‹ Cours de lecture à haute voixChapitre 6 sur 13 · SUE · texte numérisé non relu

SUE

un lion un chacun chacun | un aucun

un

un I à un

Tun I et l'autre

Tun j ou l'autre

Tun I avec l'autre importun

un homme opportun

un ban brun

un bain à jeun

défunt défunte lundi emprunt commun à un humble les HuDs

(1) Ce signe | indique qu'il ne faut pas faire la liaison.

EXERCICE SPÉCIAL

SUR on

on

surplomb

amidon

bon

bombe

blond

son

bonbon

plafond

front

long

fond

émotion

rumb

oblong

nation

junte

affront

coton

taon

Laocoon

côlon

onze

non

eolon

oncle

nom

Colomb

(colon) once

pronom

plomb

bondir

surnom

aplomb

jonc

prompt

mignon

pont

! larpon

EXERCICE SPÉCIAL

SUR ë OUVERT ORAVE

mes

il avait

respect

tes

je saurais

aspect

ses

tu saurais

souhait

ces

il saurait

portrait

les

j*aurais

banquet

des

tu aurais

objet

étai

il aurait

sujet

délai

je faisais

baudet

essai

tu faisais

coquet

balai

il faisait

caquet

vrai

je marcherais

cadet

plaie

tu marcherais

bonnet

monnaie

il marcherait

verset

ivraie

j'allais

juillet

craie

tu allais

secret

laquais

il allait

forêt

marais

j'étais

chevalet

mais

tu étais

près

désormais

il était

auprès

palais

il parlait

après

trais

il buvait

progrès

mauvais

il étudiait

succès

français

il mangeait

décès

anglais

il lisait

accès

j'avais

trait

excès

tu avais

forfait

procès

EXERCICE SPÉCIAL

SUR a AIGU

la (art.)

débat

là (adv.)

sofa

hasard

mandat

départ

Canada

rempart

Gaspard

écart

Chouinard

part

Couillard

tard

vieillard

drap

çà et là

avocat

voilà

apostat

déjà

magistrat

tabac

candidat

estomac

état

almanach

soldat

lard

résultat

avare

achat

fard

chat

regard

assassinat

jarretière

prélat

billard

rabat

brouillard

combat

jarre

éclat

amarrer

plat

chamarrer

sabbat

brasser

scélérat

art

doctorat

dard

contrat

égard

noviciat

holà!

vicariat

placard

légat

renard

cauchemar

bazar

acre (subst.)

hangar

nectar

canard

homard

étendard

lézard

poignard

le quart

babillard

bizarre

simulacre

phare

mare

épars

il alla

tu demandas

il demanda

tu étudieras

il étudiera

amassa

il Tamarra

tu allas

qu'il allât

qu'il marchât

je pars

tu pars

il part

il aura

délicat

char

tu liras

tu chanteras

il le bat

tu regarderas

il chantera

il tomba

tu loueras

il aima

il dira

il remercia

EXERCICE SPÉCIAL

SUR â GRAVE

Ah!

barrage

marron

hélas !

baron

mardi

âne

paille

naseau

âge

bataille

oracle

Jadis

trouvaille

pâle

pas (nég.)

semâille

passer

pas (subs.)

maille

passion

acre (adj,)

canaille

plâtre

âpre

entrâille

proclamer

châtain

Versailles

ramasser

jârrêt

gâz

réclamer

châssis

îâze

sabre

châtaigne

3âze

tasser

chbmâiller

classe

tailler

maçon

carrière

taille

châtiment

causer

tailleur

châtier

cadavre

embraser

châtelet

déclamer

bâtiment

château

espace

racler

parrain

éqnâteur

damner

marraine

écraser

Jeanne

accabler

esclave

Aune

barre

flamme

mânne

barrer

lâche

Jacques

barreau

larron

carotte

barrière

mare

carré

carrosse

extase

rafle

Câron

extasier

rafler

chalet

].hâse

râle

râteau

caser

râler

gâteau

châle

âtre

gâté

râner

câlin

case

vâ^e (s.f.)

râ^<oir charrue

gratis ras

vase (s. m.)

charron

châs

évâs»r

charrette

crâne

grabat lacer

râper tâtonner

navrer sâs

lasser

à tâtons

eâsser

lassitude

tâter

railler

magot

mânes

bagarre

pois, qui se bois (subs.)

pron, pou-â noix, — bou-â trois,

qui se pron. nou-â — tro-â

EXERCICE, SPÉCIAL

SUR LE DIPHTONGUE Ot

Comme toi, dites : toiser, toison, toilette, toiture, toile, étoile, je nettoie, je côtoie, dortoir, réfertoire, comptoir, victoire.

Comme loi, dites : loyal, employer, exploiter, éloigner, déployer, je déploie, cloître, parloir, gloire, saloir, l'oisiveté, ployer, je ploie.

Comme fois, dites : foison, foisonner, étouffoir, foyer, autrefois.

Comme soi, diUs : soixante, soif, soir, soirée, poierie, soigner, glissoire, pressoir, rasoir, ostensoir,

arrosoir, reposoir, balançoire, les oiseaux, s'asseoir, je l'aspoirai, assoyez-vous.

Comme roi, dites: royal, droit, droite, adroit, adroite, troid, froide, croix, proie, octroyer, foudroyer, paroisse, croire, je croirai, croiser, miroir.

Comme bois (je), dites : boistion, aboyer, aboi, boire, boisage, boiser, boiserie, boîte, boîtier, ciboire, boitier.

Comme moi, dites : moisson, armoire, arnaoirie, moine. Le Moine, moipir, moite, moiteur, moitié.

Comme doigt, dites : doigter, doigtier, je dois, tu doip, il doit, ardoise.

Coihme TAPINOIS, dites : tapinoise, noir, noise, noirceur, noircir, noisette, il se noie, je me noierai, tu te noyais, noyade, manoir, éteignoir, baignoire.

Commevoix, dites : poisson, poison, poire, poireau, poirier, poissard, poil, poitrine, poivre, poivrière.

Comme voie, dites: voiture, voix, voir, voierie, voisin, voisiner, convoirer, émouvoir, percevoir, recevoir, avoir, voile, voiler, dévoiler, envoyer, à revoir, concevoir, lavoir, savoir, abreuvoir, réservoir, voici, voilà.

Comme choix, dites : choisir, choir, échoir, ma choir, mouchoir, déchoir.

DEUXIÈMP] PARTIE

LA PRONONCIATION No 1.— L'École (1)

Je suis à l'école. — Je viens à Pécole pour apprendre quelque chose qui me soit utile. — Je suis un écolier. — Le maître m'instruit. — D'autres enfants viennent aussi à l'école pour apprendre. — Ces enfants Pont mes camarades d'école. — Le maître enseigne, et nous, enfants, nous apprenons. — Nous apprenons à parler correctement, à lire, à écrire, à calculer, à dessiner et à chanter. — A l'école, nous entendons souvent parler de Dieu, et l'on nous y apprend le catéchisme et la prière. — Les enfants sages se rendent volontiers à l'école.

