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MESURE DE L'INTENSITÉ DES COURANTS PAR LE VOLTAMÈTRE

DE M. BERTLN.

Théorie.

Un même courant traversant un voltamètre décompose toujours la même quantité d'électrolyte : les mesures de quantité et d'intensité fondées sur l'emploi du voltamètre soQt donc absolues.

Un courant dégageant p"^ d'hydrogène par seconde est par suite entièrement défini, et, pour déterminer son intensité, il sufGt de savoir qu'un courant d'un ampère décompose par seconde

o^^yogSjS d'eau C); on a donc

Mais il faut que le courant soit constant et qu'il puisse décomposer l'eau; ces conditions restreignent l'emploi du voltamètre, dont on ne se sert guère que pour calibrer les galvanomètres et les boussoles.

Les voltamètres sont à volumes ou à poids : l'instrument ordinaire dans lequel on jauge l'hydrogène est de la première

('] J'adopte le chiffre de M. Mascart, communiqué à la Société de Physiq^^ le 17 février 188-i; d'après M. Kohlrauscb, il faudrait prendre 0,09470.

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pèce ; les seconds sont employés pour Télectrolyse des sels argent.

Dans ces derniers le courant est fermé par deux électrodes 3 ce métal, de poids connu, et il traverse une solution d'azoite; au bout d'un certain temps on ouvre le circuit, on lave ïs lames à Feau distillée, on les sèche et on détermine Tacroissementde poids de Tune et la diminution de Tautre: les eux nombres doivent être identiques à j^Vô pi*ès, d'après i. Mascart. On trouve i™6% 1248 d'argent par ampère.

Cette méthode est assurément la meilleure (*), cependant tf. Bertin a transformé avec tant de bonheur le voltamètre à volumes que nous ne pouvons nous dispenser d'en faire l'objet l'une manipulation spéciale.

Description.

La partie caractéristique du nouvel instrument de M. Berlin (-) est une éprouvette ou cloche graduée terminée par un étranglement capillaire auquel succède une ampoule E et un tube de verre recourbé (Jig, 82).

Un tuyau de caoutchouc T sert à aspirer le liquide du vase G dans l'éprouvette.

L'électrode négative sur laquelle se dégage l'hydrogène pénètre à la partie inférieure de la cloche en P' et le gaz remplit fectement l'éprouvette, mais sans qu'aucune bulle puisse Qionter dans l'ampoule. Le tube capillaire jouit, en effet, de la double propriété de permettre le remplissage de l'éprouvette par aspiration et de barrer le chemin au gaz, pourvu qu'il y silun léger excès de liquide dans l'ampoule.

L'éprouvette étant remplie d'hydrogène jusqu'au niveau de l'eau dans le vase G, on prépare une nouvelle expérience en faisant remonter le liquide enE par aspiration : quelques cen-

(') L'azotate d'argent est d'un usage moins comraode que le sulfate de couvre, à cause du peu d'adhérence des cristaux d'argent; mais le poids considérable de TéquiTalent rachète cet inconvénient.

(*) Jnnales de Chimie et de Physique, 4» série, t. XVI, p. 69; ce voltamètre ^t coDst^uit par MM. Ducretet et G'*, qui nous ont prêté le bois de la figure «inJeisous.

264 CaJif- Xt. — ÉLECtKICtTfi TOLTATQDB et ELBCTIOUGIltTIBn.

limètres cubes d'hydrogène dans les poumons ne pourraieai ; exercer d'action nuisible.

Va manchon M entoure la cloche : on le remplit d'eau pour l'efroidir le gaz et déterminer exactement sa température.

Fig. Si.

Le courant entre et sort par les deux bornes A el B; uniulerrupteur à manette I permet d'ouvrir le circuit ft volonl*-

On lit sur l'éprouvelte le volume V de l'hydrogène, mais" laut faire les calculs et les corrections d'usage pour en déJuir*' son poids : appelant 9 sa température, II sa pression el/l' lension de la vapeur d'eau saturée, on a

l'^V i,293.o,of

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ua plus grande incertitude règne sur /, car c'est la tension Teau acidulée, et il est évident qu'elle est moindre que celle Teau pure. M. Bertin s'est assuré que, entre Teau distillée Teau acidulée au ^, la différence de tension était d'environ ,002 vers 20 degrés. On peut aussi prendre pour/ la ten- •n de l'eau pure à (6— i°,5).

On sait que l'eau n'est pas un électrolyte : les acides passent jouer dans le phénomène un rôle plus considérable 'on ne le pensait autrefois. M. Berthelot a démontré que > résultats de l'électrolyse sont beaucoup plus réguliers land on ajoute à l'eau de l'acide phosphorique au lieu d'aie sulfurique.

Il conviendrait, pour diminuer la résistance considérable des Itamètres, qu'on employât de l'eau fortement acidulée; la oportion qui assure à l'électrolyte le maximum de conductilité paraît être de 3i,6 pour 100 d'acide sulfurique du comerce, la dilution ayant une densité égale à i ,233 ; l'acide pur l six fois plus résistant. Ce liquide doit être fréquemment nouvelé, et il est bon que sa température ne soit pas infé- 3ure à 20% car il se forme moins d'eau oxygénée dans ces nditions.

Pour éviter la polarisation des électrodes, qui introduit une ce électromotrice dans le circuit, nous recommandons de mir un instant les deux fils de platine au commencement l'expérience : les gaz condensés par le métal se recomlenl.

Manuel opératoire.

* Tenant de la main gauche un compteur à secondes et de la lin droite la manette de l'interrupteur, on pousse le ressort rie bouton en même temps qu'on met le compteur en marche, niveau de l'eau baisse graduellement dans l'éprouvette. a® Au moment précis où le liquide est de niveau à l'intéîur et à l'extérieur, on arrête le courant et le compteur : on ►le aussitôt le volume V en dixièmes de centimètre cube et temps au j de seconde.

3* On relève H au baromètre et on lit 6 sur le thermomètre igagé dans le manchon M.

266 CHàP. \l. — ÉLECTRICITÉ TOLTÀÏQUE ET ÉLECTROHÀGNÉTISIE.

4° La même opération est répétée cinq fois et Ton prend la moyenne des intensités ainsi déterminées.

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