SUJETS LIÉS PAR OU
l'ellipse ou la syllepse, mais il ne dit pas comment. Quant à nous, le singulier nous parait dans la plupart de ces exemples aussi naturel que le pluriel; dans certains cas il est mèrne seul correct, comme dans cette phrase citée plus haut: C'est lin imposteur et un traître qui annonce les malheurs et la ruine entière de Jérusalem, où les deux substantifs imposteur et traître désignent une seule et même personne.
h) Quand réinimération est résumée par un nom de nombre ou un pronom indéfini : Femmes^ moine, vieillards, tout était descendu (La F. VII, 9). Remords, ariinte, périls, rien ne m'a. retenu (Rac). L'énumération peut aussi être résumée par un mot placé en tête et qui commande l'accord: Tout le monde, noble, bourgeois, aiiisan, laboureur, devint soldat (Mont.).
Lorsque chacun des sujets partiels est déterminé par un pronom ou un nom de nombre indéfini, le verbe se met généralement au singulier: Chaque nation, chaque âge, chaque sexe a ses goûts particuliers. Mais on emploie aussi le pluriel ; Aucune injure, aucune imprécation de la multitude ne s'élevèrent (Lam.).
4. Après Vun et Vautre, on met en général le verbe au pluriel, mais le singulier est aussi permis : L'un et l'autre viendront. L'un et l'autre viendra. — Vun et Vautre mis ensemble (le héros et le grand homme) ne valent pas un homme de bien (La Br.). L'un et Vautre à mon sens, ont le cerveau troublé (Boil.). Poîir ne pas croire les apôtres, il faut dire qu'ils ont été trompés ou trompeurs : Vun et Vautre est difficile. L'un et Vautre quitta sa ville (La F. VIII, 19). L'un et Vautre a fait un livre (Id. IX, 1). Quil s'occupe ou qu'il s'amuse, Vun et Vautre est égcd pour lui (J.-J. R.). Dans ce dernier exemple, le singulier est nécessaire.