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Le développement contenu dans cette iv section commence par une imitation du dessin sur la tonique, qui fait suite à la réexposition du thème contenu dans la ni= section ; ce dernier, doublé en valeurs plus brèves, par un procédé agogique bien connu, aboutit au ton de ré, où le motif initial du thème est amplifié par une modulation en S/ 1> ; une sorte de pédale de dominante complète ce petit développement et prépare la rentrée du thème au ton principal.
La v' et dernière section réexpose encore le thème, mais en le résumant par sa période initiale [a], tandis que la pédale de dominante se prolonge et trouble, par son dessin agogique en doubles croches, le calme de la mélodie ; une brève cocia concluante, qui s'efFace peu à peu, remplace les périodes supprimées et rétablit l'équilibre de cette section terminale :
\\\ RÉF.xr-OSiTION du Thème et Conclusion 0 /-«u/o
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Coda concluante
LA SON.VTE DE BEETHOVEN
Le plan de la construction du lied développé (LL) peut donc être résumé ainsi :
SECTION I. — Exposition du thème (phrase lied ou phrase binaire) ;
SECTION II. — Elément accessoire modulant ;
SECTION III. — Réexposition médiane du thème dans sa tonalité, avec ou sans modifications d'écriture ;
siCTioN IV. — Elément nouveau, différent de celui qui constitue la iie section, et offrant souvent le caractère d'un développement ;
SECTION V. — Reexposition terminale du thème, dans sa tonalité, généralement modifié ou résumé, et suivi d'une coda concluante.
Lied-Sonate (LS). — Cette forme, qu'on peut aussi qualifier de forme Sonate sans développement, appartient en propre à Beethoven ; elle marque, avecla rénovation de la forme Rondeau qui sera étudiée ciaprès (p. 3 12 et suiv.), un progrès notable vers l'unification synthétique de la Sonate, tendant à lui donner de plus en plus l'aspect d'un cycle de pièces construites, toutes, à l'image de la première. C'est en effet le type S, précédemment étudié (p. 263 et suiv.), qui fournit tous les éléments constitutifs de ce type Lied-Sonate, dont l'op. 3i n° 2 contient un exemple très complet.
Exposition. — Le thème principal (A), qui est ici de coupe binaire, s'e.xpose sur la tonique avec inflexion vers \a dominante, à la fin de la première période ; sa dernière période est en forme conclusive. comme dans toutes les pièces lentes;
(S) Exposition du.Thèmt; principal Adagio
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T (Sl:>) ''^' Prt^miHri- période '^
LE MOUVEMENT LENT (L) ■fr-. —
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infle.rion vt'is la [).
* Seconde période
coiiciusiun à la 7.
Ce thème est suivi d'un dessin mélodique de transilion, modulant à la dominante de FA, et offrant les caractères principaux du pont (P) :
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en marche vers la D rfc (fA)
Une phrase nouvelle, jouant le rôle de seconde idée (B), s'expose ensuite au ton de fa^ dominante du ton principal ;
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j'^rrrrr IfflirriP^
T. CFA
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au I-' j
L'ensemble de ces /ro/s éléments (A, P, B) constitue une exposiliou suspensive, identique comme construction tonale à celle d'un morceau du type S. Mais, à la place du développement, se trouvent seulement quelques mesures de renti-ée, destinées à relier cette seconde idée (B) à une réexposilion du thème principal (A), dans sa tonalité :
R fnt réf
Réexposition. — Le thème principal (A) est réexposé sur la tonique avec des modifications purement ornementales qui n'altèrent pas sa construction :
(A) RÉEXPOSITION du Tliéme principal
Le dessin mélodique faisant fonction de pont (P) module vers la dominante du ton principal :
ém
âsi
"O's la D
La seconde idée [E] est réexposée au ton des/b, sans aucune modification :
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llllLsLJ'—
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Cette réexposition complète se termine par une coda concluante assez longue, qui reproduit le dessin de la ventilée et des fragments du thème principal.
Le plan de la forme Lied-Sonate (LS) ou Sonate sans développement peut se résumer de la façon suivante :
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LA SONATE DE BEETHOVEN