‹ Cours de langue française (volume 4)Chapitre 83 sur 196 · Gésarin · texte numérisé non relu

Gésarin

Césarin était un gros garçon de trente ans environ, portefaix à ses heures et vagabond les trois quarts du temps. C'était un gars solide, aux membres vigoureux, aux robustes épaules, à la figure rubiconde, avec de gros yeux bleus à fleur de tète et de grosses lèvres que cachait à demi une barbe blonde. Ses cheveux emmêlés sortaient par mèches épaisses de sa casquette sans visière sa blouse déchirée montrait une chemise plus misérable encore, et ses pieds nus passaient à travers les crevasses de ses souliers ferrés. A. Theuriet.

Les enchantements de la forêt. [Hachette et C'^, édit.]

QUESTIONS ET EXPLICATIONS

285. Les mots. — Expliquez : portefaix — vagabond — musdé — rubironde — à /leur de tète — ferrés.

286. Les idées. — Que signifie l'expression : à ses heures'^ — Quelle opinion vous faites-vous deCésarin : 1° au physique; 2° au moral?

EXERCICE ORAL

287. Lisez le texte. Indiquez les adjectifs qualificatifs. Dites à quels noms ils se rapportent,

EXERCICE ÉCRIT

288. Écrivez le texte comme dictée. Soulignez les groupes de mots contenant un nom et un adjectif qualificatif. Recopiez : i" ceux qui sont au singulier; 2" ceux qui sont au pluriel.

289. Employez chacun des adjectifs placés en tète de la ligne avec les noms qui suivent.

blond : un enfant, une chevelure, des cheveux, des nattes. nouveau : un fruit, la lune, les livres, les pommes de terre. vieux : un arbre, des habits, des maisons, des soldats. épais : un cahier, des lèvres, des volumes, une soupe. beau : une route, un enfant, des yeux, des* images. brutal : une force, un acte, des charretiers, des paroles. glacial : un froid, une température, les océans, les régions.

290. Faites accorder comme il convient les adjectifs placés entre parenthèses.

Césarin arracha une feuille à un lierre qui rampait à portée de sa main et, plaçant la feuille entre ses lèvres il en tira des sons (mélodieux) imitant le chant du loriot, de l'alouette et du rossignol. Et comme nous nous tenions {coi) sous les saules, les oiseaux (épars) dans la saulaie vinrent, (attiré) par un charme, voleter autour des arbres. Il y en avait de (tout) espèce : des fauvettes à tête (noir), des pinsons aux ailes (marqué) de bandes (brun), des chardonnerets aux plumes (ébouriffé) et jusqu'à de (gros) merles au bec (jaune) qui s'arrêtèrent eflrontément sur les cerisiers (voisin).

VOCABULAIRE

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