajoutées par l'éditeur.

SONATES POUR PIANO

I' Largo et Allegro C, en re Type

Exp. Th. A {a' Largo, a" Allegro).

— Pont mélodique, par a'.

— Th. B (b' , b" , b'") en la.

DÉv. par a', a" et p.

RÉEXP. Th. A, modifié :

— — Largo {a') avec récitatifs.

— — ^//e^ro (a") modulant.

— Th.Eib',b",b'')enré.

Rem. — Le Largo initial (simple arpège de dominante) joue un rôle important dans la construction de cette pièce, où il reparaît, au début du développement et de la réexposition, avec des amplifications d'ordre presque dramatique.

^^ Adagio l en sii>{i) ". . . . Type LS.

Exp. Th. A, phrase binaire.

— Pont modulant vers la £>. de F^.

— Th. B en fa et conduit mélod.

RÉEXP. Th. A à la r.

— P. modulant vers la D. de SI?.

— Th. B, en S/ 1) et conduit

avec Coda concluante par a.

Rem. — Cette pièce lente étant du type LS {Sonate sans développement), on peut dire que la forme Sonate est celle de toutes les pièces de cette œuvre.

3» Allegretto g, en ré Type S.

Exp. Th. A, à la T.

— Pont par rythme a.

— Th. B, en la {deux éléments) :

b' k laZ). {la); b" à la T. {mi).

DÉV. par a vers les tons sombres.

— repos en si b.

RÉEXP. normale avec

— Dév. term. concluant par A.

Rem. — Le premier et le dernier morceau, tous deux de mode mineur, ont leur second thème (B) à la dominante vulgaire mineure et non au relatif majeur, suivant l'ancien usage abandonné par Beethoven,

Sonate op. 31 n" 3. — (Sans dédicace).

— Composée en i8o2-i8o3. — Éditée en 1804, chez Naegeli.

— En quatre mouvements (S. S. M. S.) :

i" Allegro l, tn M j\> Type S.

Exp. Th. A, à la T. : la cellule {a) de sa période initiale reparaîtra, sous d autres aspects mélodiques, dans le Menuet et dans le Presto :

— Pont par a.

— Th. B {b', b", b") en SI 9- Dév. par a vers fa.

Réexp. normale et Dév. term. par a.

Rem. — Observer la modulation en FA du développement, le ton principal étant MI P (p. 322, note 2).

(i) C'est cet Adagio qui a été analysé ci-dessus (p. 2y6 et suiv.) dans la section technique, comme modèle du type Lied-Sonate (LS).

1" Scher\o. Allegretto viv ace \^ en L/4 p Type S.

Exp. Th. A, à la T. Rem. — La qualification de Scherzo

— Pont. s'applique au caractère des thèmes :

— Th. B, court, en MIï>. c'est bien un divertissement, mais la Dév. par a et par rythme b. forme est exactement celle du type S. Réexp. normale.

3° Menuetto. Moderato e gra^ioso |, en Ai/b Type M.

MENUET: Th. binaire, débutant par la même cellule rythmique (a) que le premier mouvement :

Moderato e srazioso

T. fvilW Période initiale

^if m

Trio en M/t> : th. ternaire ([ Da capo avec coda.

Rem. — Ce Menuet est le dernier de Beethoven dans les Sonates de sa deuxième manière.

4" Presto con fuoco §, en Mi\> Type S.

Exp. Th. A, en deux éléments {a' et a") dont voici le second, issu de la cellule initiale du premier mouvement, encore modifiée :

Presto con fuoco

— P. par rythme a " .

— Th. B, en S/b

conclusion par a" .

Dév. par même rythme a".

— allant de SOL\> à UT.

— pour aboutir à laZ). de A//t>.

RÉEXP. Th. A (a et a").

— P. modulant vers SOL\>.

— Th. B, en SOL \>.

— Dev.ferm. etconclusionpara'.

