DURÉE APPROXIMATIVE DE LA FERTILITÉ DES GRAINES
De quinze à trente jours. Un grand nombre de graines de végétaux des familles des orchidées, des thymelées, des lauriers, des myrtes, des mélastomes , des nerpruns, des aroïdes, le café, les guttiers , les oxalis, le manguier.
De vingt à soixaïte jours. Plusieurs palmiers,
DES SEMIS. 199 asperges , bananiers, rosages ; bruyères, xubia: cées, le theobroma cacao, l’anacardium , les figuiers , les poivres, les amentacées.
D'un à trois mots. Divers balisiers, les gentianes, sapotilliers, plaqueminiers, SAVOnnNIETs , malpighiées, orangers, azédarachs, magnoliers, saxifrages, cierges, térébinthes, etc.
De six à neuf mois. Des lis, des narcisses, aristoloches, chalefs , protées, pédiculaires,, jasmins, gattiliers, polémoines, bignones, campanules , chèvre - feuilles, araliées, renoncules, càpriers , érables, millepertuis, vignes, anones; vinettiers , rues, joubarbes, portulacées, ficoides, salicaires, rosacées. 7
D'un a trois ans. Beaucoup de graminées; iridées, polygonées, arroches, plantains, nyctages, lysimachies, acanthes, scrophulaires, borraginées , liserons, apocynées ; les semi-flosculeuses; radiées, caryophyllées, onagres, euphorbes, om: bellifères, dipsacées, pavots, crucifères, géraniums, cistes, etc.
De trois à cing ans. Des amaranthes, des labiées, solanées , flosculeuses , malvacées, conifères (r).
De quatre à dix ans. Adansonia , légumineuses
(1) Les graines d’arbres verts conservent leur propriété germinative plus long-temps, si l’on a soin de les laisser dans leurs cônes, "ON 9D
dans leurs siliques, cucurbitacées dans la pulpe desséchée de leurs fruits.
De dix à soixante ans et plus. Mimosa pudica, scandens.
Une foule de graines enfouies à des profondeurs qui ne leur permettent pas de germer se conservent en terre pendant un temps que nous ne pouvons apprécier. C’est ainsi que lorsqu'on abat des futaies, nous voyons le sol se couvrir spontanément d’une foule de végétaux inconnus depuis long-temps dans ces localités ; qu’en dépit du cultivateur, des pièces soïgneusement sarclées sont constamment empoisonnées de la même espèce de mauvaises herbes, pendant une longue suite d'années, sans qu’on puisse assigner à ce fait, qui n'est que trop avéré, une autre cause que l'abondance des graines contenues depuis long-temps dans le sol, et ramenées annuellement à sa surface par les labours.
SIXIÈME SECTION