La salle d'école est grande, propre et bien éclairée. — Il y a dans cette salle des bancs et des pupitres. — Les enfants sont assis sur les bancs. — Dans l'école se trouve une grande planche noire. — Le maître écrit avec de la craie sur cette planche. — Pour la nettoyer, il se sert d'un torchon. — J'ai une ardoise. — Celle-ci est bien plus petite que la planche noire. —

(1) Le texte de cette deuxième partie est emprunté au Nouveau Livre de Lecture de Th. Braiin. Il a été modifié en plusieurs endroits, et augmenté de trois chapitres : le Cultivateur, VEtat et l' Egliae.

Elle est encadrée. — Je pnis effacer ce que j*ai écrit sur mon ardoise. — J'écris aussi snr le papier. — Pour cela il me faut de l'encre et une plume. — L'écriture sur le papier ne sVffaoe plus. — On ne peut écrire qu'une seule fois sur le même papier.— J'ai aussi un livre de lecture. — Il se compose de beaucoup de feuilles reliées ensemble.— Je me sers de ce livre pour lire.

La classe commence le matin vers neuf heures et l'après-midi à une heure.— Je dois me trouver à temps à l'école. — Mes livres et mes cahiers doivent toujours être en ordre. — Nous prions avant que les leçons commencent. — Nous faisons une prière pour demander à Dieu la grâce de nous assister pendant la leçon. — A la fin de la classe nous prions pour remercier Dieu. — Tous les enfants doivent être tranquilles et attentifs pendant que le maître parle et enseigne. — Les élèves sont partagés en groupes différents, suivant leur capacité. — Le mHitre s'occupe souvent d'un seul groupe en particulier. — Pendant ce temps les autres enfants sont sous la direction de moniteurs.

Le maître se donne beaucoup de peine pour instruire ses élèves.— Ceux-ci doivent être reconnaissants à son égard. — Comment montreront-ils leur reconnaissance? — Ils doivent être sages et appliqués. — C'est là la plus grande preuve de reconnaissance qu'ils puissent lui donner. — Des enfants sages et appliqués deviennent intelligents, et acquiè-

rent de rinstruction. — Leurs parente, leurs maîtres et tous les gens de bien les aiment. — Dieu les protège et les bénit.

No 2. — La Famille

Après la classe, je retourne à la maison paternelle.— Là sont mes parents, mes frères et mes sœurs. — Mon père, ma mère et nous, enfants, nous formons une famille. — D'autres parents, tels que notre grand-père, notre grand'raère, notre oncle, notre tante appartiennent également à la famille. — Dans une famille bien unie, toutes les personnes s'aiment beancoup les unes les autres. — Si Tune est heureuse, toutes les autres s'en réjouissent. — Le chagrin de l'une attriste toutes les autres.

Le père travaille pour sa famille et la nourrit. — Il cultive les champs, exerce un métier ou se livre à une autre occupation utile. — La mère soigne le ménage. — Le père et la mère se donnent beaucoup de peine pour élever leurs enfants. — Ils leur procurent la nourriture et les habillements. — Si un de leurs enfants est malade, ils font venir le médecin et achètent des remèdes. Les petits enfants causent surtout beaucoup de soucis à leur mère. — Quand j'étais tout petit, je ne savais ni marcher, ni même me tenir sur mes jambes. — Je ne pouvais rien faire pour moi.— Je n'aurais pas vécu longtemps, si personne ne s'était chargé de moi. — Je sais qui m'a presque toujours porté sur ses bras, nourri, soigné et endormi par son chant. — Ma mère avait encore

beaucoup d'autres choses à faire : elle devait coudre, tricoter, filer, laver, repasser et faire la cuisine. — Mais elle ne m'oubliait jamais. — Lorsque j'étais malade, elle se tenait trit*teet poucieuse près de mon petit lit. — Elle a passé bien des nuits sans dormir à cause de moi. — Mon père lui venait toujours en aide.

Aussitôt que je pus les comprendre, mon père et ma mère me parlèrent de Dieu, de Jésus-Christ, de la Sainte-Vierge, et m'apprirent à prier. — Ils me dirent ce qui est bien et ce qui est mal. — Ils me recommandèrent de faire le bien et d'éviter le mal. — Pour me détourner du mal, ils me punirent de mes fautes et de mes méchancetés. — Lorsque je fus assez grand, ils me conduisirent avec eux à l'église et m'envoyèrent à l'école. — Maintenant encore ils ont soin de moi, afin qu'il ne me manque rien. — Ils se donnent beaucoup de peine pour taire de moi un homme sage, laborieux et bon. — Ils font tout cela, parce que c'est agir selon la volonté de Dieu et qu'ils m'aiment bien. — Jamais je ne pourrai leur rendre le bien qu'ils me font. — Je serai reconnaissant, j'aimerai mes bons parents de tout mon cœur, et je prierai tous les jours pour eux. — Lorsqu'ils seront vieux et faibles, je serai leur soutien, en travaillant pour eux. — Le quatrième commandement dit : Fères et mères tu honoreras^ afin que ta vives longuement.

Mes frères et mes sœurs sont aimés de mes parents autant que je le suis moi-même. — Si de

mon côté j'aime mes frères et mes sœurs, si je me conduis envers eux avec bonté et douceur, je rendrai mes parents bien contents et je me conformerai à la volonté de Dieu. — Si les parents ne peuvent pas faire seuls l'ouvrage de la maison, ils prennent à leur service des domestiques, des journaliers et des servantes. — Les domestiques doivent être obéissants, modestes, fidèles et laborieux. — Les bons maîtres leur donnent la nourriture et des gages convenables, et les traitent avec la même bonté que s'ils faisaient partie de la famille. — Les enfants aussi doivent se bien comporter envers les domestiques ; ils n'ont pas d'ordre à leur donner.

Chacun a sa besogne à la maison ; une activité constante y règne du matin au soir. — En dehors des heures de classe, les enfants doivent assister leurs parents autant qu'ils le peuvent. — Ceux d'un certain âge pourront soigner leurs sœurs ou leurs frères en bas âge, et trouveront une foule d'autres occupations en rapport avec leurs forces. — Un enfant sage aime le travail. — Les parents lui laisseront aussi le temps de jouer, et il pourra se réjouir de bon cœur, s'il a été sage et s'il a bien travaillé.