Rem. — Le rythme de cette seconde période [a"), joue un rôle prépondérant dans tout le finale, où il circule constamment.

— Comme on l'a signalé déjà, (p. 32o), la même cellule rythmique se retrouve dans trois mouvements différents de cette Sonate.

Sonate op. 57. — Dédiée au comte Franz von Brunswick. — Composée en 1803-1804.

(i) Ce trio en M/ b est celui dont s'est servi C. Saint-Saëns pour ses Variatiims sur un thème de Beethoven à deux pianos. (Voir ci-après, chap. vi.)

SONATES POUR PIANO

— Éditée en février 1807, au bureau des Arts et de l'Industrie, et intitulée Sonata appassionata dans l'édition Cranz, de Hambourg.

— En trois mouvements (S. L. S.): cette superbe Sonate marque l'avènement d'un système de composition dont on ne trouve nulle trace certaine dans toute la musique symphonique antérieure aux œuvres de la deuxième maw/ère beethovénienne, sauf peut-être quelques timides balbutiements de Corelli et de Vitali signalés ci-dessus (p. 178 et 180). Ce n'est plus, comme dans \a Sonate pathétique, à un retour du dessin principal dans les divers morceaux que nous assistons ici, mais à une véritable génération de la forme musicale au moyen de la transformation de deux cellules, l'une rythmique {x), l'autre expressive {y) '.

kellule J' I

I cellule ./y I •

Dans le premier mouvement (S), la cellule {x) donne naissance mélodiquement à la première idée et rythmique?nent à la phrase d'exposition {b') de la seconde idée :

@ . lr.v(l)me.,de oC|

Dans le finale, la même cellule (.v) se retrouve harmoniquement dans le dessin initial [a') de la première idé^

Quant à la cellule expressive (k), elle apparaît dès les premières mesures de l'œuvre sous un aspect ornemental :

mais elle se réduit bientôt à un simple rythme :

on retrouve cette cellule {y) dans le pont et dans la seconde idée ; il

semble que tout le développement d\i mouvement initial repose sur elle.

Le thème de VAndanie est manifestement issu de la même cellule^ :

Enfin elle reparaît de façon typique au cours du développement, dans le finale.

De plus, et pour la première fois dans les Sonates, Beethoven supprime la reprise intégrale de Vexposition du premier mouvement.

i" Allegro assai '^, en /a Type S.

Exp, Th. A (engendré par les cellules x ely citées ci-dessus). — Pont par la cellule ^, modifiée rythmiquement :

— Th. B, en trois phrases :

— — b' , en LA \>, n'est que la floraison mélodique du rythme x, abou-

tissant à une sorte de cadence flottante vers la t>, pour amener la phrase suivante;

— — b", en la \>, est une phrase agogique où il importe de dégager plei-

nement la mélodie des fiévreux dessins qui l'entourent :

® \ hm i

mais l'agitation se calme bientôt, au cours de la même phrase b", comme si elle était due aux brutales interventions de la cellule k» apparaissant sous divers aspects :

SONATES POUR PIANO

b"', troisième phrase en la b, concluant dans ce même ton, ce qui établit, par rapport au ton principal fa, une relation tonale assez éloignée et rarement usitée ; cette phrase est d'une interprétation assez difficile, en raison de l'accent indiqué sur le quatrième temps de la mesure, et destiné évidemment à n'affecter que la partie supérieure, sans altérer l'allure plus calme de la descente en tierces :

DÉv., en trois éléments:

— le premier, en état de marche, par le th. A modulant de mi h la D. de

/?É t>, où le pont reparaît pour préparer le retour de l'idée B ;

— le (deuxième, contenant des repos successifs, par le th. B, dans les tona-

lités plus sombres, RÉ b et si b ;

— le troisième, en état de marche, pour remonter à laZ). de fa en faisant

entendre une sorte de thème d'appel, tiré de la cellule y, et mêlé à des formules agogiques :

RÉEXP. Th. A, à la T.

