‹ Cours de composition musicaleChapitre 11 sur 119 · INTRODUCTION. - LE RYTHME DANS L'ART · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. - LE RYTHME DANS L'ART

et d'établir le lien qui rattache' ces trois éléments aune branche de la

science générale. . ,

Ainsi se vérifiera le double caractère scientifique et artistique de la

Musique. .

Le Rythme, résultant de Tinégalité des temps, s exprime par des

nombres et dépend des lois arithmétiques.

La Mélodie.c^m prend son origine dans l'accent, procède de la linguis-

i: Harmonie tn^ïi, basée sur la résonnance des corps, obéit aux lois

des vibrations.

La Musique relève donc à la fois des sciences mathématiques par le Rythme, des sciences naturelles par la Mélodie, des sciences physiques

par l'Harmonie.

Toutefois, ces trois éléments, d'origine scientifique, ne peuvent atteindre l'effet artistique, ^Expression, qu'à la condition d'être en mouvement, car la Musique, nous venons de le voir, est essentiellement un art de succession...

Seul, des trois éléments de la Musique, le Rythme est commun a tous les arts, il en est l'élément primordial et esthétique (i).

Le Rythme est universel, il apparaît dans le mouvement des astres, dans la périodicité des saisons, dans l'alternance régulière des jours et des nuits. On le retrouve dans la vie des plantes, dans le cri des animaux et jusque dans l'attitude et la parole de l'homme.

On doit considérer le Rythme comme antérieur aux autres éléments de la Musique; les peuples primitifs ne connaissent pour ainsi dire pas d'autre manifestation musicale.

La Mélodie, directement issue du langage par l'accent, est presque aussi répandue que le Rythme ; ces deux éléments combinés ont suffi pendant de longs siècles à constituer un art musical très avancé.

Quant à V Harmonie, basée sur la simultanéité des mélodies, elle est l'effet d'une conception relativement récente, mais accessible seulement

ti\ • Les Grecs rythment le temple. , u • »

« 1 adoptent p7ur chacune de leurs constructions une unité de mesure (rythmique) « différente' un module qui est l. diamètre moyen de la colonne. Chaque partie du monu- «menrest commandée, non par sa destination naturelle, mais parles proportions de . l'ensemble. Aussi, la beauté y atteint la perfection la plus mexpressive. . , ^

1 No! maîtres du moyen âge avaient adopté un autre moénl.: Homme. Ils avaient une « échelle vivante. De là, l'é.îiotion dont ils font trembler la pierre française.

.Cet homme, pour kquel ils édifient la merveille, cette vivante unité de rythme qu ils ne . CeSlent poTn; perdre de vue. ils la répètent partout dans les formes de leur folle

' TlTreste, ils déterminent l'harmonie de la Cathédrale avec autant de rigueur que firent « les Grecs, et ils en calculent les équilibres avec une splendide surete. .

Adrien Mithouard {le Tourment de l Umte).

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