No 3. — La Maison

Les hommes ne peuvent pas toujours séjourner en plein air. — Ils se bâtissent des maisons, afin de se garantir des intempéries de l'air, des animaux nuisibles et des hommes méchants. — Il y a plusieurs choses à remarquer dans une maison. — Au dehors,

on voit quatre murs, un toit, plusieurs feuêtrea et deux portes. — Les quatre murs sont perpendiculaires.— Ils empêchent le froid et la pluie d'entrer par les côtés dans la maison. — Ces murs sont de pierre, ou de briques, ou de bois, ou même quelquefois de terre. — Le toit est la partie supérieure de la maison : il est en pente. — Il empêche la pluie de tomber dans la maison. — Il est fait de planches, et recouvert le plus souvent de bardeaux, de ferblanc ou de zinc. — Dans quelques pays les toits sont d'ardoises, de tuiles ou de paille. — Dans l'intérieur, le toit est soutenu par une charpente de bois. — Les fenêtres sont percées dans les murs. — Elles se composent de plusieurs vitres fixées dans un châssis de bois. — La lumière pénètre dans la maison par les fenêtres. — On peut les ouvrir pour renouveler l'air. Dans quelques maisons, il y a de petites fenêtres ; dans d'autres les fenêtres sont aussi grandes que des portes. — Les portes sont aussi percées dans les murs. — Elles sont faites de bois, et de manière à pouvoir s'ouvrir et se fermer facilement.

Dans une maison, il y a ordinairement plusieurs chambres. — Celle où l'on mange s'appelle la salle à manger, celle où l'on fait cuire les aliments s'appelle la cuisine, et celle où l'on couche, chambre i\ coucher. — Dans les grandes maisons, il y a aussi des chambres pour les étrangers, pour les enfants, pour les domestiques, et un salon de réception.

Il y a des maisons qui n'ont qu'un seul étage ; d'autres ont deux ou trois étages, plus la cave et le grenier.-— Dans les grandes villes les maisons ont quelquefois jusqu'à six ou sept étages.— Elles sont très grandes, et plusieurs familles peuvent y loger

ensemble. — On va d'un étage à l'autre par les escaliers».

Au grenier, on garde le vieux linge, les vieux meubles, les fruits, les graines, les berbes, et autres objets qu'il faut préserver de l'bumidité.

Dans la cave, il fait assez buniide. — La lumière et la cbaleur ne peuvent y pénétrer facilement. — On conserve dans la cave les lé^jiimes, le bois, les viandes salées, le beurre et beaucoup de choses qui, dans toute autre place, se gâteraient, par suite de la cbalcur ou du troid.

Il y a de petiU^s et de grandes maisons. — La maison dans laquelle on tient l'école s'appelle maison d'école. — La maison habitée par mof «sieur le curé s'appelle le presbytère. — Il y a en outre des maisons de campagne, des maisons pour les orphelins, des maisons de correction pour les enfants qui ne sont pas sages, etc.

Pour bâtir une maison, il faut du temps et de l'argt^nt. — On emploie un architecte, des maçons, des charpentiers, des menuisiers, des peintres en bâtiments, des serruriers, des couvreurs et quelquefois il faut avoir recours au tapissier.

No 4. — Le Jardin

Beaucoup de gens ont un jardin. — Ils y cultivent des légumes, des arbres fruitiers et des fleurs. — Les légumes sont très utiles dans un ménage. — C'est pourquoi l'on aime à avoir le jardin près de la maison.— Parmi les animaux domestiques il y en a qui circulent saî'S cesse ; d'autres sortent de temps en temps seulement. — Ces animaux peuvent

faire de grands dégâts dans le jardin. — Pour les empêcher d*y entrer, on entoure ordinairement le jardin d'une palissade ou d'un mur. — Le jardin est divisé en plusieurs carrés : dans l'un on plante des choux, dans un autre de la salade, dans un troisième du céleri, etc. — Entre les planches ou carrés se trouvent des allées. — Il y a des jardins dans lesquels les allées sont larges et sablées. — Les carrés et les plates-bandes sont ordinairement bordés de gazon et de fleurs. — Celui qui n'a qu'un petit jardin ne fera pas de larges allées, s'il veut que son jardin produise le plus possible. —On trouve dans presque tous les jardins des arbres et des arbrisseaux. — Un jardin dans lequel on ne cultive que des légumes s'appelle jardin potager.

Dans un jardin potager on cultive des pommes de terre, des choux, des carottes, des pois, du blé d'Inde, des salades, des cornichons, des asperges, des fèves, du céleri, du persil, des oignons, des raves, de la chicorée, des tomates, de la ciboulette, etc. — Plusieurs de ces plantes sont employées comme légumes, d'autres comme assaisonnement pour les mets. — Celui qui veut cultiver avantageusement son jardin est obligé de faire divers travaux, tels que : arracher les mauvaises herbes, fumer, bêcher, semer, planter, arroser. — Tout cela doit être fait avec beaucoup de soin et d'attention.

No 5. — Les Voisins

A côté et vis-à-vis de notre maison se trouvent plusieurs autres maisons. — Les habitants des mai-

sons qui sont situées près de la nôtre sont nos voisins.- Les personnes de notre voisinage sont nos connaissances. — De bons voisins vivent en paix entre eux : Tun vient avec plaisir au secours de Tautre, et chacun se réjouit si l'un d'eux prospère.

No 6.— Le Village

Plusieurs maisons situées les unes près des autres forment un village, un bourg ou une ville. Les habitants sont en relations fréquentes entre eux, et peuvent s'assister, soit par le travail, soit en cas de maladie ou d'accident.

Dans le village, les maisons sont plus ou moins isolées, et ne forment pas des rangées régulières. — A côté des maisons se trouvent des prairies et des jardins. — Souvent elles eont entourées d'un si grand nombre d'arbres, que dans le lointain ou n'aperçoit que le clocher et quelques toits. — Il y a de graods et de petits villages.

Les habitants du village s'occupent le plus souvent à labourer et à élever des bestiaux. — C'est pourquoi ils ont à-côté de leurs maisons une grange, des étables, des écuries et une basse-cour. — Dans la grange on conserve et l'on bat le grain. — L'étable et l'écurie sont destinées aux animaux domestiques.— Dans la basse-cour on voit le fumier ; on y voit aussi des instruments aratoires, tels que charrues, herses, rouleaux, charrettes et voitures.

Les habitants des villages ne s'occupent pas exclusivement d'agriculture ; il y a aussi des tail-

leurs, des couturiëres, des cordonniers, des forgerons, des menuisiers, des charrons, des maçons, des bouchers, des boulanorers, des marchands et des hôteliers. — Dans le village se trouve une école où s'assemblent les enfants pour s'instruire. — Ordinairement l'instituteur y a son domicile. — Dans presque tous les villages, il y a une église qui est le plus grand et le plus bel édifice de tout l'endroit. — Elle est surmontée d'un clocher qu'on aperçoit de loin. — Les cloches sont suspendues dans le clocher. — Elles invitent les paroissiens à prier; elles les appellent aux divers offices qui se célèbrent dans l'église. — Elles annoncent aussi les baptêmes et les décès. — L'endroit où sont enterrés les morts s'appelle cimetière. — Il est situé près de l'église. — Il est clos de murs. — Dans beaucoup de cimetières les tombes sont marquées d'une croix de bois ou de pierre avec des inscriptions.— Beaucoup de personnes ont la touchante habitude de visiter les tombes de leurs parents.

