‹ Cours de littérature française (volume 5)Chapitre 14 sur 21 · LITTÉRATURE AU MOYEN AGE · texte numérisé non relu

LITTÉRATURE AU MOYEN AGE

a créé tout un monde d'anges, vous voyez le chrétien naïf, le simple fidèle. Il est enfant soumis de l'Église, quoiquil ait flétri les papes avec tant de hardiesse. Cette couronne^ qu'il espérait de l'avenir , il voudrait la recevoir sur le baptistère de saint Jean. C'est ce contraste d'une audace de génie qui semble devancei la réforme, et d'une foi respectueuse et vive, d'une imagination qui invente au delà du christianisme , et d'une docilité de laïque, qui règne partout dans les magnifiques inventions de Dante, et forme la réunion si extraordinaire de la naïveté et dp l'idéal mystique. C'est dans ce mélange de sentiments si divers, d'inspirations si opposées, que s'est formé le grand poëte du moyen âge, ce poëte dont les vers sublimes et naturels ne s'oublieront jamais, tant que vivra la langue italfenne, tant que la poésie sera chérie dans le monde.

'"'? Ot' TOMF, PRKMir.n.

Page 1