GROSSISSEMENT DE LA LUNETTE
Théorie.
On démontre, en Optique géométrique, que le grossissement de la lunette est égal au rapport du diamètre de la portion libre de Tobjectif au diamètre de l'anneau oculaire, qui est son image. Une méthode très simple de détermination du j^rossissement est fondée sur cette propriété ; elle est connue sous le nom de Ramsden.
Le P. Schrôier et, après lui, Herschel effectuaient la même mesure, en comparant l'image envoyée à l'œil droit par la lunette à l'objet vu directement par l'œil gauche; Pouillel perfectionna ce procédé en employant une sorte de chambre claire, qui permet de superposer 'image d'une mire de grandeur connue avec son image.
Nous emploierons tour à tour ces deux méthodes.
Description.
Ramsden imagina le dvnamètre pour mesurer le diamètre de l'anneau oculaire; c'est un micromètre de verre, divisé au ^ de millimètre, monté dans un tube {fig, 128); on l'observe au moyen d'une loupe à tirage variable.
Le diamètre de l'objectif se mesure au compas.
LXXV* X« — GIOSEISBSMEKT SE U LUNSTTE, 869
hambre claire de Pouillet se compose de deux miroirs ayant leurs surfaces réfléchissantes en une de l'autre et inclinées de 45° sur ^'^- "^■
le la lunette, ^e miroir placé devant st percé d'un petit trou, par lequel on e l'image fournie par la lunette; cet nent se fixe sur l'oculaire au moyen is vis. La mire que l'on vise mesure ■iron, divisé en centimètres; elle s'apcontre un mur à une distance de 20"
Manuel opératoire.
'rocédé de Ramsden :
A lunette est réglée pour voir à la plus grande dispossible.
Ule est braquée sur le ciel et l'on applique le dynamôtre ■■ l'oculaire, de manière que l'image de l'objectif vienne ■mer avec une netteté parfaite; on cherche la position aquelle le diamètre de cette image esl minimum. Ce tre sera mesuré au ^ de millimètre, au jugé. 'our obtenir la mesure du diamètre de l'objectif, on ap- ! sur la surface de la lentille les deux pointes très fines ompas et l'on fait en sorte que leur image coïncide avec trémltés du diamètre de l'anneau oculaire. Portant alors apas sur une règle graduée, on évalue l'écartement des •■S au } de millimètre.
ïste à diviser cette distance par le diamètre de l'anneau. Méthode de Pouillet :
observant la mire à travers la lunette, on superpose les images : supposons que la vision naturelle du mètre de avec la longueur ampliQée de o'°,o4; le grossîssesera de vingt-cinq fois.
Résultats.
ésulte de ce qui précède qu'on peut obtenir le même issemenl avec des objectifs de grandeur très différente ;
. — Maltip. a 4
370 CHAP. XIV. — INSTRUMENTS d'OPTIQUE.
mais on leur donne ordinairement le plus grand diamètre possible, parce que, à grossissement égal, la clarté de l'image est proportionnelle à la surface de l'objectif. On a construit des lunettes astronomiques grossissant 35oo fois, avec des oculaires dont la distance focale n'est que de quelques millimètres.
Il est inutile de faire observer que, dans la lunette de Galilée, l'image de l'objectif donnée par l'oculaire est mtuelle, et qu'il n'y a donc pas à proprement parler d'anneau oculaire : il faut nécessairement recourir à la seconde méthode pour déterminer son grossissement qui ne dépasse guère 5 à 8.
LXXVI* M. — PHÉNOMÈNES D'INTERFÉRENCE ET DE DIFFRACTION. 87 t