No 7.-La Ville

La ville a un tout autre aspect que le village. — Les maisons sont en général mieux bâties, plus régulièrement disposées, et plus rapprochées les unes des autres. — On y voit beaucoup de rues et de places entourées de bâtiments. — Communément, on y remarque de belles églises, de grandes écoles et d'autres édifices publics, tels que l'hôtel de ville, la cour de justice, la prison, un collège, un hospice pour les orphelins et les vieillards, un hôpital pour les malades. — Il y a des villes qui sont entourées de murailles, percées de portes qu'on ferme pendant la

nuit. — Dans les petites villes, on se livre assez souvent à ^agriculture. — Les habitants des grandes villes sont, pour la plupart, des ouvriers, des marchands, des fabricants ; d'autres exercent une profession libérale, comme celle de médecin, d'avocat, de professeur ou de magistrat ; quelques-uns enfin vivent du revenu de leurs biens. — Les métiers qui s'exercent dans les villages s'exercent aussi dans les villes ; ici on a, en outre, des teinturiers, des tanneurs, des chapeliers, des tourneurs, des fondeurs, des quincailliers, des tonneliers, des barbiers, des serruriers, etc., etc. — On trouve aussi dans les villes des pharmaciens, des hôteliers, des brasseurs, des boulangers et des bouchers. — La ville se distingue encore du village en ce que plusieurs de ses habitants n'ont ni champs ni jardins ; aussi bien n'auraient-ils pas le temps de s'en occuper, puisqu'ils se livrent à un autre genre de travail. — Dans l'intérieur de la ville est une place servant de marché, où les gens des environs apportent à certains jours de la semaine du grain, des légumes, du lait, du beurre, du fromage, des œufs, du poisson, de la volaille, des fruits et d'autres comestibles, que les habitants de la ville achètent. — Les campagnards, de leur côté, achètent aussi beaucoup aux citadins (c'est ainsi qu'on nomme les habitants de la ville). •

No 8. — Les Autorités

Chaque pays a des chefs qui constituent l'autorité.— Les autorités s'occupent du maintien de l'ordre et de la sécurité publique. — Elles veillent à ce que les lois soient observées. — Nul habitant du

pays ne peut transgresser impunément ces lois. — Sans l'application de ces lois, personne ne serait en sûreté pour ses biens, ni même pour sa vie. — Les habitants payent des impôts qui sont employés à faire exécuter les travaux d'utilité publique, à soutenir l'armée et les fonctionnaires de l'Etat. — Chaque pays a besoin de soldats pour se préserver des attaques des étrangers, et pour maintenir le bon ordre dans l'intérieur. — Tous les soldats réunis forment V armée ou la, Jorce armée du pays, composée d'infanterie, de cavalerie, de génie et d'artillerie. — Il existe aussi, dans quelques pays, un corps armé qu'on nomme gendarmerie, et qui est spécialement chargé de maintenir l'ordre. — Les grands pays baignés par la mer ont, outre l'armée de terre, une flotte qui se compose de vaisseaux de guerre et qui constitue la marine de guerre.

No 9. Les Champs

En dehors des villages et des villes, s'étendent les champs et les prairies. — Daus les champs on cultive du grain (blé, seigle, orge, avoine), des pommes de terre, des pois, des fëves, des betteraves, des carottes, des navets, du trèfle, du lin, etc. — Pour que les fruits de la campagne puissent croître et mûrir, il faut que les hommes travaillent ; il faut labourer, semer, planter, herser, arracher les mauvaises herbes, etc., etc. — Cependant tout cela ne suffit pas. — Après que le laboureur a bien préparé et ensemencé son champ, qui est-ce qui conserve les grains confiés à la terre ? — Qui les fait germer, pousser et grandir? — Qui recouvre de neige, peudant

Phi ver, ces jeunes plantes si tendres et si faibles ? — Qui envoie la rosée, la pluie, le vent et le soleil pour faire mûrir les grains ? — Qui est-ce qui veille sur nos récoltes pour qu'elles ne soient pas détruites par les mauvais temps ? — C'est à Dieu seul que nous sommes redevables de tant de bienfaits. — Sans l'assistance de Dieu, l'homme travaillerait vainement. — Puisque tous les biens nous arrivent de Dieu, il n'est que trop juste de le prier, de le remercier chaque jour, et de lui dire : " Donnez-nous notre pain quotidien."

No 10. — Les Prairies

L'herbe croît dans les prairies. — Les prairies sont ordinairement situées à proximité d'une rivière ou d'un ruisseau. — Dans certains pays, on amène l'eau, par de petites tranchées, sur les prairies, pour favoriser la végétation de l'herbe. — Bien des ruisseaux grossissent au point que leurs eaux sortent de leur lit et inondent les prairies avoisinantes. — Ces inondations sont fort utiles, quand elles ne sont pas excessives. — C'est au printemps que l'herbe pousse, parsemée de fleurs. — Quel charmant coup d'oeil que celui d'une prairie en été !

Lorsque l'herbe est devenue assez haute, on la fauche et on la répand sur le sol pour la faire sécher. — Elle devient ainsi du foin. — Le foin est la principale nourriture des bestiaux. — Les chevaux, les vaches, les moutons l'aiment beaucoup. — Il se conserve bien et pendant longtemps. — Dans certains pays on en récolte deux fois par an dans une même prairie. — Le foin de la seconde récolte s'appelle

regain, — Chez nou8, les cultivateurs font paître leurs bestiaux dans les prairies, après la prenoiière récolte.

No 11. — Les Cultivateurs

La terre nourrit tous les êtres vivants qui l'habitent : les plantes, les animaux et l'homme lui-même ; mais elle ne le fait qu'à une condition : il faut la cultiver. — Après avoir créé l'homme, Dieu le plaça dans le jardin d'Eden pour le cultiver et le garder. — Il dit à Arlam après son péché : Parce que tu m'as désobéi, la terre est maudite à cause de toi ; tu n'en tireras chaque jour ta nourriture qu'avec un grand labeur ; tu mangeras ton pain à la sueur de ton front. — Dans l'état d'innocence, la culture de la terre était pour l'homme une douce jouissance ; après son péché, elle devint son châtiment. — Le travail des champs a donc été imposé directement à l'homme par Dieu lui-même ; c'est ce qui fait son plus beau titre de gloire. — A l'afi^riculteur seul a été confié la noble fonction de nourrir le genre humain tout entier. — Comme Josepb sous Pharaon, il est l'intendant de Dieu sur la terre. — Les personnages les plus illustres, les hommes les plus savants sont obligés de lui adresser cette prière que lui-même n'adresse qu'à Dieu ; Donnez-nous notre pain de chaque jour. — Dieu l'a voulu ainsi, pour honorer, en l'humble persoime du cultivateur, son coopérateur dans l'ordre de la nature, son associé dans les soins bienfaisants de sa divine providence.

