‹ Cours de lavis théorique de l'École PolytechniqueChapitre 50 sur 102 · Chapiteau corinthien (fig · texte numérisé non relu

Chapiteau corinthien (fig

L’ombre du chapiteau corinthienne peut pas être trouvée d’une manière réellement simple, à cause des feuilles qui ornent la corbeille ; mais il est possible, en ne considérant que l’épannelage des feuilles, de déterminer les grandes masses des ombres; le détail se trace ensuite au sentiment.

[a) Ombre de l'abaque sur lui-même. — On pourrait, à la rigueur, traiter l’ombre de l’abaque comme celle d’un listel en creux, mais il est préférable de se servir du plan. On obtiendra des points de l’ombre portée comme il est indiqué pour le point 5 5' portant ombre en 5i5'|.

(b) Ombre de l'abaque sur la corbeille. — Le point AAl5 qui est dans le méridien de symétrie à 43°, donne une ombre portée A3, obtenue par la méthode des plans sécants et par l’emploi de l’angle ® rabattu (voir A'jA7* ramené en A'A'3).

Pour avoir les points limites a\ et sur le cercle 4 qui forme le rebord de la corbeille, on emploie la méthode des projections obliques appliquée en prenant comme plan d’ombres, portées le plan horizontal de la courbe a' fi'. A cet effet, le cercle 4, qui constitue le rebord de la corbeille, est relevé par un rayon lumineux inverse à 45° sur le plan de la courbe «'{J' de l’abaque ; l’opération se fait sur le plan. On relève à 45° O en Û! ; on décrit de Oi comme centre un cercle égal au cercle 4 et qui recoupe en a et fi l’arc de cercle inférieur de l’abaque ; on rappelle a et (3 en a et p' sur l’élévation et on en déduit par les rayons à 45°, les points cherchés a\ et PV

LES OMBRES USUELLES

(c) Ombre de l'épannelage des feuilles. — Cette ombre est tout à fait analogue à l’ombre de l’astragale (n° 31), traitée daDs les leçons précédentes ; on en obtient rapidement les

points les plus hauts Qi ou M, et les points de perte ôj et o2.

Une fois ces masses d’ombres déterminées, ont peut, en

Fig. 87

dessinant les feuilles dans leur épannelage, être fixé sur des points tels que Q,, Mj ou Pj appartenant réellement à l’ombre portée des feuilles ; le reste s’achève au sentiment; mais pour réussir dans ce dessin de sentiment, il est indis¬

pensable d avoir copié et ombré d’après nature un certain nombre de chapiteaux de ce genre, en les éclairant par une lumière dont la direction se rapprochera autant que possible de celle des ravons nsnais à as©

LES OMBRES USUELLES

§ II. — Applications a des details d’architecture

SS. Ombres d’un balustre. (Epure donnée à l’Ecole des beaux-arts, sur feuille demi grand-aigle) (flg. 88).

(A) Enoncé. — Le croquis ci-joint donne, au tiers de grandeur, le profil approché du balustre. La panse aa — bb est exactement sphérique. Les autres profils seront tracés à la main de manière à éviter les jarrets dans les courbes d’ombre propre.

On demande : 1° de déterminer les ombres du balustre (ombres propres et autoportées) ; 2» de tracer les ombres portées sur un toit parallèle à la ligne de terre et incliné sur le plan horizontal d’un angle, a, qui sera compris entre 50° et 60°. Le point z est le point où l’axe du balustre, s'il était prolongé, percerait le toit.

(B) Ombres du balustre. — (a) Echine. — Chercher l’ombre propre de l’échine comme celle du tore n° 26 et du chapiteau dorique n° 48. La tangente à 45° donne en m le point sur le contour apparent. On le ramène en l sur l’axe. Sur l’équateur le point f s’obtient par les deux lignes à 45°, C ,f et E f.

(b) Ombre portée par le tailloir sur l’échine. — On cherche : I” en fP'g' S' la courbe ovale de l’échine, c’est-à-dire son ombre portée sur le plan fuyant à 43" ; et 2» en BA' (à 45") l’ombre auxiliaire, sur le même plan fuyant, de l’arête AB du tailloir. Les points P'etQ' où se coupent ces deux lignes, donnent en p et q, en les remontant à 45° sur la séparatrice de l’écbine, les deux points de perte.

