‹ Cours de lavis théorique de l'École PolytechniqueChapitre 77 sur 102 · S 4 3. iUOh · texte numérisé non relu

S 4 3. iUOh

On trace au crayon la ligne d’ombre propre n° 0 et les lignes de teintes i, 2, 3,... ï, 2, 3. Il faut avoir soin, ainsi que nous l’avons dit et comme cela est visible sur le croquis ci-joint, d’indiquer très légèrement ces lignes au crayon dans toute la partie éclairée, de les marquer un peu plus dans l’ombre propre (lignes 1, 2, 3...) et de les tracer très franchement dans toute la partie abps occupée par l’ombre portée.

Gela fait: la teinte n°0 est passée sur tout ce qui est dans l’ombre propre ou l’ombre portée.

La teinte 1 est passée dans la partie en lumière, depuis + 1 jusqu’à la ligne 1 .

Dans Pornbre portée, elle se limite également, à droite à la ligne 1, tandis qu’elle recouvre en entier l’ombre portée.

La teinte 2 est bordée de même, pour la partie en lumière, aux lignes 2 et 2, tandis que dans l’ombre portée elle s’étend de 2 à toute l’ombre portée.

Et ainsi de suite, jusqu’à la teinte 6.

A ce moment, le lavis est terminé pour tout ce qui est dans la lumière ou dans l’ombre propre, mais la partie dans

l’ombre portée, d , a , b , p, s, est recouverte d’une teinte plate assez forte. L’effet de contre-ombre n’est donc pas encore réalisé.

(b) Lavis des ombres portées. — Pour l’obtenir, il suffit de passer dans l'ombre portée seulement, de nouvelles séries de teintes, que nous nommerons les teintes d’ombres portées. On peut le faire de deux manières différentes, savoir :

l°Du fort au faible. — La première teinte de contreombre (que nous appellerons la teinte 6') sera passée en mmmm sur toute la zone 6 6 noyée dans l’ombre portée; la seconde (teinte 5') sera passée par dessus la précédente, la débordera et se limitera aux lignes o, 3, et ainsi de suite jusqu'à la dernière teinte (n° 0') qui se limitera en ps à la ligne d’ombre propre.

Cette première teinte de contre-ombre (V doit être beaucoup plus forte que la teinte d’ébauche n° 0. Les autres teintes 5', 4', . ., etc., sont de plus en plus faibles et s’obtiennent par additions successives d’eau. Ces additions d’eau doivent être calculées de telle sorte que la dernière teinte d’ombre portée (teinte 0') soit équivalente à la teinte d’ébauche, n° 0, plutôt un peu plus sombre qu’elle.

2° Du faible au fort. — On pourrait aussi, et cela vaudrait mieux, commencer le rendu des ombres portées par la teinte 0', qui est équivalente à la teinte d’ébauche. Puis y ajouter une goutte de teinte de réserve, très noire ; ce qui donnera la teinte 1', et la passer où nous avons dit; ajouter à là teinte i', deux gouttes de noir, ce qui donnera la teinte 2’ et ainsi de suite, jusqu’à la teinte 6' qui sera la teinte 5' additionnée de six gouttes de noir.

Pour que ces additions de noir soient sensibles, il faut que la teinte de départ, 0', ait un faible volume.

(c) Remarque générale. — Il est évident que tout le lavis pourrait se faire en procédant du faible au fort , tandis que nous venons de procéder du fort au faible.

Ainsi, on pourrait commencer par la teinte 6, de couleur très faible : ajouter un peu de couleur dans le godet, ce qui donnerait la teinte 5; à ce moment, ajouter un peu de teinte d’ombre, ce qui fournirait la teinte 4 et ainsi de suite. On arriverait ainsi à la teinte zéro. En y ajoutant de plus en plus de teinte d’ombre, on obtiendra les teintes d’ombres portées 1', 2', 3', . . . , 7'.

On sera peut-être plus sûr, de cette façon, de partir de la teinte la plus claire avec la clarté que l’on désire lui donner, d’obtenir ensuite pour la zone a le ton local de couleur qui convient et d’avoir en dernier lieu (zone 7') le noir voulu dans la zone la plus obscure de l’ombre portée.

Il ne faut pas oublier que tout l’effet d’un rendu dépend du rapport des trois termes principaux, qui sont: la dominante claire , donnée par la zone p en lumière ; la dominante colorée, donnée par la zone a en lumière, et la dominante sombre , donnée par la zone P', dans l’ombre.

Page 1