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Cours de littérature à l'usage des divers examens

Jacques-Bénigne Bossuet, né à Dijon le 27 septembre 1627, était le septième des dix enfants de Bénigne Bossuet, avocat et conseil des étals de Bourgogne, et de Madeleine Mouchelte. Fils d'un conseiller au parlement de Bourgogne, le père de Bossuet, qui appartenait à la vieille bourgeoisie de robe, ne pouvait être conseiller lui-même à Dijon, d'après les règlements de la magistrature; mais il le devint à Metz, lorsqu'un parlement fut créé dans celte ville, et il y suivit son grand-oncle, Antoine de Bretagne, premier président.

De très bonne beure le jeune Bénigne fut destiné à l'Église, puisqu'il reçut la tonsure dès 1635 : il avait buil ans! De même, à treize ans, il sera nommé cbanoine coadjuleur de Metz. Le Bossuet du moyen âge, saint Bernard, cet autre illustre Bourguignon dont Bossuet écrira le panégyrique, se plaignait déjà qu'on vît des enfants passer de la férule aux dignités de l'Église. L'abus avait persisté : pour faire la place libre au fîls du conseiller au parlement de Metz, il avait même fallu déposséder le coadjuleur qui avait l'emploi en expectative, el, comme il résistait, soutenir conlre lui un procès qu'on gagna grâce à Tintervention du parlement, présidé par le grand-oncle.

Le très jeune chanoine fit sa véritable éducation au collège de Navarre (1642-1052). 11 l'avait commencée au collège des jésuites de Dijon, qui, dit-on, tentèrent de le garder pour leur ordre, et n'y réussirent pas. Là, si nous en croyons son secrétaire l'abbé Ledieu, il eut la première révélalion de riicrilure sainte; il s'en souvint et en parla toujours avec vivacité, tant

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