LA FUGUE
tombée en désuétude. Quant aux organistes français de la période précédente, bien qu'ils soient les contemporains des compositeurs dont les noms suivent, nous ne pouvons, en raison de la nature de leurs productions, les placer dans la même catégorie que les Allemands. Ceux-ci seuls, en efFet, cultivèrent pour lui-même le véritable art de la Fugue, dont J.-S. Bach allait devenir le plus haut et le plus génial représentant.
Johann Krieger i652 -|- 1735
Johann Joseph Fux i65o -f 1741
Johann Heinrich Buttstedt. . . . 1666 -j- 1727
Johann Sébastian Bach 1 685 f 1750
Johann KRIEGER, né à Nuremberg et mort à Zittau, publia en 1699 un livre de Préludes et Fugues pour le clavecin, sous le titre Abhandlung von dcr Fiige, qui constitue le premier recueil où la forme Prélude et Fugue se trouve fixée et codifiée.
Johann Joseph EUX, né à Hirtenfeld, en Styrie, fut nommé en 1698 compositeur de la cour impériale de Vienne. Son Gradus ad Parnassum (1726) est une collection d'exemples de Contrepoint et de Fugue constituant un véritable traité. Fux passe, on ne sait pourquoi, pour le créateur de la fugue dite d'école ; mais rien, dans ses écrits, ne vient corroborer cette opinion.
Johann Heinrich BUTTSTEDT, organiste d'Erfurt et élève de Pachelbel, laissa un grand nombre de Préludes et Fugues pour orgue et pour clavecin.
Défenseur des anciens modes ecclésiastiques, il entreprit une réfu tation des théories, « avancées » pour l'époque, émises par Mattheson dans le Neu erojf'iietes Orchester et publia, à ce propos, son célèbre traité théorique et pratique intitulé :
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