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(*) Comptes rendus hebdomadaires des séances de '^-Icademte des Sciences i 4 septembre 1882. *^
XXXTIl® M. — LOI DE MALUS EN CHALEUR POLARISÉE. 1^7
De nombreuses vérifications faites par des procédés très différents ont établi en lumière l'exactitude de cette loi, formulée par Malus; mais aucun photomètre n'a la sensibilité ni la précision du thermomultiplicateur. MM. de la Provostaye etDesains s'en sont servis de la manière la plus heureuse (^) pour démontrer que cette loi est aussi d'une rigueur absolue en chaleur polarisée.
Description.
Ces savants physiciens ont choisi pour source de chaleur le Soleil et, pour appareil polariseur et analyseur, deux prismesde spath achromatisés. Les faisceaux émergents sont dès lors composés de rayons parallèles, et on peut les prendre fort étroits à cause de leur grande intensité : il en résulte beaucoup de sûreté dans l'orientation et dans l'appréciation des angles; de plus, chacun des faisceaux est complètement polarisé dans un plan variable à volonté et de direction connue.
L'emploi des rayons solaires permet de placer la pile à une distance suffisamment grande pour éviter toute action directe du spath; une longue discussion survenue entre Forbes et Melloni a démontré en effet que les sources artificielles doivent être établies fort près de l'appareil biréfringent et de la pile; or, dans ces conditions, les spaths s'échauffent rapidement et rayonnent assez de chaleur pour troubler tous les iMtats. MM. de la Provostaye et Desains employaient des spaths d'au moins o™,o2o d'épaisseur, disposés à o™,6oo de la pile.
L'image extraordinaire formée par le premier prisme était arrêtée par un écran et l'image ordinaire seule atteignait le second prisme.
La méthode nécessite évidemment que l'intensité du Soleil reste constante pendant toute la durée des observations comparatives, ou du moins qu'elle ne varie que d'une manière *ente et régulière. Ces expériences exigent donc un ciel dé- <^ouven et une atmosphère pure ; en outre, il faut avoir soin
(') annales de Chimie et de Phjrsique, 3' série, l, XXVIl, p. 109 1 ; 8/19.
GDAP. TI. — CHALEUR RATOnKANTB.
«le croiser les obsei-vations et de les répéler un gi'and nombre de fois.
Le rayon incident doit être naturel; or on sait que la réflexion sur le miroir d'un héliostat polarise partiellement la lumière : il en est de même pour la chaleur. Pour dépolariser le faisceau, on place donc en avant du polariseur une lame biréfringente, assez mince pour ne pas Je séparer, et on l'oriento convenablement.
La seclioii principale du polariseur doit être fixe; on la dispose verticalemont.
L'image ordinaire qui rencontre l'analyseur donne deui images 0' et E' {fig. 48), situées dans la section principale de ce cristal; en faisant tourner cet analyseur, on obtient la série des intensités relatives représentées par les n*" 2 ou 3.
Les deux spaths pourraient être remplacés sans difficulté par des piisnics de Nicol.
WXTll' M. — LOI DE HUtlS EN CHALECR POLASISËE.
Manuel opératoire.
I* Les rayons solaires réfléchis horizontalemcnl par Théliostat sont reçus à travers une lame de spath mince et dirigés sur le polariseur. On doit s'assurer de la dépolarisation du rayon incident en faisant tourner le polariseur; les deux faisceaux transmis garderont une intensité constante.
a* Les sections principales du polariseur et de l'analyseur
étant placées verticalement, on reçoit l'image ordinaire sur la
iJA et l'on prend pour unité l'effet produit dans ces condi-
9f Od fait tourner l'analyseur de manière à former un angle j8o" vers la droite avec le plan vertical; on le ramène dans .Dosition primitive; puis on forme le même angle de So" ^ la gauche et l'on revient encore à la position primitive, ((répétant cette opération et en notant chaque fois la dévia- )|B du rhéomètre, oQ obtient un certain nombre de valeurs Rt on prend la moyenne.
l|* La même opération est effectuée pour des angles de 35°,
et 5a°.
Résultats.
|H. de la l'rovoslaye et Desains ont trouvé les valeurs sui- :, exprimées en fonction de l'intensité de l'image corresadant au parallélisme des spaths.
<^e3 nombres sont précisément les cosinus carrés des angles inscrits dans la première colonne.
*oicl les observations qui ont conduit aux deux premières
"leurs ;
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CHàP. YI. — CHALEUR RAYONNANTE.
Dâ?iallon à 3o*.
DèTiation à 3â'
XXXTIIP MANIPULATION.