‹ Cours de langue française (volume 3)Chapitre 305 sur 427 · GÉRONDIF · texte numérisé non relu

GÉRONDIF

lu, c'est-à-dire lorsqu'il eut lu, ou parce qu'il avait lu), ille rendit^ il peut en parler.

3. Le participe passé sert à former la conjugaison composée de tous les verbes; mais il ne s'emploie d'une manière indépendante que lorsqu'il est tiré d'un verbe pjassif ou d'un verbe neutre se conjuguant avec être.

a) Dans le premier cas, il est opposé au participe présent, comme le passif l'est à Vactif; c'est le participe passif., dans lequel le rapport de temps se fait très peu sentir : Je ne suis point battant de i)eur d'être battu. Un discours mordant, un enfant mordu.

h) Dans le second cas, le participe passé forme avec le participe présent une opposition de temps., le participe présent exprimant le présent et en même temps la durée, et le participe passé, le passé et en même temps l'achèvement de l'action : De ses deux fils, Vun est mourant et Vautre mort.

Les verbes intransitifs qui se conjuguent avec êire peuvent seuls avoir un participe passé indépendant : Ce sont des fleurs fraîchement écloses. Ceux qui se conjuguent avec avoir, et c'est le plus grand nombre, ne sauraient avoir un pareil participe, qui prendrait la signification passive ; on le remplace par le participe présent parfait : Ayant parlé de la sorte, il s'en alla.

Cependant on trouve exceptionnellement quelques formes passives : Péché avoué est à demi pardonné. Vous êtes tout pardonné, ce héros expiré (Rac), la foi mentie, des couleurs ^pâlies, lettres répondues, des couvreurs grimpés au toit d'une maison (Mich.), réponses habileinent déiigurèes, mutilées, pâlies dans le Moniteur (Id.), elle était obéie avant d'avoir pensé (Lam.). Madame la marquise sera obéie (A. Dumas). On ne voit point que depuis trois mille ans aucune espèce d'animaux soit péri (Fén.).

c) Les verbes réfléchis ont un participe passé qui ne peut s'employer que dans la forme composée comme participe présent parfait : /S'étant éveillé, il se leva. .

Quelques particijies de veilies réfléchis s'emploient comme adjectifs : une figure réjouie, pécheur repenti, l'hosjnce des filles repenties ; d'autres comme participes passifs : // a l'air éveillé, étonné. Le voilà enfui (Mol.), des flots d'écume élancés dans les airs (Volt.). Je cherchais en vain le reste de ynes jours évanouis (J.-.l. R.i, chercher une lueur au ciel évanouie (Hugo), et les pigeons enfuis de leurs nids effrayés (Lam.).

d) Les verbes impersonnels ont un participe passé qui ne s'emploie que dans la conjugaison composée.

c. Gérondif.

Du participe présent il faut distinguer le gérondifs qui se termine aussi en ant, mais qui est au participe présent ce que l'adverbe est à l'adjectif. Le participe présent, en effet, est par

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