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MURAILLES

$ 1. MURAILLES EN MACÇONNERIE.

Murailles de moellons. Ces murs, construits en moellons piqués, avec des chaines de pierres de taille, couverts de dalles et liés par un mortier à chaux et à sable, forment la plus durable, mais une des plus dispendieuses de toutes les clôtures. On l’emploiele plus ordinairement pour circonscrire et défendre les jardins des gens riches, ou, en général, des terrains qui n’ont pas une très-grande étendue. S'ils sont destinés à recevoir des espaliers, leur hauteur ne peut ètre moindre de 2,274 (sept pieds } sous le chaperon.

Murailles en briques. Celles-ci peuvent rem-

placer les précédentes, dans les pays qui manquent de pierres à bâtir. Elles sont aussi solides, mais, pour l'ordinaire, d’une construction plus dispendieuse encore.

En raison de leur couleur rougeâtre, susceptible d’absorber et de conserver la chaleur solaire, on peut supposer qu'elles seraient préférables aux murs en pierres blanches dans les pays du centre et du nord de l’Europe, pour la culture des espaliers d'arbres délicats, tels que les péchers, les abricotiers, les vignes des îles de l’Archipel, quelques espèces de pruniers, de cerisiers, etc. | |

Murailles en pierre sèche. Pour la construction de celles-ci, les cultivateurs mettent à profit les pierres nuisibles aux cultures de leurs champs; ils en élèvent eux-mêmes de petits murs sans ciment, qui, crépis et chaperonnés en mortier, durent long-temps et rendent de bons services, comme brise-vents , espaliers et défenses.

Murailles en plätras. Employées à Montreuil, près Paris.

Ces murs, entièrement construits de débris de vieux plâtre et le plus souvent de mortier de terre, sont recouverts, du côté des cultures, d’une couche de plâtre épaisse d'environ o",o14 (un demi-pouce ). Ils sont terminés par un chaperon saïllant de 0”,054 ( deux pouces). Ils for-

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