DE FIN D'ÉTUDES
Expliquer cette boutade de Mmede Sévigné : «Je dis toujours que, si je pouvais vivre deux cents ans, je deviendrais la plus admirable personne du monde.
(Fontenay-aux-Roses. — Devoir de morale.)
Les lettres de Mme de Sévigné conviennent-elles aux écoles primaires? Dans l'affirmative, indiquez-en quelques-unes, et dites de quelles explications vous feriez suivre cette lecture.
(Fontenay-aux-Roses. — Devoir de littérature.)
Du sentiment de la nature chez Mme de Sévigné.
(Fontenay-aux-Roses. — Devoir de littérature.)
Choisir une lettre de Mme de Sévigné pour faire ressortir, en l'analysant, l'agrément tout particulier du style et de l'esprit de cet écrivain.
(Fontenay-aux-Roses. — Devoir de littérature.)
On a accusé Mme de Sévigné de manquer de naturel et de sincérité dans son style et dans ses sentiments. Vous semblet-on avoir en raison? Appuyez votre jugement sur des exemples. (Professorat des écoles normales. — Aspirants, 1890.)
« Il y a de certaines choses qu'on n'entend jamais quand on ne les entend pas d'abord : on ne fait point entrer certains es-
prits durs et farouches dans le charme et dans la facilité des fables de la Fontaine : cette porte leur est fermée, et la mienne aussi. Mon premier mouvement est toujours de me mettre en colère, et puis de tâcher de les instruire; mais j'ai trouvé la chose absolument impossible. C'est un bâtiment qu'il faudrait reprendre par le pied : il y aurait trop d'affaires à le vouloir réparer; et enfin nous trouvions qu'il n'y avait qu'à prier Dieu pour eux, car nulle puissance humaine n'est capable de les éclairer. »
Expliquer, pour le fond et pour la forme, ce passage d'une lettre de Mme de Sévigné. Dire ensuite ce qu'on en pense et au point de vue du goût et du style de Mmo de Sévigné, et au point de vue du jugement porté sur la Fontaine.
(Fontenay-aux-Roses. — Examen d'entrée, 1893.)
Expliquer et appliquer ce mot de Mme de Sévigné : « C'est la paresse d'esprit qui ôte te goût des bons livres. »
(Fontenay-aux-Roses. — Devoir de seconde année.)
(( On n'a de plaisir que quand on s'affectionne à une lecture et quand on' en fait son affaire. » (Mme de Sévigné.)
(Fontenay-aux-Roses. — Devoir de première année.)
Mme de Sévigné écrivait en 1671 à Bussy-Rabutin : « Qu'on dise ce qu'on voudra du grand livre du monde, il faut avoir lu les autres pour bien comprendre celui-là. » Expliquer et apprécier cette pensée.
(Fontenay-aux-Roses. — Devoir de littérature.)
Montrez, en comparant les lettres de Voltaire à celles de Mme de Sévigné, si la Bruyère a eu raison de dire, en parlant de la supériorité des femmes dans le genre épistolaire : « Ce sexe va plus loin que le nôtre dans ce genre d'écrire. »
(Lot-et-Garonne. — Brevet supe'rieur. — Aspirants, 1890.)
Quelle idée vous êtes-vous faite, en lisant les lettres de Mme de Sévigné, de l'histoire et des mœurs de son*temps?
(Bouches-du-Rhône. — Brevet supérieor, 1890.)
Mme de Sévigné disait un jour des Fables de la Fontaine : « C'est comme un panier de cerises; on commence par manger les plus belles, puis on finit par manger tout. » Cette charmante comparaison ne peut-elle pas s'appliquer aux lettres de Mme de Sévigné elle-même? Dites ce que vous en pensez.
(Côtes-du-iNord. — Brevet supérieur. — Aspirantes, 1890.)
On a souvent répété que Mme de Sévigné était aussi éminente par le caractère et par le cœur que par le talent; pensez-vous que ce jugement soit vrai, d'après les lettres de Mme de Sévigné que vous avez lues?
(Vienne. — Brevet supérieur. — Aspirantes, 1890.)
Des divers genres d'intérêt qu'on peut trouver dans la lecture des lettres de Mme de Sévigné. Insister sur celui que vous aurez particulièrement senti.
(Seine. — Brevet supérieur. — Aspirantes, oct. 1885.)
Du style épistolaire. Ses principales qualités. Conseils pratiques que vous donneriez sur ce sujet aux élèves du cours supérieur dans une école primaire.
(Orne. — Brevet supérieur. — Aspirantes, i887.)
Mme de Sévigné, mère, femme du monde, écrivain.
(Aisne. — Brevet supérieur. — Aspirantes, 1887.)
Parmi les femmes qui se sont illustrées dans le genre épistolaire, quelle est celle dont vous lisez les œuvres le plus volontiers? Donnez les raisons de votre préférence.
(Aude. — Brevet supérieur. — Aspirantes, 1887.)
Pourquoi les femmes semblent-elles mieux réussir dans le genre épistolaire que les hommes?
(Ariège. — Brevet supérieur. — Aspirantes, 1887.)
Mme de Sévigné dit dans une de ses lettres : « La lecture nous sauve du malheur extrême d'être livré à l'ennui et à l'oisiveté. » Développez cette pensée et montrez quel fruit une jeune personne peut retirer de lectures bien choisies et faites avec soin.
(Nièvre. — Brevet élémentaire. — Aspirantes, 1887.)
Boileau blâmait chez Balzac « ce soin vicieux de dire toutes choses autrement que le reste des hommes ». Mme de Sévigné disait « qu'entre les bons amis il faut laisser trotter les plumes comme elles veulent ». Boileau avait-il tort de condamner Balzac et sa théorie du style épistolaire? Faut-il suivre absolument le conseil de Mme de Sévigné?
(Dordogne. — Brevet supérieur. — Aspirantes, 1890.)
Exposer quelques-unes des idées littéraires de Mme de Sévigné et les expliquer par l'éducation qu'elle a reçue et le milieu intellectuel et social où elle a vécu.
(Bouches-du-Rhône. — Brevet supérieur. — Aspirantes,
Mme de Sévigné a dit : « Mon fils a une qualité très commode : c'est qu'il est fort aise de relire deux fois, trois fois, ce qu'il a trouvé beau; il le goûte, il y entre davantage, il le sait par cœur, cela s'incorpore; il croit avoir fait ce qu'il lit ainsi pour la troisième fois. » Est-ce ainsi que l'on doit lire? Essayez de montrer le profit intellectuel et moral qu'un aspirant au brevet supérieur pourrait retirer d'une lecture lente et réfléchie des auteurs.
(Cantal. — Brevet supérieur. — Aspirants, 1888.)
<( Soignez bien vos lettres, disait Mme Campan : songez que l'on envoie de soi, en écrivant, une mesure de ses talents, de son esprit et de son éducation. » Si cette pensée vous paraît juste, pourriez- vous, d'après leurs lettres, esquisser le portrait de Mme de Sévigné et celui de Mme de Maintenon?
(Haute- Vienne. — Brevet supérieur. — Aspirants, oct. 1889.)
Appréciez et commentez ces mots de Mme de Sévigné : « Vive
notre vieil ami Corneille! Pardonnons-lui de méchants vers, en
faveur des divines et sublimes beautés qui nous transportent. »
(Haute-Marne. — Brevet supérieur. — Aspirants, 1891.)