B P; D T; GC (K Q); I, V F ; S ; Z ; L, M, N, R; H
Ajoutons les groupes d'origine grecque PH, TH, CH.
Les consonnes b, p; d, t; f; 1, m, répondent aux nôtres.
Le c et le g répondent à notre c dans corps et à notre g dans gloire.
Le V avait la valeur de w (= u consonne).
L's était toujours sourde ; le z valait ds (avec s sonore) ; l'i était notre yod palatal, ou y (dans yeux). Il y avait deux n, l'une identique à la nôtre (d nasal), l'autre gutturale, formée au fond du palais, et qui se faisait entendre devant un c ou un g : ancora, angor. L'r était Tr roulée.
Durant l'empire, l'h aspirée disparaît et, à l'époque romane, n'existe j)Ius dans la prononciation vulgaire ; par suite, ch se réduit à C, th à t. Quant à ph, il se réduit de même à p, sauf dans quelques mots où il avait pris un son spécial, qui aboutit à l'époque romane à f.
L'n gutturale se fond en outre avec l'n dentale. Tel est le point de départ du nouveau consonnantisme.
1. L'entrave peut être constituée par un i palatal, c'est-à-dire un ï ou un ë placé après une consonne en hiatus devant une voyelle (g 60) : filiuiii est filjum, sapiam est sapjam. Celte entrave toutefois ne se produit que dans certaines conditions, selon la nature de lo voyelle et de la consonne qui précèdent l'i.