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PHOTOGRAPHIE

la Photographie est un art difficile, dont les débuts sont pleins de mécomptes et de déceptions; ce n'est point au bboratoire de Physique qu'il faut s'adresser pour l'acquérir, mais bien plutôt à l'atelier d'un praticien habile dont on étudiera les tours de main.

Je me bornerai à donner ici les formules des bains photographiques, en indiquant d'une manière générale la suite des opérations nécessaires pour obtenir un cliché et une épreuve positive. Ma seule prétention serait de mettre les élèves à niême de reproduire, par exemple, les anneaux colorés, les franges d'interférence, ou quelque autre phénomène de ce ?onre, conformément à ce qui est exigé par le programme <*e la licence (*).

(') On consultera avec fruit les Ouvrages suivants : Premières Leçons de Pho- ^^graphie, par M. Perrot de Chaumeux; Manuel élémentaire de Photographie

W. — Manip. 23

354 CHàP. XIU. — DE LA LUMIÈRS EN 6ÉNÉEÀL.

Théorie.

Une plaque de verre est recouverte d'une couche de collodion, solution de coton-poudre dans l'alcool et Téther; Téther s'évapore et il reste un voile opalescent de pyroxyle. L'iodure de potassium, de cadmium ou d'ammonium, qui avait été mêlé au collodion, se trouve donc étalé et fixé sur le plan de verre; qu'on vienne à le plonger dans un bain d'argent, il se forme de riodure d'argent qui prend un aspect laiteux et constitue une plaque sensibilisée.

On Texpose dans la chambre obscure ; au sortir de là, le collodion ne porte aucune trace de l'action chimique qui s'est opérée, et Ton pourrait croire qu'il est resté insensible aux rayons lumineux qui l'ont frappé. Cependant l'action a été réelle, el il suffit, pour la rendre manifeste, de traiter la plaque parle protosulfate de fer; l'image apparaît aussitôt. L'iodure d'argent, qui a rei^u Timpression lumineuse, est réduit suivant la formule

3^FEO,SOV)-T-AgI = Fe*OS3SO»-f-Ag-i-FeI,

et l'aient est ramené à l'état métallique. Une addition d'alcool et d'acide acétique au sel ferreux facilite la réaction.

!^lais rimage ainsi obtenue a besoin d'être renforcée; on emploie, à cet effet, l'acide pyrogallique. De plus, il faut la fixer et empêcher toute altération ultérieure; dans ce but, on la laisse digérer dans l'h^-posulfite de soude, qui dissout riodure d'argent sur lequel la lumière n'a pas agi.

Cette épreuve est négative, c'est-à-dire que les points de l'image les plus obscurs sont ceux qui ont reçu le plus de lumière; on sait, en effet, que l'arçent réduit est noir.

Pour tirer des épreuves définitives, on applique contre le oUchè négatif du papier sensible sec au chlorure d'argent, et on Toxpose au Soleil. L'action de la lumière ne s'exerce qtje

tif. c^»/l^H/l^v•i A;«Jv;wV. «> /V**^ des t^mmencants, par Dumoulin; Les miuccfs cw f*hy^f*^f\tfhir^ |>Ar V.r.ordier; Fm Photographie rationnelle, par A. Bellof: i\^fe tft^ /\Y'r »•.»,•«►%»■ photi^aphe, |^r le mènie; Traité général de Hotogi'^- /»A#>, ivir MoncWhoven. f li

LXXIll® M. — PHOTOGRAPHIE.

dans les points qui ne sont pas masqués par les noirs du négatif et il se produit un négatif du cliché, donc un positif de l'objet photographié.

On termine par un virage dans un bain d*or et, comme cidessus, par un lavage à Thyposulfite.

Description.

Le matériel nécessaire à la Photographie est considérable ; nous nous contenterons d'en signaler les pièces principales.

En tête, nous placerons la chambre noire et l'objectif ; nous recommandons spécialement les chambres à soufflet, préférablement aux chambres à tiroir. L'objectif peut être simple ou double : le premier {fig. 122) est excellent pour la reproduction des dessins, des gravures et de tous les objets plans en général; le second {fig* 128) est nécessaire pour les

Fig. 132.

Fig. 123.

épreuves rapides qui exigent du modelé, mais il déforme les

objets, et, employé pour le paysage, il donnerait à une

maison une forme de pain de sucre; aussi emploie-t-on le

premier pour les reproductions de vues. Les diaphragmes

dont on munit les objectifs donnent de la finesse et de la

netteté, mais augmentent la durée de la pose; on en fait

varier le diamètre suivant le besoin.

Les appareils microphotographiques à amplification directe se forment très bien, en adjoignant un microscope inclinant à la chambre noire ordinaire ; l'instrument est disposé horizontalement et il reçoit la radiation lumineuse, sans qu'on

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soit obligé de la réfléchir sur aucun miroir; mais la platine du microscope est verticale, ce qui peut être un inconvénient pour la reproduction de certaines préparations. Cependant M. Louis Olivier a obtenu de la sorte les plus brillants résultats; il a conservé au microscope son oculaire plan-convexe et adapté à la chambre noire deux grandes lentilles achromatiques conligues, dont Tantérieure est convexe-concave et la postérieure convexe-plane. Ces deux lentilles laissent entre elles un petit espace vide, leurs faces opposées appartenant à des sphères concentriques. L'effet de ces deux verres combinés est celui d'une lentille convexe-plane achromatique. Comme dans tous les appareils, une crémaillère et un pignon font avancer le lube de laiton et permettent la mise au point (*).

Les accessoires indispensables à la Photographie sont les suivants :

Une boîte à glaces ;

Une planchette à nettoyer les glaces;

Deux cuvettes en porcelaine recouvertes par des feuilles (le carton;

Un crochet de corne ou d'ivoire pour retirer les glaces les bains;

Un blaireau;

Une fontaine à eau distillée;

Un châssis pour tirer les épreuves positives.

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