LXXIV® M. — ÉTUDE DU MICROSCOPE
qui donne correctement le grossissement de chaque objectif avec tous les oculaires successivement (^).
On enseigne généralement que, par un acte de perception se passant dans les centres nerveux, Timage est à la distance qu^on dit être celle de la vision distincte.
Il est facile de s'assurer par expérience que cette assertion n'est pas exacte ; ainsi que M. Robin Ta démontré, plus le pouvoir amplifiant est considérable, plus Timage est reportée loin, sans jamais atteindre toutefois la distance de la vision distincte. Ce fait a une grande importance, car il explique les erreurs énormes auxquelles on est conduit, quand on accepte pour grossissement d'une loupe le quotient de la vision distincte, prise égale à 0^,22, par la longueur focale.
Pour établir cette proposition {^), M. Robin mesure exactement les dimensions de l'image d'un objet déterminé, à l'aide du micromètre oculaire, et il le reproduit sur une feuille de papier; puis il cherche à quelle dislance de l'œil il faut placer ce dessin, pour que ses dimensions coïncident exactement avec celles de l'image vue dans le microscope. Cette comparaison peut se faire sans difficulté par la chambre claire ; on obtient les résultats suivants :
Dislance
Dimensions
à laquelle le dessin
PouTolr
de l'Image
est TU arec
amplifiant.
dans le microscope.
les mômes dimensions
mm
mm
Avec un grossissement de i5oo diamètres, le plus fort qu'on ait pu atteindre réellement, la dislance est encore moindre que 220"^"^, quel que soit le point de vision distincte des individus; il est donc bien vrai que l'image n'est pas reportée à lai distance du punctum proximum.
Nous en conclurons que la détermination du grossissement par le procédé de la double vue et à l'aide de la chambre
(')Ch. RoniN, Traité fin Microscope; Heiiirich Frey, Le Microscope, tra- ^oclion Spielmann.
(') RoBiTi, lac, cit. y p. i3o.