PRÉFACE
Les instructions ministérielles de 1899, qui régissent l'en seignenient du français dans les classes élémentaires et primaires, /envisagent deux méthodes possibles d'enseignement de m grammaire.
a L'.ui»t'pai't d'exeijiples, d'où les règles se dégagent d'elles-mênies : elle appelle ft raKention des élèves sur plusieurs plinises où les mêmes faits de langage « se r/*itiV(luiseiit sous des formes dilléreules et les acliemiue à trouver (' d'eti^-m^ios la conclusion qui s'impose. Voyant la grannnaire se faire sous « le\ns yeux, contribuant à la faire, les élèves s'y intéressent comme à leur œuvie <i [•rt'ynro.
« lAidti'eméthode, plus dogmatique, mais plus courte, fait passer la règle avant c l'exemple, mais de Manière que l'exemple vérilie ausi-ilùt la règle, que l'élève, « dans un devoir parallèle, est mis en demeure d'applicjucr. Ce qui importe, c'est 0 que, de façon ou d'autre, la règle et l'exemple se rejoignent dans l'esprit de a rélè\e. )lais, dans auciui cas, la l'ègle ne doit rester un texte mystérieux qu'il « faut apprendre par cœur sans l'entendre. »
Entre ces deux méthodes, nous avons choisi la première, d<'*sireux de faire autant quepossiblede l'enseignement grammatical une véritable leçon de choses et de ne confiera la mémoire que des principes vérifiés et acceptés par la raison.
Dans ce but, nous n'avons proposé, dans ce livre, aucun terme grammatical avant d'en avoir éclairci le sens et moniré l'emploi; nous avons disposé l'ordi^e des chapitres de façon à étudier les espèces de mots à mesure qu'il nous était possible de faire voir le rôle que ces mots jouent dans la proposition.
De plus, nous avons cherché, en faisant porter nos leçons siu* des textes et en variant le plus possible la forme des exercices, à rendre ces premières notions attrayantes et par là plus profitables pour nos élèves.
Nous souhaiterions d'y avoir réussi.
Ch. Maouet. — Léon Flot.