Le cultivateur intelligent, pénétré de respect pour une si belle vocation, s'efforcera de remplir

fidëlement les devoirs qu'elle lui impose. — Il étudiera son art avec soin, et tâchera d'améliorer la terre que ses përes lui ont laiesée. — Il n'agira point en aveugle et avec un esprit de routine ; mais avec discernement, examinant la nature du terrain sur lequel il est appelé à travailler. — Si c'est un sol argileux^ les labours seront plus profonds, les hersages plus multipliés ; il se servira même du rouleau pour pulvériser complètement la terre. — Au besoin il pratiquera ce que l'on appelle des amendements^ en transportant une terre légère sur un sol compact, afin de le subdiviser. — Il aura soin que les rigoles, les fossés et les drains fonctionnent parfaitement ; de cette manière l'eau s'écoulera, le champ ne sera point inondé, ni le grain noyé. — Ce qui l'occupera surtout, ce sera la confection des engrais et le traitement àe^ fumier s. — Les litières, le 'purin, la chaux, les cendres, le plâtre, les eaux sales, tout sera mis à profit ; car sans engrais et beaucoup d'engrais, il n'y a pas de bonne culture possible. — Il se gardera bien de semer tous les ans le même grain dans la même terre, ce qui l'épuiserait bientôt; et pour détruire les mauvaises herbes, il mettra son champ en pré. — Un cultivateur qui a de bonnes prairies, et qui récolte beaucoup de foin, est toujours un cultivateur à l'aise. — Il mettra de l'ordre et de la propreté dans tout son domaine ; plantera des arbres fruitiers autour de sa maison, des arbres d'ornement le long des chemins, et conservera précieusement les petits bocages qui peuvent servir d'abri à ses animaux. — Les arbres sont la demeure naturelle des oiseaux ; c'est là qu'ils construisent leurs nids. — Or, Dieu a créé les oiseaux pour protéger les moissons, les légumes, les arbres, les fruits, contre

les ravages des insectes. — Chaque oiseau mort, ce sont des millions d'insectes sauvés, et des millions d'insectes amènent la famine. — Celui qui protège l'oiseau travaille donc à écarter la famine ; et celui qui tue un petit oiseau, contribue à rendre le pain plus cher. — L'hirondelle, le martinet, le tritri, la fauvette, le moucherolle, le pic, l'engoulevent, le rossignol, le mésange, le chardonneret, le merle, l'étourneau, le gros-bec, le jaseur, le goglu, le moineau, et même le crapaud, la chauve-souris, sont les meilleurs amis du cultivateur ; ils lui rendent des services incalculables, en dévorant une quantité prodigieuse d'insectes. — Il faut donc les attirer et les retenir autour de la maison, en conservant précieusement les arbres qui peuvent leur servir de retraite. — L'enfant sage comprendra cette vérité : il ne déchirera point l'écorce des arbres, et il ne détruira point les nids des petits oiseaux.

No 12.— Les Forêtf

Dans les forêts, il y a beaucoup d'arbres : il y en a de grands, de petits, de vieux et de jeunes. — Ils ne sont point plantés en rangées, mais irrégulièrement.— Ordinairement on trouve dans les forêts des érables, des chênes, des hêtres, des bouleaux, des pins et des sapins. — Le chêne, le merisier, le noyer, le pin, l'épinette rouge, l'épinette blanche, sont des objets de commerce très importants.— L'érable, le merisier, le hêtre, l'épinette rouge, l'épinette blanche, le bouleau, sont très précieux comme bois de chauÔage. — L'érable est un arbre que nous devons conserver avec soin. —

De sa sève, on extrait, par la chaleur, une matière sucrée qu'on appelle sucre d* érable, et que les enfants aiment beaucoup. — Le sucre d'érable est très agréable au goût, et d'un usage journalier dans l'économie domestique. — La forêt est la demeure de beaucoup d'animaux. — Les oiseaux nichent ordinairement sur les arbres et dans les buissons. — Les pinsons, les merles, les fauvette?, les chardonnerets, les rossignols nous réjouissent par leur chant. — Le rusé renard a sa tanière dans la forêt où il se cache ; le petit écureuil grimpe sur les arbres et saute de branche en branche, d'arbre en arbre ; le lièvre et la perdrix se tiennent cachés dans le bocage. — L'orignal, le caribou, l'ours, le loup, le loup-cervier, le castor, ne demeurent que dans les grandes forêts ; là même ils deviennent de plus en plus rares. — Quelques-uns de ces animaux causent souvent de grands dommages. — Le renard prend la volaille ; le loup et l'ours volent les moutons, et quand ils sont aflamés ils s'attaquent à l'homme même. — Cependant on ne les laisse pas faire tranquillement ; les chasseurs les poursuivent et les tuent. — La chair du lièvre et celle de la perdrix sont fort estimées. — L'ours, le castor, le renard, la loutre, la martre et le vison nous fournissent d'excellentes fourrures.

No 13.— Les Plantes

Les plantes, avec leurs fleurs colorées, leurs feuilles et leur fruits, sont l'ornement de la terre. Le lieu où il ne croît pas de plantes est triste et désolé. — L'or et l'argent, les pierres précieuses et

les perles ont une valeur aux yeux des hommes, et cependant ce ne sont que des objets sans vie et sans mouvement. — Les plantes ont de la vie ; elles croissent, verdoient, fleurissent et portent des fruits. — Elles tirent leur nourriture de la terre ; et, comme nous, elles ont besoin d'air pour pouvoir exister. — Des que Tune de ces deux conditions indispensables vient à manquer, elles ne peuvent ni verdir ni fleurir ; elles se fanent, se dessèchent, et leur vie touche à sa fin. — Même quand elles ont suffisamment ce qui leur est nécessaire, elles meurent après un certain temps. — L'âge auquel elles parviennent varie beaucoup suivant les espèces. — Les unes ne vivent qu'une seule année ; d'autres deux, trois années, et davantage.— La racine de la plante s'enfonce ou dans la terre, ou dans les interstices des rochers et des murs. — Le collet de la racine donne naissance à la tige qui se divise en branches ; celles-ci se subdivisent en une multitude de rameaux. — Les branches et les rameaux produisent à leur tour les feuilles, les fleurs et les fruits. — Il y a une grande diversité parmi les plantes ; c'est pour cette raison qu'on les divise en arbres, en arbrisseaux, en herbes, en champignons et en mousse.

L'utilité des plantes est très grande. — Elles fournissent aux hommes et aux animaux la plus grande partie de leur nourriture. — Elles nous donnent des matières premières pour nos vêtements, du bois pour construire nos habitations, et, outre le bois de chauÔage, elles nous procurent une foule d'autres produits précieux.

Plusieurs plantes sont employées dans la pharmacie ; d'autres sont cultivées pour la beauté de

leur forme et pour la couleur et Todeur de leurs fleura. — Parmi les plantes il y en a qui sont nuisibles à la eanté, et qui peuvent même détruire la vie de l'homme : on les appelle plantes vénéneuses. — Votre maître vous montrera celles qui ont ce caractère et qui croissent dans l'endroit que vous habitez ; il vous dira ensuite à quoi on peut les reconnaître, afin que vous puissiez prendre vos précautions.— Ne portez jamais à la bouche les fleurs ou les rameaux d'une plante que vous ne connaissez point.