— Pont.

— ^ Th. B {b', b", b") à la T.

— Dév. term. par a ;

— — — par t, en /?£ b; phrase qui semble s'égarer dans un élan de

passion pour retomber épuisée à la D.. comme si elle ne pouvait plus qu'exhaler à peine un souvenir de la cellule j^ ;

— Conclusion : cette même cellule {y) réveille en quelque sorte la phrase

b\ qui, tirée de sa torpeur et comme souffrant encore, semble résu mer en elle-même tout l'efTort et le but de la pièce entière. C'est là vraiment un des plus fulgurants éclairs de l'admirable génie beethovénien !

2" Andante cou moto |, en /?£ p Type LV.

I- — Th. binaire, en /?£ b, formé de la cellule y, ainsi qu'on l'a montré cidessus (p. 348) : les deux fragments de ce thème concluent, l'un et l'autre, à la T., ce qui est très rare dans les phrases binaires ;

îi. — Trois variations du thème, en forme de plus en plus agogique ;

m. — Réexp. du thème qui, par un brusque changement de nuance, est enchaîné directement au finale.

3° Allegro ma non t?'oppo }, en fa

4, -^v/" Type S.

Exp. Th. A, à la T. en deux éléments :

— — a', agogique (i), est formé par la cellule a: ;

— — a", à la fois rythmique et mélodique, est ainsi présenté ;

— Pont, tiré de a' et très court ;

— Th. B, composé d'une phrase unique, en ut, avec une conclusion venant

également de a' :

DÉv. Le même dessin a', servant de conduit, mène à la SD. ; là apparaît un thème assez court, dont la mélodie provient de la cellule j^ :

tit

— Une longue pédale de D. complète le développement. Réexp. normale des trois éléments : A (a' a"), P et B.

— Z)^V. terminal important : ici apparaît, sur la T., une sorte de danse

féroce, qui, sans présenter aucune analogie thématique avec les mélodies précédemment entendues, est et ne peut être que la véritable conclusion de cette œuvre frémissante de fièvre et de passion ;

— cette sorte d'appel des trompettes, descendant aux cors, puis aux timbales, sert de triomphale péroraison à la Sonate et semble célébrer une victoire définitive que la terminaison du premier mouvement ne laissait pas présager.

Lutte douloureuse ; calme réflexion ; victorieux enthousiasme : telles sont les caractéristiques des trois parties de l'œuvre, inabordable pour tout interprète qui ne sait jouer du piano qu'avec ses doigts et ne cherche pas ses sonorités au plus profond de son cœur.

(i) Ries, dans ses Souvenirs (p. 99), raconte qu'au cours d'une longue promenade à la campagne qu'il fit avec Beeihovcn, celui-ci ne lui adressa pas une fois la parole, ne répondant à ses questions que par une sorte de a grognement inarticulé ». De retour à la maison, Beethoven courut au piano : le « grognement » était devenu l'idée A de ce sublime finale.

SONATES POUR PIANO

Sonate op. 53. — Dédiée au comte Waldstein.

— Composée en 1804.

— Éditée en mai i8o5 au Bureau des Arts et de l'Industrie, et connue en Allemagne sous le nom de IValdslein-Sonate (i).

— En deux mouvements (S. R.) :

1° Allegî^o cou brio C, en UT Type S.

Exp. Th. A, répété deux fois, avec une disposition rythmique et une orientation tonale différente :

® Première foi^ ^^— —^ tfl:* f ^ff^

^fc.

r.CuT

pp

vers lu SI), e/ /a I)

QV) Seconde fois

T. @pp

vers le Rel

— — ce thème aboutit à la Z). de mi pour s'enchaîner au th. B.

— Th. B. en trois phrases {b' , b", b'") :

— — la première {b') n'est exposée au ton principal, ni dans l'exposition,

ni dans la réexposition, mais seulement après le dév. tertiiinal ; nouvel exemple de l'emploi d'une tonalité autre que la D. ou le Rel. pour la seconde idée :

— — la phrase b" est en forme plus agogique ; — la phrase b'" conclut en mi.

