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Prenant n = 5 et /ni=: 3, on aura
I = io»"P,7.
Pour avoir exactement l'intensité demandée, il faudrait ajouter au circuit un rhéostat pour augmenter convenablement la résistance.
En terminant ces instructions, je crois devoir faire observer <I«e généralement il n'y a pas d'économie à adopter de petits éléments, car avec eux les acides ne peuvent guère servir plus d'une fois, tandis qu'avec de grands vases de i*»' ils peuvent être employés quatre ou cinq fois.
LVP MANIPULATION.
GALVANOPLASTIE.
Théorie.
La galvanoplastie a pour but de déposer sur des corps ser- ^3ni d'électrode négative les métaux contenus dans une disso- ^tion saline traversée par un courant.
254 GUAP. XI. — ÉLECTRICITÉ VOLTAÏQUE ET ÉLECTROMAGNÉTISIE.
Elle comprend deux opérations : la fabrication des moules et leur métallisation.
Le dépôt doit être continu, à grain très fîn, suffisamment épais et cohérent pour pouvoir se détacher facilement.
Nous indiquerons très brièvement dans cette manipulation les divers procédés employés dans la galvanoplastie au cuivre, en insistant spécialement sur les tours de main desquels dépend le succès (*).
Fabrication des moules, — On emploie de préférence pour les moules le métal fusible, la stéarine, le plâtre et la gultapercha.
Le mêlai fusible est formé de huit parties de bismuth, trois d'étain el cinq de plomb; on fait fondre cet alliage dans une cuiller de fer bien propre, en ayant soin de ne le laisser sur le feu que le temps nécessaire pour déterminer une fusion complète, et on le répand goutte à goutte sur un marbre; puis on le soumet à une seconde fusion et on le verse dans la cavité que présente la face inférieure d'une soucoupe. Le métal s'élant étalé sous forme de goutte arrondie, on y laisse tomber à plat de o»",o8 à o*", lo de hauteur la médaille que Ton veut reproduire : elle doit être très froide. En moins d'une minute le métal est solidifié; il suffit de quelques légers chocs pour détacher Tempreinle.
Ces moules sont d'une extrême finesse : on en vernit le revers et les bords avec une dissolution de cire à cacheter flne dans l'alcool et on l'entoure d'un fil de cuivre en veiUanlàce que son extrémité décapée touche le métal.
La stéarine qu'on emploie doit être additionnée de i^fOU^ de cire et d'un peu de plombagine : ce mélange est fondu dans un petit vase de terre qu'on maintient près du feu après fusion complète. La médaille à reproduire étant fortement chauffée, on l'entoure d'un rebord de carton assujetti par un fil, et l'on enduit la surface d'une légère couche d'huile d'olives qu'on étend au pinceau : puis on verse la stéarine très chaude. 11 faut attendre une heure ou deux avant de détache^
(*) Charles Walker, Traité de Galvanoplastie, traduit par le D' Péan, * dans les Manuels Jioret les volumes consacrés à la £;alvaiioplastic, à la dora< ut à l'argenture.
LVI° M. — GALVANOPLASTIE. 255
la médaille : enfin on recouvre le moule de plombagine bien sèche et on le frotte vivement avec un pinceau de poils de chameau. Aussi longtemps qu*il reste des points blanchâtres, lorsqu'on expose le moule à la vapeur de Thaleine, les friclions sont à continuer sur tout le champ de Tobjet : on finit en l'entourant d'un fil de mêlai, en contact avec la surface plombaginée.
Le plâtre se coule de même que la stéarine : on emploie du plâtre de mouleur très fin, récemment préparé et on en forme une bouillie claire. Pour chasser les bulles d'air, on peut étendre d'abord une petite quantité de liquide sur la médaille au moyen d'un pinceau. Le moule étant sec, on le plonge cinq minutes dans un bain de stéarine très chaude, et on le laisse refroidir en plaçant le dessin à la partie supérieure. Comme ci-dessus, la surface est enduite de plombagine.
Quand on veut faire un moule de goutta-percha, on recouvre la médaille de plombagine et on y applique avec les doigts la substance rendue molle et plastique dans l'eau chaude : il est bon de finir l'opération à la presse.
On peut avoir à cuivrer des objets délicats, tels que des fleurs, des insectes, etc. : dans ce cas, on prépare une dissolution de phosphore dans le sulfure de carbone et on y plonge lemodèle quelques instants seulement, puis on l'immerge dans «ne solution faible de nitrate d'argent et on l'expose enfin au soleil : l'argent est réduit par la lumière et la surface de l'objet devient conductrice. Un courant d'acide sulfurique réduit ^ussi le nitrate d'argent et produit une couche de sulfure qui conduit le courant très également.