On prépare quelquefois avec les plantes vénéneuses des remèdes salutaires : ces plantes si nuisibles ont ainsi parfois une grande utilité : il ne faut donc pas souhaiter qu'elles n'existent pas. — Tout ce que le bon Dieu a créé est utile, mais il est nécessaire que les hommes s'appliquent à connaître les propriétés de ces végétaux et qu'ils les emploient avec discernement.

No 14. — Les Élévations du Sol

La surface de la terre n'est pas partout unie : par-ci par-là il y a des élévations, des collines et des montagnes. — Les collines ne sont pas fort hautes, mais les montagnes ont une élévation plus considérable : il y en a quelques-unes qui vont jusqu'aux nuages.

En gravissant une montagne, on se fatigue beaucoup ; mais, par compensation, on jouit d'une belle vue lorsqu'on est arrivé au sommet.— Les regards, que rien n'arrête, embrassent une vaste étendue de terrain. — Du haut des montagnes, on voit des églises,

des forêts, de belles vallées couvertes de verdure ; de là on distingue très bien aussi les vil lasses environnants, leurs champs, leurs prairies et leurs bosquets.— Les hommes que Ton voit marcher au bas de la montagne paraissent aussi petits que des poupées, et les arbres ne semblent pas plus grands que des arbrisseaux. — La partie inférieure d'une montagne prend le nom de pied ; la partie supérieure celui de cime ou sommet. — Les flancs s'étendent du pied de la montagne au sommet. — Rarement les montagnes sont isolées, mais plusieurs sont liées les unes aux autres : c'est ce qu'on appelle chaîne de montagnes. — Les sommets des hautes montagnes sont stériles et souvent couverts de neige et de glaces éternelles. — Souvent il se détache du sommet de ces montagnes une masse de neige, qui se grossit en tombant et couvre parfois dans la vallée des villages entiers. — Cette masse de neige se nomme avalanche. — Sur les flancs des montagnes croissent des arbres, des arbrisseaux et toutes sortes d" herbes. — Au pied et dans la vallée on voit des champs cultivés. — Savez-vous d'où viennent le fer, l'argent et l'or ? — C'est du sein de la terre qu'on extrait ces métaux ainsi que tous les autres. — Les hommes qui travaillent dans les montagnes pour extraire les minerais s'appellent mineurs, et les fosses d'extraction se nomment minières.

No 15. — Les Enfoncements du Soi

Les enfoncements du sol sont à sec ou remplis d'eau. — La plaine qui sépare le pied de deux hauteurs s'appelle une vallée. — Une petite vallée est un

vallon. — Un vallon trës étroit prend le nom de défilé ou de gorge. — Un espace creux dans la terre est une caverne. — Si la caverne est étroite et obscure, elle prend le nom de crevasse. — Les cavernes servent souvent de repaire aux bêtes sauvages : en ce cas on les nomme tanières ou antres. — Si ces cavités sont creusées par les animaux eux-mêmes, on les appelle terriers. — La plupart des terriers ont plusieurs issues. — Le plus grand nombre des cavernes se sont formées naturellement. — A cette dernière classe appartiennent aussi les souterrains sans issue extérieure. — Les terrains bas remplis de boue ou de mares se nomment marais ou marécages. — Quelques marais produisent de l'herbe, des roseaux, même des arbres. — L'enfoncement contenant de l'eau, et se desséchant de temps en temps, est une mare. — Les eaux qui séjournent dans les enfoncements sont appelées des eaux stagnantes. — Les étangs et les lacs sont de ce nombre. — Les étangs et les canaux sont l'ouvrage des hommes, et on les a construits de manière à pouvoir laisser écouler l'eau par des déversoirs. — Les lacs, au contraire, sont l'œuvre de la nature. — Ce sont de grandes masses d'eau, bordées de tous côtés par la terre, et sur lesquels les vents impétueux produisent souvent des vagues élevées.

Dans les champs, dans la prairie, dans les bois circulent çà et là des filets d'eau, des ruisseaux, des rivières ou des fleuves. — Chacun de ces courants a deux rives, la rive droite et la rive gauche ; la rive droite est celle qui est à droite lorsqu'on se figure être placé au milieu du courant, et avoir la face tournée du côté vers lequel l'eau coule. — Les ruisseaux ont parfois des rives élevées ; d'autres fois

presque plates. — Les rives sont parsemées d'herbes, de fleurs, de buissons, d'arbrisseaux et d'arbres. — Le creux dans lequel l'eau coule se nomme le lit. — En remontant un ruisseau, on arrive à un monticule ou à une montagne d'où l'eau sort, c'est ce qu'on appelle la source. — Eu descendant on arrive à un endroit où le cours d'eau se jette dans un autre, c'est l'embouchure. — L'espace compris entre la source et l'embouchure est le cours. — Dans les plaines, les ruisseaux coulent paisiblement ; mais dans les contrées dont le sol est accidenté, quelquefois ils deviennent impétueux. — On donne le nom de torrent à un courant d'eau rapide qui est produit par les orages, ou par la tonte des neiges, et qui ne dure pas longtemps. — Les chutes d'eau presque perpendiculaires sont des cascades ou cataractes. — Plusieurs ruisseaux, après s'être réunis, forment une rivière ; les rivières se déversent dans un cours d'eau qui, s'il se jette dans la mer, s'appelle fleuve. — Les rivières qui se jettent dans une rivière ou dans un fleuve en sont les affluents, et l'endroit où se fait la jonction est le confluent. — On navigue sur les petites rivières avec des barques, des nacelles ou des bateaux. — Sur les grandes rivières et sur les fleuves vont et viennent des vaisseaux, des bateaux à vapeur qui transportent des voyageurs et des marchandises d'un lieu à un autre. — Les fleuves et les rivières sont traversés çà et là par des ponts de bois, de pierre, ou des ponts volants.

La mer est la plus vaste étendue d'eau ; elle a plus de mille lieues de longueur et de largeur, et dans maint endroit jusqu'à deux lieues de profondeur.— On la cite au nombre des eaux stagnantes, bien qu'elle ait plusieurs mouvements : vagues,

flots, courants, marées, flux et reflux. — Le goût salé de son eau la rend impotable. — C'est sur la mer que naviguent les grands bâtiments de guerre et les bâtiments marchands.

No 16. — Les Animaux

La terre et les eaux nourrissent beaucoup d'animaux ; les uns grands, les autres petits ; beaucoup sont apprivoisés, d'autres sont sauvages, plusieurs sont féroces. — Les animaux se développent par degrés, et la nourriture leur est nécessaire comme aux plantes. — Cependant ils se distinguent des plantes en ce qu'ils peuvent éprouver des sentiments de douleur, de joie, et qu'ils se meuvent, c'est-à-dire qu'ils changent de place quand bon leur semble.

