‹ Cours de langue française (volume 4)Chapitre 112 sur 196 · Le chevrier · texte numérisé non relu

Le chevrier

Le meneur de chèvres passe dans ma rue vers sept heures du matin, et je me mets à ma fenêtre pour le voir passer. J'entends monter de la rue la chanson de sa flûte : cest une petite mélopée pyrénéenne qui commence sur une note grave et finit sur une fusée stridente. En bas, le chevrier aux jambes courtes pousse devant lui son tro upeau.

Les bonnes chèvres, camuses et poilues, la barbiche au menton, vont devant elles dun air songeur. Les chiens de la rue les regardent dun air surpris, et les plus jeunes, qui voient des chèvres pour la première fois, courent après elles en aboyant. Elles se retournent alors d'un air résolu et baissent leurs cornes : le chien s'éloigne et se tait, intimidé par ce geste menaçant. II. Chantavoine.

QUESTIONS ET EXPLICATIONS

388. Les mots. — Expliquez : un chevrier — une mélopée — pyrénéenne

— une fusée stridente — camuses — intimidé.

339. Les idées. — Pourquoi conduit-on des troupeaux de chèvres dans les rues de Paris? — Quels sentiments l'auteur prête-t-il aux chèvres-

390. L'orthographe. — Remarquez : je me mets — mélopée pyrénéenne

— finit — stridente — camuses — menaçant.

EXERCICE ORAL

391. Lisez le texte. Signalez tous les verbes. Dites pourquoi ces mots sont des verbes.

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