MESURE DES LONGUEURS D'ONDE PAR LES RÉSEAUX
Théorie.
La mesure des longueurs d'onde se fait avec beaucoup plus précision, au moyen des réseaux, qu'à l'aide des phénoènes d'interférence, car les raies des spectres constituent des pères très nets, auxquels on peut rapporter les observations. Quand l'onde incidente est plane et qu'elle coïncide avec la rface du réseau, on peut écrire
. sino
ny
5 étant la direction sous laquelle on voit une des raies d'un spectre de rang n, et N le nombre de traits contenus dans i"*. Quand le plan du réseau est incliné d'un angle i sur celui de l'onde, la direction du n»*"* spectre est donnée par la formule
sini — sin(i — S) ^= nNX;
on tire de là
A := -^^. sm - ces wN 2
La déviation sera minimum lorsqu'on aura
si donc on place le réseau dans la direction qui correspond au minimum de [déviation, la longueur d'onde sera donnée par la formule
A := — ^ sm--
wN 2
Il y a tout avantage à faire l'observation de la sorte; car, d'une part, la netteté des raies est considérablement augmentée, d'autre part, on n'a pas le souci de placer le réseau normalement à la direction du faisceau incident.
Cette méthode a été appliquée avec un grand succès par M. Mascart (*); nous la suivrons dans cette manipulation.
Description.
Le réseau est installé sur la plate-forme d'un goniomètre de Babinel, entre le collimateur et la lunette. On mesure l par le cercle répétiteur ; M. Mascart évaluait les angles à 5' près.
Pour dédoubler la raie D du sodium dans le premier spectre, il faut un réseau d'au moins 4o traits par millimètre, d'après lord Rayleigh; 20 traits suffisent pour le second spectre et 14 pour le troisième. Mais les spectres sont d'au-
des ."^'""*^*^^ "^^ l'École Normale supérieure, I ; Comptes rendus hebdomadaire es séances de V Académie des Sciences, LVI, p. i38, et LVIII, p. i m.