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Année. Orge et escourgeon

8°. Année. Betteraves et topinambours fumés.

0°. Année. Blé de mars.

DES ASSOLEMENS. 29

Nota. Cet assolement est propre aux terres argileuses de bonne qualité. On fume trois fois seulement en neuf ans; on obtient sur la même sole quatrerécoltes de céréales pendantles neuf années; les labours sont peu nombreux et les fourrages très-abondans.

IV. Assolerment de douze années, ou système de Ray de Flanazu.

Division des terrains d’une grande exploitation agricole en douze pièces , dont chacune ne reçoit la même espèce de plante ou de culture que tous les douze ans.

Les avantages sont, 1°. l'économie des dépenses de labours, parce que cette exploitation contient beaucoup de prairies naturelles et artificielles, qui n’exigent point ou que peu de culture ;

2°. D’économiser les fumiers, qui, répandus sur une-moindre quantité de terre, la fertilisent davantage et donnent des produits plus COnNSIdérables ;

3°. De fournir d’ailleurs une plus grande quan:tité de fourrages, qui, consommés par les animaux de la ferme, fournissent des engrais: Qui & du foin a du pain, disent les bons cultivateurs belges ;

4°. De diminuer les frais de transport en élevant des bestiaux, qui se conduisent au marché

presque sans frais et à des distances de plus de cent lieues ;

5°, Demultiplier les chances des bonnesrécoltes, en augmentant le nombre des cultures, et en variant les produits utiles aux arts ou au commerce.

D’après ce système, la propriété entière (voyez PI. 39, fig. unique) devrait être divisée en douze parties égales susceptibles de recevoir tour-à-tour les mêmes cultures.

Trois de ces parties, c’est-à-dire le quart de la propriété, seraient mises annuellement en culturés diverses ; le reste serait cultivé en prairies hautes.

Pour commencer la rotation de culture qu'il propose , de Planazu fait semer le premier douzième de son terrain en chanvre, lin, colza, œillette, navette, choux, turneps, carottes, vesces, pommes de terre, sarrasin, lentilles, panais, etc., etc. Dans le second douzième, 1l cultive du froment, de l’épeautre , du seigle, du méteil ; dans le troisième, du maïs, de l’avoine, du millet, de l'orge, des haricots, des pois, des fèves, etc. ( J’oyez PI. 39 ,1"°. Année.)

La seconde année, la pièce n°. r revient à l'état de prairie ; la pièce n°. 2, cultivée précédemment en céréales , l’est maintenant en l’un des végétaux qui ont été indiqués pour la première sole de la premiere année ; enfin, la piece

DES ASSOLEMENS. , 6 no, 3, au lieu de maïs, avoine, etc., etc., contient : à son tour des céréales. (’oyez PL, 30, 2°. Année.)

La troisième année , la pièce n°. 2 se repose. Pour le n°. 3, on suit la même marche que celle de l’année précédente pour le n°. 2. En continuant ainsi qu'il est indiqué sur la figure, on voit qu'après douze ans , chacune des douze soles aura recu trois cultures diverses, et se sera re-

posée neuf ans à l’état de prairie (1}. V. Assolement des prés-gazons.

On appelle ainsi des pâturages composés le

(1) Il est à remarquer que cet assolement exige peu de labours et produit beaucoup de fourrages. Les cultures proposées par de Planazu pour se succéder pendant trois ans sur le même sol peuvent, sans danger, être toutes épuisantes. Outre que le terrain occupé pendant neuf ans par des prairies, est tout disposé à produire des végétations luxueuses, les engrais sont assez nombreux pour subvenir à tous les besoins des cultures les plus exigeantes.

On concoit qu’il sera toujours facile de modifier cet assolement selon la nature du sol et les besoins du consommateur. On ne doit pas se dissimuler qu'il serait possible de mettre plus de terrain en rapport de céréales sans pourtant manquer de fourrages, au moyen de prairies artificielles ; mais, dans un pays où la population est rare, et par conséquent la main-d'œuvre chère, dans ces parties de l’ouest de la France, par exemple, où le commerce des bestiaux est facile et où le tiers desterres reste encore annuellement sans

culture, faute de bras et d'engrais, cet assolement pourrait être imité. (O. L.)

| plus ordinairement de graminées vivaces des genres brome, fétuque, avoine, vulpin, paturin, lolium, trèfle et autres plantes rustiques propres au pays où on les cultive, et qui fournissent des fourrages sains et abondans.

On les établit le plus ordinairement sur des terrains que de longues successions de culture de mêmes plantes commencent à épuiser. Ils se sement en même temps que le dernier semis de céréales, et dans le rapport de trois à un avec ces mêmes graines. Il convient que Île sol ait été préalablement épuré des racines des mauvaises herbes et fumé copieusement.

Lorsque les prés-gazons ont été pâturés par les troupeaux pendant six ou huit ans, que la quantité et la qualité des herbages diminuent, et qu'il est nécessaire de les faire rentrer dans la rotation de cultures économiques, voici les moyens que l’on emploie dans quelques parties de l’Angleterre, et qui ont donné les résultats les plus satisfaisans sur les sols argileux, humides etfroids. On sème, la 1°. Année, des fèves-d’automne non fumées.

2e. Année, de l'avoine non fumée.

3°, Année,des fèves non fumées.

4". Année, de l’avoine non fumée.

5°. Année, des fèves non fumées:

6°. Année, du blé non fumé.

“DES ASSOLEMENS. 53 Nota. L'humus fourni par la décomposition du gazon qui a été enterré par un labour profond, suffit pour fournir pendant six années à Ja végétation prospère de ces plantes sans qu'il soit besoin d’engrais. Les substances nutritives se trouvent dans le sol en telle abondance, qu'il serait dangereux d'y semer des blés dès les premières années , parce qu'on n'en retirerait que beaucoup de chaume et peu de grain, ou qu'ils seraient trop sujets à verser et à pourrir sur place. Après six ou sept années de cette nouvelle rotation on rétablit un nouveau pré-gazon ou une autre culture.

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