‹ Cours de langue française (volume 3)Chapitre 248 sur 427 · Le mot autre a un double emploi · texte numérisé non relu

Le mot autre a un double emploi

a) Il est nom de nombre et marque Vordre quand il a le sens du latin aller et s'oppose à un : Il s'était informé de ce (qui s'était passé dans Vune et /'autre armée (Volt.).

En pareil cas, un et autre peuvent s'employer absolument, et alors ils sont substantifs, puisqu'ils prennent l'article : Je n'ai vu ni Vvm ni Tautre. L'un raid /'autre. Des deux livres rpie vous me donandez, voici /'un, voilà /'autre (Ac). Aimez-vous les uns les autres.

b) Autre a encore le sens du latin alius et signifie distinct : // amena son frère et deux autres personnes. Quel autre s'en serait avisé? /^'autres sauraient vous fiatter ; moi je vous dis la vérité (Ac.) ; ou différent : C'est autre chose que j'exige. Autre est promettre., autre est donner (Ac). Si je ne vaux pas mieux, au moins je suis autre. (J.-J. R.).

3. Tous les noms de nombre peuvent s'employer absolument, soit comme noms communs : le dix de cœur, un cent de piquet, un cent d'wufs, soit comme noms propres, et dans ce dernier cas, ils s'écrivent avec une majuscule : le conseil des Dix ou les Dix (à Venise), les Seize (du temps de la Ligue), les Quarante (de l'Académie française) (§ 137), les Cent-Jours, le conseil (}es Cinq-Cents, etc. Les noms de nombre employés substantivement ont toujours l'accent toni(iue.

4. Les noms de nombre cardinaux s'emploient à la place des ordinaux pour indiquer:

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