‹ Cours de littérature celtique (volume 2)Chapitre 86 sur 108 · ULPIEN. HÉRODIEN · texte numérisé non relu

ULPIEN. HÉRODIEN

bleau suit uii passage où il est dit que la mort glorieuse des guerriers est chez les Gaulois un sujet de chants (1).

Le jurisconsulte Ulpien, Ulpianus, mort en 228, avait écrit un traité des fidéicommis ; il y déclare que les fidéicommis peuvent être rédigés en gaulois, gallicana [li7iQua] (2).

Hérodien, 'Hpo)Siavoç, a composé un ouvrage, T9i; [jLexa Mapxov fiacriXei'aç îîTopîat , qui Comprend l'histoirs de cinquante-neuf ans, depuis la mort de Marc- Aurèle jusqu'à l'avènement de Gordien III, 180- 238 (3). Il y donne des détails sur les guerres faites

(1) « Twv àijAâxwv ouv ûiroOécsi; iroioOvTa: xoù; àvô^iwTtou; toù; àîto- 0av6vxa; âv xw Tro),£|iw xa),ù);. » Elicn, Variae hisloriae, 1. XI, c. 23; édition Hcrchcr, p. 391, 1. 15-29; comparez en Irlande les morceaux épiques intitulés Orgain, « mort violente, » Essai d'un calalogue de la lillérature épique de l'Irlande, p. 179-192, et chez Titc-Livc, 1. VI, c. 26, g 11, édition Weissenborn, 1863, partie II, p. 170, où l'on voit apparaître les Gaulois ovantes moris stii carmina. Il s'agit de l'année 295 avant J.-C, de Rome 459.

(2) Digeste, 1. XXXII, titre 1, De legatis el fideicommissis, g 11. Sur Ulpien, voir Tcufrcl-Schwabe, g 376, t. II, p. 952-955; Schanz, 3» partie, g 021-024, p. 182-185.

(3) Clirist. g 490, p. 077-078; Croiset, t. V, p. 813-820; D. Bouquet, t. I, p. 485-487; Cougny, t. V, p. 82-85; Pétrie et Thomas Duffus Hardy, Monumenla historica Britannica, t. I, p. LXîi.

306 §.§ 108. 109. SOLIN. NKMKSIEX.

en Gaule et en Grande-Bretagne par l'empereur Septime-Sévère, 193-211.

Solin , C. Julius Solinus , écrivait, suivant M. Mommsen, sous le règne de Valérien et de Gallien, 253-268. Il est l'auteur d'un livre intitulé Collectanea rerum memorabilium (l). Il y consacre quelques lignes à la Gaule, à l'Irlande, à la Grande- Bretagne, à la péninsule ibérique, aux lies Cassitérides (2).

Il accuse les Gaulois de faire des sacrifices humains, ce qui ne peut être vrai de son temps, et atteste un compilateur. C'est par Solin .qu'on sait que suivant un certain M. Antonius, probablement M. Antonius Gnipho, les Ombriens seraient de race gauloise (3). M. Antonius Gnipho, Gaulois cisalpin, professait à Rome, dans la première moitié du premier siècle avant J.-C. Cf. plus haut, ^^ 87.

Némésien , M. Olympius Nemesianus , aux vers 222-223 de sa Cynégétique , composée sous

(1) Teuffel-Scinvabe, § 389, p. 979-982; Schanz, 3» partie, g 63G, p. 201-203: D. Bouquet, t. I, p. 97: Pétrie et Thomas Duffus Hardy, Monumentu hislorica Drilnnnica, t. I , p, i.K-x.

(2) Edition de Solin, donnée par Tli. Mommsen, 1864, p. 1 1 1-117.

(3) Edition de Th. Mommsen, p. 37, 1. 9-10; cf. p. xvi.

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