LE CORPS
Notre corps est, sous tous les rapports, de beaucoup supérieur à celui des animaux.—Les animaux portent leurs regards vers la terre : nous, au contraire, nous portons les nôtres vers le ciel où est notre véritable patrie.—Notre corps se compose de la tête, du tronc et des membres.— La tête est couverte de cheveux pardessus et par-derrière.—Ues cheveux la protégent contre l'humidité, le froid et les atteintes des corps durs.—La tête est la plus belle partie du corps de l’homme.—Il y a des cheveux de différentes couleurs: des noirs, des châtains, des roux, des blonds et des blancs.—La partie
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supérieure de la tête s'appelle le crâne.—Le
devant de la tête se momme le visage ou la
figure.—Dans le visage, on remarque le front, les yeux, le nez, les joues, la bouche et le menton.—Aux côtés de la tète on remarque les oreilles et les tempes.
Les yeux, qui se trouvent placés dans des cavités, se composent de diverses parties, dont la principale est la pupille qu'on appelle aussi prunelle.—Les yeux sont recouverts par des paupières bordées de cils.—Les yeux sont les organes de la vue—Je puis voir la forme, la grandeur, la couleur et bien d'autres qualités des objets.—Je vois mes parents, mes frères, mes sœurs, mon maître, mes amis et beaucoup d'autres personnes.—Je vois le jardin avec ses arbres et ses fleurs.—Je vois le firmament, le soleil, la lune et la multitude innombrable des éloiles.— De quel avantage les yeux ne nous sont-ils pas à l’école ?—Que l’aveugle est malheureux !—Quel bonheur pour moi de jouir de la vuc!—Je veux faire un bon usage de mes yeux et ne jamais regarder des choses défendues.—Les yeux sont placés de telle sorte que nous pouvons les mouvoir et les diriger dans toutes les directions.—Ils sont d’une grande sensibilité ; une légère blessure à l'œil cause de grandes douleurs et peut avoir des suites funestes.— Aussi remarquez bien de quelle mauière ils sont protégés : ils sont enfoncés dans la tête, entourés d'os très-forts, surmontés de sourcils qui arrêtent la sueur du front, et ils sont garnis de paupières qui les recouvrent pendant le sommeil.
Aux deux côtés de la tête, on remarque les
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oreilles, organes de l’ouie.—Au moyen de ces organes, j'entends ce que disent mes parents, mes maîtres, mes frères, mes sœurs, mes compagnons d'école, et tous ceux qui parlent—Je puis distinguer aussi, par l’ouie, si les personnes que j'entends sont gaies ou tristes; si elles sont contentes ou non de moi.—Je puis entendre de même le chant et la musique.—L'ouie facilite l'instruction.—Elle nous avertit de certains dangers pendant le jour et pendant la nuit.—Celui qui n'entend pas est sourd.—Lorsqu'un enfant est sourd de naissance il reste également muet, et on l'appelle sourd muet.— Le sourd-muet est fort à plaindre et souvent très malheureux. —Heureux celui qui entend; et doublement heureux celui qui comprend !—Je veux écouter avec soin ce que mes parents, mes maitres me disent, et leur obéir.
Dans la face, on remarque la bouche composée des lèvres, de la mâchoire, des dents, de la langue et du pailais.—Nous nous servons de la bouche pour parler, pour “anger, pour boire, pour respirer, pour chanter, pour prier.—Les parties de la bouche qui sont nécessaires pour parler s’appellent les organes de la parole.—On peut parler vite ou lentement, haut ou bas, ‘ntelligiblement ou inintelligiblement. — Les organes de la saveur ou goût, sont la langue et le palais.
Le nez sert à flairer et à respirer.—Parmi les objets, il y en a qui répandent une odeur agréable : d'autres une odeur désagréable. — Par l'odorat, je puis distinguer les diverses quaiités des aliments : l'odoret m'avertit (2 ne point manger les choses répugnantes où nuisibles — ; ÿ he D LA
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Le cou joint la tête au corps.—Le derrière du cou s'appelle la nuque: le devant, la gorge — Les membres sont attachés au corps.—J’ai deux bras; chacun d'eux est terminé par une main ayant cinq doigts.—Les noms des doigts sont le pouce, l'index, le medius, l’annulaire, l’auriculaire ou le petit doigt—Au moyen des bras et des mains, je puis faire diverses choses.— J'ai aussi deux jambes auxquelles se trouvent attachés les pieds, qui ont, comme les mains, cinq doigts—Je me sers des pieds pour me transporter d’une place à une autre en marchant, en sautant ou en courant.—Les membres, pour être propres au mouvement, sont pourvus d’articulation. — Aux doigts des mains et des pieds se trouvent des ongles. J'ai cinq sens, qui sont: la vue, l’ouie, le goût, l’odorat et le {oucher.—Quaire de ces sens ont leur siége à la tête: le toucher est répandu sur toute la supercie du corps. :
. La charpente du Corps s'appelle squelette. — âlle est composée d'un grand nombre d'os unis entre eux d’une manière si admirable, que ous pouvons, avec la plus grande facilité, marcher, courir, sauter, nous courber, nous redresser, travailler: en un mot, faire presque tous les mouvements que nous voulons.—Parmi ces O8, quelques-uns renferment de la moelle.—Les os sont entourés de chair, et cette chair est recouverte d'une peau.—Kelon les races la peau est blanche, jaune, brune, rougeûtre cu noirâtre — Dans la tête se trouve le cerveau ; dans l’épine dorsale, la moelle épinière d’où partent les nerfs, —-Dans le haut du tronc sont placés le cœur et
les poumons; dans la partie inférieure du tronc
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se trouvent l'estomac, les intestins où boyaux unis par le mésentère, le foie, la rate et les reins.