Parmi les animaux apprivoisés, il en est que l'on élëve prës des maisons : ceux-ci fournissent à l'homme une partie de sa nourriture, de son habillement, et exécutent, en outre, les plus pénibles travaux. — D'autres animaux se nourrissent euxmêmes et vivent continuellement dans les champs ou dans les forêts. — Les animaux féroces habitent les forêts et les endroits déserts. — Plusieurs d'entre eux vivent de plantes, de graines et d'autres produits végétaux. — Les animaux rapaces, qui mangent de la chair, attaquent souvent les autres animaux et même l'homme qu'ils déchirent et dévorent ensuite.

Les animaux vivent dans la terre, sur la terre dans l'air et dans l'eau. — Ils rampent, ils marchent, ils volent, ils nagent, et sont pourvus de divers organes qui les rendent propres à se mouvoir. —

Les UD8 ont des pieds, des ailes ; d'autres des nageoires.

Ils sont couverts d'une peau, de poils, de plumes ou d'écaillés. — Ils peuvent se défendre contre leurs ennemis, et même les attaquer. — Ils ne réfléchissent ni ne raisonnent ; néanmoins ils distinguent ce qui leur convient et ce qui ne leur convient pas. — Leur instinct leur indique ce qu'ils doivent faire ou ce qu'ils doivent éviter. — Cet instinct est tel que l'on ne peut assez l'admirer, et reconnaître la puissance de Celui qui les a créés et organisés. — Pour que l'on puisse distinguer entre eux plus facilement les animaux, on les a classés ainsi : mammifères, oiseaux, reptiles, poissons, articulés, mollusques, zoophy tes. — Plus tard on vous fera connaître quelques animaux de chacune de ces classes.

No 17.— L'Air

Partout où nous nous trouvons, nous sommes entourés d'air. — Cette substance est tellement subtile que nous ne pouvons la voir ; mais nous pouvons sentir l'air, lorsque nous courons ou lorsque nous faisons avec la main un mouvement plus ou moins rapide. — Souvent on remarque que les branches et les feuilles des arbres se balancent, et l'on entend alors un bruit causé par le froissement des feuilles et des branches. — Quelle peut être la cause de ce bruit ?— L'air passe entre les branches et les remeaux des arbres, les met en mouvement, et produit ce bruit. — Nous disons alors : Le vent souffle, ou : Il vente. — Un vent doux est fort agréable, surtout quand il fait chaud, car il «ftfraîchit l'air. — Le vent

tr^s fort, qu'on appelle ouragan, fait un bruit effrayant, et peut causer de grands ravages. — Parfois il déracine les arbres, renverse les bommes, les animaux, les voitures, détruit les maisons, enlevé les toits, brise les fenêtres, et jette contre des rocbers les vaisseaux qui se trouvent en mer. — Cependant l'ouragan cesse bientôt et l'air devient tellement calme qu'on le sent à peine. — Le vent est néanmoins fort utile : il fait tourner les moulins, il souffle dans les voiles déployées des vaisseaux, de sorte que ceux-ci avancent vite et facilement. — Il dirige aussi les nuages qui rafraîcbissent les campagnes par la pluie.

Nous ne saurions vivre sans air, puisqu'il faut que nous respirions continuellement de l'air nouveau, pour donner à notre sang toutes ses qualités nutritives ; les plantes non plus ne pourraient, sans cet élément, ni verdoyer, ni fleurir, ni porter leurs fruits. — L'air est tantôt froid, tantôt cbaud, tantôt humide, tantôt sec. — Il n'est jamais tout à fait pur. — Les hommes, les animaux, les plantes, l'eau, la terre sont continuellement en contact avec l'air. — Beaucoup de vapeurs rendent l'air malsain, surtout dans les endroits fermés. — Il faut, par conséquent, ouvrir très souvent les fenêtres et les portes des chambres, afin que les vapeurs malsaines puissent sortir, et que l'air pur les remplace.

No 18. — Les Nuages

Nous voyons presque toujours des nuages se mouvoir dans l'air. — Ordinairement les nuages sont gris ou blancs ; à l'approche d'un orage, ils sont bleuâ-

très et noirs ; le matin et le soir d'un beau jour ils sont dorés, rouges et bruns. — Il y a de petits et de gros nuages, et, en temps pluvieux, le ciel paraît être couvert d'un seul grand nuage. — Les nuages nous apparaissent sous diverses formes : tantôt ils offrent Taspect d'énormes masses floconneuses, avec les contours les plus fantastiques ; tantôt ils se présentent en une masse informe ; d'autres fois ils forment de longues bandes, ressemblant à des sillons, etc. — Les nuages sont formés de brouillards très épais ; ceux-ci proviennent des vapeurs qui s'élèvent de la terre, de la mer et des eaux courantes.— Lorsque l'eau des nuages se résout en pluie, elle tombe sur la terre ; et nous disons alors qu'il pleut. — Quelquefois de petites gouttes fines tombent tout doucement, c'est ce qu'on appelle petite pluie ou bruine ; dans d'autres temps, l'eau tombe en grande quantité et excessivement vite, c'est ce qu'on appelle giboulée, pluie battante, ondée ou averse. — On nomme pluie locale celle qui ne tombe que sur une certaine étendue du pays, et pluie universelle celle qui tombe sur un pays tout entier. — Quand il pleut d'un côté du ciel, et que le soleil brille du côté opposé, on voit dans les nuages un bel arc de différentes couleurs, qu'on appelle arc-en-ciel. — L'air est quelquefois tellement froid, que les vapeurs qui se trouvent dans les régions supérieures se gèlent et tombent sur la terre sous la forme de grêle ou de flocons de neige. — Lorsque les grains de grêle sont très gros, on les appelle grêlons. — La pluie fertilise la terre et rafraîchit les plantes. — La neige couvre le sol et le préserve de la gelée. — La grêle peut nuire aux plantes, ce qui n'arrive que trop souvent. — Qui est Celui qui fait

montpr les vapeurs pour en former des nuages ? Qui dirige les nues pour arroser à temps nos campagnes ? C'est Dieu. — C'est lui qui a fait lever son soleil et tomber sa rosée sur les méchants comme sur les bons. — Je vous remercie, mon Dieu, de ce que vous avez fait toutes ces choses, et de ce que vous les conservez par votre divine Providence.

