IT. BARRIÈRES DE PASSAGE
Guichets. Ce sont des espèces de portes desnées à livrer passage aux gens de pied, et à l'interdire aux bêtes de trait et de basse- cour. Ils varient dans leur forme et dans leur construction. ( Voy. fig. 5 et 7, PL. 4a.)
Pas de haie. Xs sont utiles pour faciliter le passage des hommes par-dessus les claies, les barrières et les haies destinées à interdire aux quadrupèdes l'entrée des pièces de terre.
Ces deux sortes de passes sont très-employées en Angleterre, en Hollande et dans quelques parties de la Belgique. On les établit dans les sentiers communaux pour défendre aux animaux des champs, des prés, des bois, au milieu desquels on veut laisser un libre passage aux hommes.
Un coup-d'œil sur les figures qui les représentent les fera bien mieux connaitre que les descriptions qu'on pourrait en faire. ( Joy. PL. 42,
fig. 6, 12, 13 et 14.) CHAPITRE IIL.
TRAVAUX DE TERRASSE, DE PRÉPARATION DES TERRAINS ET D'ENTRETIEN DES CULTURES.
PREMIÈRE SECTION
EXCAV ATIONS.
$ I. ExXCAVATIONS RORIZONTALES.
Elles ne sont guère pratiquées par les cultivateurs que pour se procurer les matériaux nécessaires à la construction des murs de clôture de leurs propriétés, et les amendemens utiles à la fertilisation de leur sol : ce sont des pierres, des sables, des ægiles, des marnes, des terres, des tourbes , etc. Ces excavations ont lieu, soit dans l'épaisseur des montagnes, soit sur le penchant des collines qui recelent ces substances.
Le pic, la pioche et la tournée sont les outils employés à les extraire; la pelle et la bêche, ceux dont on se sert pour les charger; la brouette, la charrette et le tombereau, les voitures propres à leur transport.
Ce travail, lorsqu'il ne peut être fait par le cultivateur lui-même, doit être exécuté à la tâche et non à la Journée; il est ainsi beaucoup moins dispendieux.
S II. ExXCAVATIONS PERPENDICULAIRES.
Dans les jardins légumiers, nommés #narais, ce sont les jardiniers qui creusent les puits destinés à fournir l’eau nécessaire aux arrosemens. Ces excavations sont des modeles d'économie.
Leur étabhssement consiste à faire perpendiculairement une fouille circulaire d'environ 1",462 (quatre pieds et demi) de diametre, et d’une profondeur déterminée par la hauteur à laquelle on trouve l’eau ; à placer, les unes au-dessus des autres , des tonnes cerclées en fer, qui ont servi au transport des vins, des huiles et eaux-de-vie; à fixer enfin , à l’orifice du puits, trois perches, réunies à leur sommet immédiatement au-dessus de la poulie, sur laquelle passe la corde qui soutient les deux seaux.
Pierriers. On nomme pierriers , en jardinage, des espèces de puits qui sont destinés, non pas
à fournir de l’eau , mais à permettre au contraire l'écoulement de celle qui, se trouvant en trop grande quantité à la surface ou dans la masse du sol labourable, pourrait nuire aux cultures.
On leur donne une forme circulaire , et on les creuse jusqu’au - dessous de la couche solide qui arrête les eaux. On les remplit ensuite jusqu’à 0",650 ( deux pieds ) au - dessous du niveau du sol, de pierres placées de manière à laisser entre elles beaucoup de vide. Le reste du puits est comblé avec la terre du champ, sur laquelle on laboure et on plante comme sur le reste du terrain. Combien de terres sont incultes en France, à défaut de ces excavations aussi simples que peu coùüteuses !
Mines. Les plus utiles sont, après les mines de fer, celles de marne, de chaux, de plâtre et d'argile. Lorsqu'un pays est assez heureux pour en posséder, les cultivateurs qui l'habitent doivent mettre tous leurs soins à les découvrir et à les exploiter. Par leur moyen, ils amendent leurs terres, doublent souvent leurs récoltes, et augmentent de plus en plus la valeur de leur fonds.
Ces mines s’exploitent au moyen de puits plus ou moins profonds, et souvent de galeries horizontales. L'art du carrier et du mineur doit être
TRAVAUX DE TERRASSE, ETC. | 8t appelé au secours de celui du cultivateur, pour la sûreté et l’économie de l'exploitation.
DEUXIÈME SECTION