Du cerveau, par la moelle épinière, partent les nerfs qui se dirigent dans toutes les parties du corps.-—Les nerfs ressemblent à des fils blancs et très déliés.—Ils se trouvent dans toutes les parties du corps : dans les yeux, dans les oreilles, dans le nez, dans la langue, sous la peau, partout, excepté dans les ongles et dans les cheveux.—0Ce sont les nerfs qui donnent au corps le propriété du toucher, aux yeux celle de lu vue, aux oreilles l’ouie, au nez l'odorat, et à la te la propriété de la saveur.—Je puis sentir le battement de mon cœur], sang part du cœur par les artères pour circuler dans tout le corps, et il revient au cœur par les veines.— La respiration porte l'air dans les poumons et l'y met en contact avec le sang.—Je respire continuellement de l'air par le nez et par la bouche ; et cet air parvient par la trachée dans les poumons qui l'expirent tout de suite.—L'homme, placé dans un endroit où il ne pourrait respirer, par exemple dans l’eau, devrait infailliblement mourir.—-Les aliments, après avoir 66 broycs dans la bouche, entrent par le gosier et par le conduit alimentaire dans l'estomac, où ils sont digérés.—Le corps peut être grand ou petit, fort ou faible, bien portant ou maladif.—Quand je suis bien portant rien ne me fait mal.--Je suis gai et de bonne humeur: je suis alors disposé à apprendre et à travailler.—Tout ce que je mange et bois me semble bon, et mon sommeil est puisible.—Le malade éprouve de vives douleurs.—$a figure est pâle et son regard est terne.—Son esprit est sombre, et il n’est point
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disposé à apprendre.—J1 est indifférent au jeu, au chant, à la musique, et à tout ce qui lui faisait autrefois plaisir.—Quoiqu'il garde continuelement lo lit, il ne dort pas, et il ne trouve pas de repos—{a nuil Jui semble bien longue, et il soupire upr'ès le Jour, espérant que celui-ci lui proctiora du souligement.-Mais c'est en vain, car lo jour se passe, et ce pauvre malade gémit encore ; dès lors il désire ardemment la nuit dans l'espoir de trouver quelques moments de repos.—Mais hélas ! pas encore de repos !—Le moment de la convalescence n’est pas arrivé pour lui.—Qu'il est grand le bonheur de se porter bien !
Pour conserver mon corps en état de santé, il faut que je prenne de la nourriture.—Je mange quand j'ai faim et je bois quand j'ai soif — Celui qui mange ou boït trop, se rend malade et commet le péché de gourmandise,
Les aliments nous sont fournis en partie par le règne anna, en partie par le règne védéiel — Toute notre nourriture doit être propre, Saine et substantielle. Cependant il n’est pas du tout nécessaire de prendre des aliments rares et délicats ; il est mêmo dangereux de s’y habituer. — La gourmandise est la voie qui mène directement à la mendicité.—Cela veut dire que celui qui aime trop les friandises et les choses exquises SUxposo à devenir pauvre.—Le gourmand risque, en outre, de nuire à sa santé, et de devenir un 1nenteur ou un voleur.—La meilleure boisson, c’est l'eau fraîche. -La bière, le vin et le café sont moins salutaires.— Évitez surtout de prendre de l’eau-de-vie: c'est un véritable poison.—Quiconque boit trop de spiritneux da.
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vient ivre.—Un homme ivre ne peut ni marcher ni se tenir sur ses jambes : il chancelle et tombe. —]1 parle difficilement, et rien de ce qu'il dit u'a de sens—Souvent il blasphème, il jure ei parfois il se rend coupable de grands crimes.— Celui qui s'enivre très souvent devient stupide et perd le goût du travail; il ruine sa santé, s'attire lo mépris d'autrui, devient mistrable sous tous les ræpports, et se prépare une mort anticipée. n
I] faut que le corps soit couvert de vêtements pour être préservé de lintempérie des saisons. —Mes vêtements sont bons, lorsqu'ils sont propres et non déchirés -- De riches habillements he rendent ceux qui les portent ni plus sages ni plus instruits.—L'habit ne rend pas l'homme honorable.—Celui qui aime trop à se parer est fat et orgucilleux.—Il dépense son argent à acheter des objets inutiles, tandis qu’il pourrait en faire un meilleur usage.—Parmi les sens raniteux il y en a qui portent atteinte à leur santé en se serrant trop fortement le cor ou la poitrine. La vanité entraîne à d'autres iautes et à d'autres folies.—Le corps humain a une forme gracieuse; il est merveilleusement organisé; nous y trouvons mille détails dignes de notre admiration.—Cependant la partie la plus noble de l'homme est l'âme qui est unie au corps.