Sujets liés par d'autres conjonctions
1. Quand les sujets sont joints par non seulement. . . mais encore^ le verbe s'accorde ordinairement avec le dernier : Non setdement toute sa fortune., mais sa vie même courait les plus gy-ands dangers; mais on peut aussi quelquefois mettre le verbe au pluriel en le faisant accorder avec tous les sujets ensemble : Non seulement les épargnes, mais encore le bon ordre font le profit. Non seulement le corps, mais l'âme elle-même se développent jMr Vexercice.
2. Lorsque deux sujets sont unis par les conjonctions comparatives comme, ainsi que, de même que, aussi bien que, autant que, plus que, non plus que, plutôt que, ou par la préposition avec, le verbe s'accorde généralement avec le premier sujet : L'éléphant, comme le castor, aime la société de ses semblables (Buff.). Presque toute la Livonie, avec VEsthmiie entière, avait été abandonnée jjar la Pologne au roi de Suède (Volt.). L'or, autant que les hoyineurs, le séduira. La vertu, plutôt que le savoir^
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élève Vhomme. Le goût uiiQ\\ecXvie\., plus peut-être que le goût p)]ujsi€[ue^ se déprave par les excès. /7harinonie de Bacine, non plus que la douceur de Virgile., w'amollit Ve.rpression des sentiments qui rculeut de Vénergie.
Le verbe se met toutefois au pluriel lorsque la conjonction exprime plutôt l'addition que la comparaison : La santé comme la fortune retirent leurs faveurs à ceux qui en abusent (St-Evreniont), Danx rEggpte, dans VAsie et dans la Grèce, Bacchus ai)isi ry^/'Hercule étaient reconnus pour demi-dieux (Volt.). Vertumne arec Pomone ont embelli ces lieux (St-Lambert). Ma maison, ainsi que la vôtre, ont été vendues fort cher (Besclierelle).
Le singe avec le léopard
Gagnaient de l'argent à la foire (La F. IX, 3).
3. Après c'est mettant en relief deux sujets unis par et non, mais non., moins (que, etc.. le verbe s'accorde avec le sujet sur lequel ne tombe pas l'exclusion : C'est la vertu, et non les richesses, qui ennoblit lliomme. C'est le bon sens, et tion l'esprit et les bons mots, qui fait la râleur morale des hommes. Ce n'' est pas le talent, mais la fortune qui est honorée dans le monde. Ce n'est p>as son mérite,mais les protections qui lui valurent de si grands honneurs. C'est bien moins la fatigue que les contrariétés de tout genre qui niont dégoûté de mon entreprise.
Article II. — Concordance nominale.
1. La concordance nominale consiste dans l'accord de Tadjectif, du participe et du substantif.
2. h'adjectif, qu'il soit prédicat ou attribut, s'accorde en genre et en nombre, avec son sujet, c'est-à-dire avec le substantif auquel il se rapporte : Les bains froids sont salutaires. Nous regardions tous deux cette reine cruelle (Fén.). Cet accord est le même pour les mots qui font fonction d'adjectifs, savoir : V article, les pronoms adjectifs ou adjectifs déterminatifs, comme mon, le mien, cet, tel, même, quel, quelconque, et les 7ioms de nombre indéfinis ou adjectifs indéfinis qui marquent le nombre et non pas la quantité, comme quelque, toid, etc. : Votre conduite est celle dJun insensé. Quelles gens sont-ce là? Quels flots de sang pour elle avez-vous rép)andus ! (Rac . )
3. Le participe s'accorde aussi, en genre et en nombre, avec le substîintif dont il peut être considéré comme Tadjectif : Ils ■'taicnt tous mourants ou morts. Que de services je lui ai rendus ! Les nu'chantsont bioi de la peine à demeurer unis (Fén.). Mais le participe n'est pas toujours variable et sa concordance