NICOLAS DE DAMAS
balkanique et d'Asie Mineure. Citons cependant les quelques lignes qui, dans le livre XXXII, sont consacrées à la prise de Toulouse par Quintus Servilius Caepio, l'an 647 de Rome, 107 avant J.-C, et au pillage de l'or et de l'argent enfoui dans un lac sacré prés de cette ville (1).
Nicolas de Damas , NtxoXaoç ô -^piXodo-^oç, qui n'était pas juif, passa cependant la plus grande partie de sa vie, 37-4 avant J.-C, à la cour du roi juif Hérode (2).
Il fut l'auteur d'une histoire universelle, Wroptat, en cent quarante-quatre livres. Dans le cent seizième livre il parlait d'après César (3) des soldurii du roi des Satiates, Adiatunnus (4).
Dans un autre ouvrage, Recueil de mœurs r.rtrnordinaires, IIapaSô?o)v iOwv auvayiovï]^ il raconte notamment
(1) Justin, 1. XXXII, c. 3, 'i 9, 10, 11; édition Jeep. p. 172; D. Bou(iuet, t. I, p. 483 AB ; cf. Moinmscn, lîœmische Geschichte, 6* édition, t. II, j). 175; Pauly, Rcalencyclopaedie, t. VI, p. IIG; Corpus inscriplionian Indnnrum, t. XII, p. 020, où sont les renvois à Cicéron , Strabon, Aulu-Gclie, Dion Cassius sur le même sujet.
(2) Christ, g (J47, p. G44; Croisct, t. V, p. 39G-402.
(3) De bello gallico, 1. III, c. 22.
(4) Fragmenta )iisloricorum graecorum , t. III, p. 418, fr. 89; Cougny, t. II, p. 494-495; D. Bouquet, t. I, p. 707 D, 708 A. A la notation Soliales, on doit probablement préférer la notation Sontiales.
250 § 65. GRATTIUS FALISCUS.
ce fait, bizarre aux yeux des modernes, mais conforme au droit primitif, que chez les Celtes, le meurtre d'un étranger est, dit-il, puni de mort, celui d'un citoyen d'exil seulement (1).
De sa vie de l'empereur Auguste, nous avons encore en grande partie un passage intéressant l'histoire des Gaulois au temps qui précéda la chute d'Antoine (2).
Grattius Faliscus est l'auteur d'un traité de la chasse, Cynegetica, déjà cité par Ovide dans la dernière des lettres poétiques qui forment son recueil Ex Ponto^ composé de l'an 12 avant J.-C. à l'an 8 de notre ère (3). Grattius y parle du lévrier gaulois, vertragus au masculin, vertraga au féminin, écrit à tort veriraha dans les éditions, avec une orthographe mérovingienne :
Et pictam macula vcrtraham dclige falsa (4).
(1) Fragmenta, historicoriim graecorum , t. III, p. 457, fr. 105; Cougny, t. II, p. 498-499.
(2) C. 28 et 30, Fragmenta hisloricorum graecornm, t. III, p. 450, 453; Cougny, t. II, p. 496-497.
(3) Ex Ponto. 1. XIV, lettre 16, vers 34: Teuffel-Schwabe, § 253, t. I, p. 581; Schanz, 2» partie, 1" section, g 314, p. 239-240; Pétrie et Thomas DuÊfus Hardy, Monumenta liislorica brilannica, t. I, p. LXXXIX.
(4) Cynegelica, vers 203. Poelae Intirii minores, édition donnée chez Tcubncr par Bachrons, en 1879, t. I, p. 39; édition donnée