Pour tout le reste de l’ombre de l’échine se reporter à l’ombre du chapiteau dorique n" 48.

(c) Ombre de la panse. — C’est l’ombre propre de la sphère ; on cherche en /'J, la courbe ovale de la sphère, et en 8, !>', / 0 l’ombre de la base, 44, du listel n» I sur le plan fuyant à 45". De la rencontre v', de ces deux courbes on déduit, en remontant à 45", le point limite v de l’ombre portée par la sphère sur le listel n" I.

(d) Scotie. (Voir plus haut, n" 52.)

(C) Ombres portées sur le toit.

(a) L'axe. — En menant par le point z, pied de l’axe sur le toit, une ligne inclinée à l’angle a du toit nous avons en zE'3 l’ombre portée par l’axe.

(b) Le tailloir. — On se rappelle (voir n" 18, ombre d’une cheminée sur un toit) que tous les sommets des carrés situés dans le plan de symétrie à 45», portent ombre en E'3, B',„ A3.... 5’'. .. sur l’ombre portée de l’axe, ce qui permet d’obtenir immédiatement, par des lignes à 45", les parallélogrammes tels que D3E3E'3D'3 d’ombre portée par ces carrés. Menons la diagonale E3D'3 d’un de ces parallélogrammes ; soit 8 la direction de cette ligne ; cela nous donnera l’ombre portée par la diagonale du carré située dans le plan

fuyant à 45»; il nous suffira d’obtenir les points de l’ombre portée tels que P 3t3g'3.... 03.... etc., situés d’un côté de zE'3, pour obtenir, à égale distance, de l’autre côté et sur des lignes parallèles à cette direction S, d’autres points.

Enrésumé, sur l’ombre portée, la ligne zE's (ombre portée de l’axe) est le diamè're de toutes les cordes parallèles à la direction 6. Elle constitue, et cela est important à retenir, une sorte d’axe de symétrie oblique par rapport à la direction 3, très facilement obtenue par la diagonale du parallélogramme d’ombre portée par un carré sur le toit.

{c) L’échine. — Le point le plus bas, S, de la séparatrice porte ombre en S'3 sur l’ombre de l’axe (tangente parallèle à S). Les points de perte P et Q portent ombre en P3 et Q3 sur l’ombre A3B3 du tailloir. Le point m, sur le contour apparent, donne ombre en m3 (tangente à 45°) et t en t3 (tangente horizontale). Cela donne sept points de l’ombre de l’échine ; c’est suffisant pour la tracer.

On y fait ressauter le point de perte g ' en g'3, ce qui donne un point de l’ombre portée par le corps du balustre.

(d) La sphère. — Cherchons les ombres portées par deux diamètres JJ' (points sur l’équateur) et IL (points le plus bas et le plus haut) de la séparatrice, et nous aurons en J3J'3 et i3L3 deux diamètres conjugués de l’ellipse d’ombre portée, desquels nous déduirons un parallélogramme circonscrit 7, 7, 7, 7. A cet effet : l0,les points l et L, étant dans le plan de symétrie à 45», portent ombre sur l’ombre zE'3 de l’axe ; 2° les points J et y étant à 45“ sur l’équateur portent ombre en J3 et f3, sur la parallèle à la direction 3 menée par l’ombre Os du centre de la sphère.

Le reste de l’épure se comprend ensuite facilement.

56. Ombres d’une cuve de fonts baptismaux (fig. 88Ms). (Concours de l’Ecole des Beaux-Arts.) — (a) Description. Un prisme orthogonal régulier, creusé en forme de demisplière, constitue la cuve proprement dite. Ce prisme est supporté par une échine accompagnée de trois annelels et les profils de tous ces éléments sont étagés sur une demisphère concentrique à celle de la cuve.

Le tout repose sur un fût orné de 12 cannelures demicylindriques, terminées à leur partie supérieure par des demi-sphères creuses, en forme de niches. Une bague cylindrique saillante coupe le fût en son milieu. Les cannelures viennent, à leur partie inférieure, s’amortir sur un cône saillant.

Une base composée d’une tore, d’une scotie et d’une plinthe (cette dernière carrée), complète l’ensemble.

(b) Ombres. — 1» Cuve, échine, annelets, comme pour le chapiteau dorique. Néanmoins l’ombre portée par la cuve

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