DÉV. par a, puis par b" , en marche vers les tonalités sombres {SD.) : fa, si"?,

miï> ... uti> -5Jt3, aboutissant à une péd. sur la D. d'UT. RÉEXP. Th. A, répété deux fois :

— — li première fois, vers la SD. et la D. — la seconde fois, vers la D. de la.

/ b en LA puis en UT.

— Th. B.

b" en UT.

b" en ut et en UT.

(i) La famille Waldstein, à laquelle appartenait le dédicataire de cette Sonate, est la même que celle de Wallenstein. Quant au surnom FAurore qu'on a donné, en France, à cette œuvre, il ne se justifie par rien.

Les esquisses de la Waldstein-Sonate sont contemporaines de «.ellci de la Symphonie

héroïque.

Dév. term. par a et par b' modifié rythmiquement : une sorte d'éclai-

rement progressif aboutit à la conclusion, laquelle contient la véritable réexposition de la phrase b' au ton principal {UT) en état de repos. La cellule initiale de a reparaît enfin et sert de cadence finale.

2" lutrodu^ione. Adagio molto g, en fa (i) et Rondo. Allegretto moderato |, en UT Type R^

Introduction : Adagio. Th. de lied à la SD., avec modulation finale à la £>♦ pour s'enchaîner avec le Rondeau, dont l'importance considérable justifie sans doute cette introduction lente. Réf. I . : Th. A, à la T. : le thème de ce refrain, malgré sa simplicité, semble avoir fait l'objet de longues méditations de la part de son auteur (2) r sur les Cahiers d'esquisses de Beethoven, le texte définitif est précédé de six essais différents. Voici les quatre principaux : — 10 à la p. 125 du livre d'esquisses de l'année i8o3, on trouve cette première forme :

jT I aTi 1 1 rr I • l^i^i^j

— 20 à !a p. i38 du même livre, la forme se précise :

— 30 enfin, à la p. i3g, on voit apparaître la forme complète sous cet aspect

yi) On a signalé dans la section technique du présent chapitre (p. 3oi et 323) le cas par- .iculier de cette phrase lente servant d'introduction au finale et partant de la sous-dominante du ton principal, comme la phrase similaire de Top. 27 r,» i.

(2) Nous avons signalé ce mûme thème (p. 240) à propos de la lente élaboration des idées musicales chez Beethoven. Les références que nous donnons ici se rapportent a-ux Esquisses publiées par Nottebohm.

SONATES POUR PIANO 4" puis, l'arpège final disparaît ^même page 139):

p ir- Mf-f-44

— suivent deux autres esquisses fragmentaires sans importance et enfin, à la p. 143, le thème définitif :

Allf;:rt'tto iiiodi-rat.»

/■•Cy)

Pérfode eriir'ivitr

Coupl. 1 : Dessin B en VT. puis en la, et rentrée par rythme a.

Réf. 2 : Th. A.

Coupl. 2 : Elém. nouv. en ut et dév. rythmique de a.

Réf. 3 : Th. A.

Coupl. 3 : Dessin B en C/r, avec péd. de D.

Réf. 4 : Th. A, modifié et dans un mouvement très rapide :

Prestissimo

Coupl, 4: Dév. par rythme de a et augmentation de la période génératrice

Réf. 5 : Fragments du th. A et conclusion.

Sonate op. 54, — (Sans dédicace).

— Composée en 180S.

— Éditée en avril 1806 au Bureau des Arts et de l'Industrie.

— En deux mouvements (L. R.) :

j° In tempo d'un Menuetto |, en F^ Type LL.

I. Th. de lied avec reprises. Re.m. — Malgré l'indication de mou-

n. Section modulante. vement, cette pièce n'a rien d'un

m. Th. à la T. Menuet: elle est construite en forme

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