Métallisation galvanique, — L'appareil simple que l'on emploie dans les ateliers d'électrotypie est une modification de l'élément Daniell; il se compose (Jig. 83) d'une cuve de bois contenant la dissolution de sulfate de cuivre, maintenue saturée par des cristaux renfermés dans des sachets de toile ; î^tt centre, sont disposés des vases poreux, pleins d'eau salée, dans laquelle les lames de zinc Z sont immergées. La traverse T soutient les zincs; les moules sont suspendus aux Iraverses t et t' qui sont reliées à la première par une tringle extérieure à la cuve; c'est par elle que se ferme le circuit.
Ce dispositif peut èlre considérablement simplifié : il suffit
356 CBir. XI. — ftUCTHCITt TOLTAÎQITK BT tLSCTBOMÀfilrtnni,
«le souder une galerie de cuivre à la partie supérieure dn cylindre c (/î^ . 84) et de monter cette pile à l'eau salée etin sulfate de cuivre pour avoir un appareil fort économique
dans lequel on peut suspendre quatre ou cinq moules de médailles.
Quelquefois encore la pile est extérieure à la solution de cuivre : un élément de Daniell ou de Bunsen suffit le pins souvent pour une cuve.
L'opération doit être lente si l'on veut qu'elle soitréguli^i FiE- Si.
voici de plus les précautions qu'il faut prendre pour obtei^' un dépAt fm et cohérent :
i* La solution cuivreuse doit être maintenue saturée diP^ toute la hauteur du vase; il importe donc que les sache*^ soient suspendus ïlaparlie supérieure et qu'on agite de temp i^n temps le bain.
LV1° M. — GALVAMOPLASTIE. 267
Le dépôt devient granuleux et cassant dès que la teneur normale en cuivre est abaissée, parce que le dépôt du mêlai n'est plus que le résultat d'une action secondaire; c'est pour éviter cet inconvénient qu'on suspend quelquefois au pôle positif en face des moules une lame de cuivre, qui, transformée progressivement en sulfate, maintient la richesse de la solution : il est bon que cette lame ait exactement l'étendue du moule.
s** La surface des moules doit aussi être égale à celle du zinc,
3** II ne faut immerger les moules qu'après avoir monté l'appareil : si l'empreinte est métallique, la surface est instantanément recouverte de cuivre et elle n'est même pas mouillée par le liquide. Quand on emploie les moules plombagines, l'opération n'est plus aussi rapide, carie dépôt, commencé près du conducteur, ne s'étend que graduellement aux autres parlies. Le premier dépôt est souvent cassant et de mauvaise nature, parce que toute la puissance de l'appareil est concentrée sur un point; je corrige cet inconvénient en taisant le circuit fermé quelque temps sur une lame quelconque attachée au pôle négatif et en introduisant tous les moules à la fois dans le liquide au bout de cinq ou dix minutes. La marche de Topération étant devenue régulière, je retire la lame conductrice Cl le dépôt s'achève fort bien.
Si quelque partie ne paraît pas suffisamment revêtue de plombagine, il faut retirer le moule du liquide, le laver dans l'eau, et le frotter de nouveau avec la mine de plomb, après l'avoir séché dans un pli de papier buvard; quelquefois on sauve le moule en procédant ainsi, mais en général un pareil accident présage un insuccès.
4* Le sulfate de cuivre doit être pur : le sulfate de zinc qui s'y mélange par osmose a pour effet de rendre le dépôt pulvérulent; la durée des bains est donc limitée alors même qu'ils seraient restés saturés.
Cet inconvénient n'existe pas évidemment quand on emploie l'appareil composé, dans lequel la source électrique est séparée du bain de cuivre.
Quarante-huit heures sont nécessaires pour obtenir un
dépôt bien compact. On sépare les épreuves des moules de
W. — Manip. 1 7
a 58 CHÀP. \I. — ÉLECTRICITÉ YOLTÀÏQUE ET ÉLECTROMÀGNÉTISIB.
mêlai fusible en soulevant peu à peu les bords avec un outil pointu, dont on se sert en guise de levier : les moules déplâtre ou de cire s'isolent sans difficulté, après qu'on a refoulé le iîuivre qui embrasse leur circonférence; enfin la gulta-percha ramollie à Teau chaude se sépare facilement aussi du métal, lorsque le dépôt est fin et brillant.
LVIP MANIPULATION.