No 19. — L'Orage et les Éclairs

Lorsque la chaleur de l'été a duré longtemps, et qu'il n'est pas tombé de pluie pendant une bonne partie de cette saison, les plantes perdent leur belle couleur verte et commencent à se flétrir.— Le sol se dessèche et se crevasse. — Les animaux paraissent abattus et faibles ; l'homme semble avoir perdu sa force et son courage ; il se traîne avec peine sous un soleil brûlant. — La nature tout entière est sur le point de céder à cet accablement universel, lorsque tout à coup, par la volonté de Dieu, on voit les nuages se réunir les uns aux autres dans l'atmosphère.— Les nues s'accumulent, deviennent épaisses, et occupent une grande partie du ciel. — On entend dans le lointain le roulement sourd du tonnerre. — Le ciel devient obscur, l'orage s'approche, des éclairs sillonnent les nues, et sont suivis d'un fracas terrible. — Les oiseaux sont eflrayés, et volent çà et là pour trouver un abri. — Les animaux de la forêt se cachent dans l'épaisseur du bois, et les hommes se hâtent de chercher un refuge dans leurs habitations. — Il tombe d'abord quelques grosses gouttes, bientôt suivies d'une pluie chaude et abondante, qui rafraîchit la terre altérée. — Les nuages se dissipent

ensuite et le ciel redevient serein. — Les plantes sont vivifiées ; Tair eBt redevenu pur, les animaux le respirent alors librement ; dès ce moment, ils se sentent à Taise et commencent à reprendre leur force et leur courage. — L'orage est un grand bienfait de Dieu. — La foudre tombe quelquefois sur les arbres ou sur les maisons, et cause parfois des dommages très considérables. - Le tonnerre et l'éclair font naître chez l'homme des sentiments de respect envers Dieu, et ils nous font connaître, en quelque sorte, la grandeur et la puissance du Créateur. — Kous ne devons pas pour cela avoir une peur enfantine de l'éclair et du tonnerre, car nous devons nous persuader que Dieu est notre père, que nous tenons la vie de lui, que nous ne pouvons la perdre sans sa volonté et qu'un seul cheveu ne peut même tomber de notre tête sans sa permission.

No 20. — Le Ciel, la Terre, le Soleil, la Lune et les Étoiles

Lorsqu'il n'y a plus de nuages dans l'air, nous remarquons au-dessus de nous le ciel. — Celui-ci nous paraît comme une grande voûte. — Vous pensez peutêtre qu'il touche dans le lointain à la terre et que le monde finit là? — Mais il n'en est pas ainsi. — Si vous vous rendez à l'endroit où le ciel semble toucher la terre, vous pouvez encore voir bien loin autour de vous. — Placez-vous où vous voudrez, partout vous aurez autour de vous un cercle qui semblera unir le ciel à la terre ; vous vous trouverez partout au centre d'un cercle qui sera ce qu'on appelle votre horizon sensible. — La terre s'étend encore bien au delà de votre horizon ; elle est comme une boule fort grosse,

et ne touche nulle part au ciel. — Au firmament nous apercevons le soleil, la lune, et une multitude innombrable d'étoiles. — Le soleil est comme une immense boule enflammée. — Il donne tant de lumière qu'il éblouit nos yeux lorsque nous le regardons. — Les rayons du soleil donnent à la terre la lumière et la chaleur ; ils animent tous les êtres vivants ; ils font croître toutes les plantes, éclore les fleurs et mûrir les fruits. — Le soleil paraît se lever et se coucher, ce qui produit le jour et la nuit. — Pendant la nuit, il ne nous éclaire pas : il fait alors obscur et la tranquillité règne partout. — A l'approche du matin, avant que le soleil nous apparaisse, il commence déjà à faire un peu clair et nous disons alors : le jour commence ; ou, l'aube, le point du jour paraît. — La clarté s'accroît de plus en plus et l'aurore illumine les nuages, enfin le soleil lui-même paraît à l'horizon et envoie ses rayons sur la terre. — A mesure que le soleil s'élève, ses rayons deviennent plus lumineux et plus chauds. — A midi, il est au point le plus élevé ; c'est alors qu'il donne le plus de chaleur.— Après cette heure, il commence à baisser insensiblement ; sa lumière et sa chaleur diminuent ; le soir approche, le soleil se couche, et la faible lumière qui nous éclaire encore pendant quelque temps s'appelle crépuscule du soir. — Cette lumière s'éteint graduellement de même qu'elle est apparue le matin. — Au crépuscule succède la brume qui est suivie de la nuit. — Le jour se divise en quatre parties qu'on nomme matin, midi, soir, minuit — Nous employons de même quatre dénominations pour désigner les quatre points principaux du ciel que nous appelons points cardinaux. — Le point du ciel où le soleil semble se lever s'appelle Levant, Est ou

Orieut ; celui où il paraît se coucher se nomme Couchant, Ouest ou Occident ; le point qui se trouve au milieu, entre le levant et le couchant, du côté où le soleil paraît à midi, se nomme Sud ou Midi ; celui qui se trouve de même au milieu, entre le levant et le couchant, mais du côté opposé à celui où le soleil se montre à midi, s'appelle itord ou Septentrion. — Les vents principaux prennent leurs noms de ces différentes directions ; ainsi on dit vent du nord lorsque le vent nous vient du nord ; de même on dit vent d'ouest, vent d'est, vent du sud. — La lune, si calme et bI sereine, nous éclaire pendant la nuit. — Tantôt elle nous montre son disque tout entier ; tantôt, la moitié, elle paraît sous la forme d'une faucille ; parfois même nous ne voyons rien de son disque argenté. — Lorsque la lune est cachée pour noue, nous disons qu'elle est invisible ; après quelque temps, elle commence à se montrer de nouveau, et nous l'appelons alors nouvelle lune. — Quelques jours après, nous remarquons une raie courbée ; c'est ce qu'on appelle le croissant. — Chaque jour on en voit davantage ; et au bout de sept jours, après la nouvelle lune, la moitié droite du disque est visible : c'est ce que l'on appelle le premier quartier. — Sept jours plus tard, la lune nous présente sou disque tout entier, et on dit alors : Il y a pleine lune. — Sept jours après la pleine lune, on ne voit plus que la moitié gauche du disque, et on dit alors : Nous sommes au dernier quartier.

Ces changements de la lune, qu'on appelle phases, se succèdent pendant tout le cours de l'année, à peu près de sept en sept jours.

Les étoiles sont visibles au ciel, lorsque la nuit est venue, mais pour les bien voir, il faut que le

ciel ne soit pas couvert de nuages. — Les étoiles sont ëgalenoent au firmament pendant le jour ; mais nous ne les voyons pas, parce que Téclat du soleil les rend invipibles.— Elles ne nous semblent pas égales en grandeur ou en éclat ; les unes brillent très vivement ; les autres ne luisent prepque pas. — Avezvous déjà essayé de compter les étoiles? — Elles sont tellement nombreuses que personne ne serait en état de les compter. — Le soir, lorsque le ciel est parsemé d'une multitude innombrable d'étoiles, il nous vient dans la pensée que c'est Dieu qui a placé là ces beaux corps lumineux. — En voyant la lune se cacher derrière les nuages, et nous envoyer la lumière pour nous éclairer pendant la nuit, nous pensons à Dieu qui l'a faite pour nous.— Quand, le matin, nous voyons le soleil se lever derrière les montagnes, dorer la cime des rochers et colorer les prairies et les champs, nous pensons encore à Celui qui l'a fait, qui le dirige dans son cours, pour que cet astre puisse répandre partout où il y a vie, sa lumière et sa chaleur si bienfaisantes. — " Les deux racontent la gloire de Dieu^ et le firmament manifeste ses œuvres^'^ a dit le Roi prophète.

No 21. — La Division du Temps

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