‹ Cours de langue française (volume 4)Chapitre 187 sur 196 · Le roi des Normands · texte numérisé non relu

Le roi des Normands

Les soldats de chaque flotte obéissaient à un chef unique. Il savait gouverner le vaisseau comme un bon cavalier manie son cheval. A l'ascendant du courage et de Thabileté, se joignait pour lui lempire que donnait la superstition. Il connaissait les caractères mystérieux qui, gravés sur les épées, devaient procurer la victoire, et ceux qui, inscrits à la poupe et sur les rames, devaient empêcher le naufrage. Égaux sous un pareil chef, les pirates danois cheminaient gaiement sur la route des Cygnes, comme disent les vieilles poésies nationales. Tantôt ils côtoyaient la terre et guettaient leur ennemi dans les détroits, les baies et les petits mouillages, tantôt ils se lançaient à sa poursuite à travers l'Océan. Les violents orages des mers du Nord dispersaient et brisaient leurs frêles navires; tous ne rejoignaient pas le vaisseau au signal du ralliement; mais ceux qui survivaient à leurs compagnons naufragés n'en avaient ni moins de confiance ni plus de souci; ils se riaient des vents et des flots qui n'avaient pu leur nuire.

Augustin Thierry.

583. Les mots. — Expliquez : les Normands — Vascendaal — Vempire — la superstition — les caractère.^ — la poupe — armure de mailles — les pirates — plus de souci.

584. Les idées. — Pourquoi les pirates normands avaient-ils confiance en leur chef? — En quoi consistait leur superstition? — Pourquoi augmentait-elle l'autorité du roi? — Que savez-vous sur les incursions des Normands en France?

EXERCICE ORAL

585. Lisez séparément chacune des propositions du texte. Dites son sujet et son verbe.

EXERCICE ÉCRIT

586. — Écrivez le texte comme dictée. Soulignez d'un trait chaque sujet, de deux traits chaque verbe.

Mettez entre deux traits | ... | les propositions indépendantes et principales; entre crochets [...] les propositions subordonnées à un verbe; * entre parenthèses (...) les propositions subordonnées à un nom ou à un pronom.

587. Ajoutez aux verbes en italique une proposition subordonnée. Les Normands croyaient (que ...]. — Les hirondelles partent [quand ...].

— Le héron ne trouva plus aucun poisson [parce que ...]. — Veillez sur votre petit frère [de sorte que ...]. — Les soldats formèrent les faisceaux [dès que ...].

588. Ajoutez aux noms ou pronoms en italique une proposition subordonnée.

Une grenouille vit un bœuf (qui ...). — Celui (qui ...) est méprisé de tous les honnêtes gens. — Montrez^moi le chemin (par lequel ...). — L'éléphant est un animal (dont ...). — Évitez ceux (qui ...); recherchez ceux (qui ...). — Tout ce (qui ...) n'est pas or.

l^j^^^^'^^^^^^^^^^^^^^^^^ Chap. IV. — LA PHRASE, ^^^^^^s^s^^^^j^gj^?^^

426. EXPOSÉ. — Une phrase S(^ compose d'une ou de plusieurs propositions. Ces propositions ont des valeui's dilï'érentes.

427. La proposition indépcnclaiite. — La prernièie phrase du texte ne comprend qu'une proposition, car il n'y a qu'un sujet : les soldats et un verbe : obéissaient.

Comme elle a un sens complet par elle-même, on l'appelle proposition indépendante.

428. Principale et subordonnée. — Dans la 2« phrase, nous trouvons deux sujets et deux verbes : i*^ // savait ; 2" un bon cavalier manie.... Il y a donc deux propositions.

La première de ces propositions peut s'énoncer seule : // savait gouverner le vaisseau.

Mais la deuxième : conune un bon cavalier manie son cheval n'aurait pas de sens si. on la disait seule : c'est parce qu'elle sert de complément à la première : elle indique de quelle manière il gouvernait.

429. Une proposition qui sert de complément à un mot s appelle proposition subordonnée.

La première proposition (il savait gouverner le vaisseau), qui n'est pas subordonnée, est une proposition principale.

CF^ \jn subordonné est celui qui est soua les ordres d'un autre; ce mot signifie donc que la subordonnée dépend de la principale, comme un complément dépend du mot qu'il complète.

480. Propositions subordonnées à un verbe. — Parmi les propositions subordonnées, il y en a qui dépendent d'un verbe, comme un complément d'objet, de temps, de manière.

Elles commencent en général par une conjonction de subordination : que, quand, comme, si, lorsque^ etc.

Ex. : // gouvernait le vaisseau proposition principale.

Comme an bon cavalier inanie son cheval prop. sub.au verbe (/o?/rerwn*.

43 1. Propositions subordonnées à un nom. — D'autres propositions subordonnées servent à compléter le sens d'un nom ou d'un pronom. Elles commencent généralement par un pronom relatif: qui, que, dont, où, lequel, etc.

Ex. : Il connaissait les caractères mijstérieux proposition principale.

Qui devaient procurer In victoire pr.sub. au nom caractères.

= GLuestionnaire. =

1. A quoi reconnaît-on une proposition indépendante? — une proposition subordonnée? — une proposition principale? — 2. De quels mots dépendent les propositions subordonnées? — 3. Par quel mot commencent les propositions subordonnées à un verbe? — les propositions subordonnées à un nom?

giiiu$$ssm^sjmjs^s$jsjjj$jjjj^^

GRAMMAIRE '

Ce qu'il ne faut pas confondre.

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