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CHAP. XIII. — DE LÀ LUMIÈRE EN GÉKËRAL

LXIX<» MANIPULATION

PHOTOMÉTRIE.

Théorie.

La pholométrie a pour objet d'établir les rapports desinlensilés de diverses sources de lumière.

Elle esl basée sur le principe que l'intensité de la lumière est en raison inverse du carré de la distance, duquel découle immédiatement le corollaire suivant: si deux sources de lumière placées à des distances D et D' d'une surface y produisent le même éclairement, leurs intensités respectives I et l'soni proportionnelles aux carrés des distances :

Il suffit donc que l'œil sache reconnaître qu'une surface reçoit de deux sources une même quantité de lumière pour que le rapport de leurs intensités soit déterminé par une simple mesure de longueur.

Description.

Parmi les nombreux photomètres en usage, ceux de Ruinford, de Bouguer et de Foucault sont classiques. Cederniera été adopté par MM. Regnault et Dumas, pour la délermination quotidienne du pouvoir éclairant du gaz de la Compagnie parisienne : nous lui donnerons la préférence.

Une lame de carton M {Jîg. 1 1 1) est placée parallèlement au banc d'optique : ab est une plaque de verre sur laquelle on a déposé une couche de lait concentré par évaporation. Les lumières sont placées sur deux supports glissant le long de deux règles graduées parallèles au banc : on compare l'éclairement qu'elles produisent sur le verre des deux côtés du diaphragme.

La lame de verre est souvent placée au fond d'une caisse rec-

Lxix' ». — pnoTOMÉTniE. SaS

nleirc noircie inlérieurenienl pour Éviter loule rénexion («ntelle.

lia source lumineuse, comparée à la source unité, a iino laité très grande, comme i'arc voltaïque, par exemple, on obligé de l'éloigner considérablement; mais on peut éviter nconvénient en plaçant devant la source, comme l'ont fait

^ton et Perry, une lentille divergente qui, étalant la tre, réduit son intensité par unité de surface dans un »t connu.

podon se propose de comparer le pouvoir émissif de deux fiBB, il esi nécessaire de les limiter par deux ouvertures Centre elles : c'est ce qu'on fait quand on veut comparer Enière émise par la Lune à celle d'une bougie, ou bien t on cherche à mesurer l'éclat intrinsèque du milieu flamme d'une lampe à pétrole à mèche plate en fonclion lui de la môme flamme vue par la tranche.

Manuel opératoire.

On intercepte la plus fcirte dos deux sources et l'on appe l'autre au point voulu pour que la plage qui lui cor-

3a4 GHAP. XIII. — DE LÀ LUMIÈBE EN GÉNÉKÀL.

respond ait un bon degré d'éclairement : on note alors la distance D de cette source.

2** On démasque la source la plus intense et on Téloigne jusqu'à ce que Tœil juge les deux moitiés du verre illuminées du même éclat : la distance D' est inscrite.

3<» On change les deux sources de côté et on recommence la même opération pour calculer une moyenne définitive.

Résnltats.

D'après M. Hirn {^), la bougie stéarique étant prise pour unité, rhuile de colza donne, à égalité de poids d'huile et de stéarine^ une lumière égale à 1,68; l'huile de pétrole, bouillant à 2io<», fournit 2,79 unités dans les mêmes conditions.

Aux termes du cahier des chaiges de la Compagnie paiisienne, le pouvoir éclairant du gaz doit être tel que, sous une pression de o°*,oo2 à o™,oo3 d'eau, l'éclat d'un carcel puisse être obtenu avec une consommation de io5"* par heure.

MM. Fizeau et Foucault ont donné l'échelle suivante des intensités de quelques sources lumineuses.

Soleil = 100 = 56oo bougies à o", 3o de distance.

/ 80 couples Bunsen =23,8 = i332 bougies.

^" ' [ Lumière de Drummond = 0,7 = 39 »

MM. Auduin et Bérard ont démontré (*) que, pour les becs de gaz à fente dits papillons^ la largeur de fente qui donne le maximum de pouvoir éclairant est de ^ de millimètre : le bec annulaire exige la même épaisseur de fente.

Le pouvoir éclairant du gaz est maximum pour une pression de o"*,oo2 à o™,oo3.

Les cheminées de verre, dont le diamètre diminue par une courbe graduée au-dessus de la flamme, donnent plus de 1«'

( * ) Rapport fait à la Société industrielle de Mulhouse, cité par l'abbé Moig'^** dans les Eclairages modernes.

(*) Annales de Chimie et de Phjrsique, 3* série, LXV, p. 423.

LXX* M. — BfiPRÀGTION PAR LE GONIOMÈTRE DE BABINET. 3a5

mièrCy toutes choses égales d'aîlleursy que celles dont le diamètre change brusquement.

Les appareils à plusieurs mèches concentriques, qu*on emploie pour les phareSy donnent un rendement supérieur à celui des appareils simples ; de même, l'intensité de deux bougies qui se touchent est plus grande que la somme de leurs intensités isolées.

D'après M. Cornu, Téclat de la flamme d'une lampe à pétrole, vue de champ, est au moins dix fois supérieur à celui du milieu de la flamme, vue de face.

Nous donnons les résultats précédents comme exemples instructifs d'observation ; le lecteur y trouvera les éléments d'une étude photométrique fort intéressante, qu'il pourra varier à son gré.

LXX' MANIPULATION

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