DE CLAPEYRON
des culées ; des coins K et 1L\ enfoncés entre les extrémités AF, BG de la poutre et les faces verticales voisines LL', II' des culées, développent des poussées égales T, T» qui s'exercent horizontalement sur les retours d'équerre. On peut régler à volonté cette poussée en donnant aux coins une épaisseur convenable.
Coupons la poutre suivant les plans MN» M'N'; appelons A Tefibi c tranchant dans Tune de ces sections et \k le moment fléchissant ; en tout point H de la fibre moyenne défini par son abscisse OH==a;, on aura par conséquent
p étant le poids réparti uniformément par unité de longueur; la pièce sera dans les mêmes conditions qu'une pièce encastrée dans les sections MN, H'N', si l'on a (S 99)
en désignant par / la distance des deux sections MN, M'N'. Or, exprimons l'équilibre du retour d'équerre AMNEF; cette pièce est soumise aux forces suivantes :
Son poids Q, appliqué au centre de gravité 6 (la surcharge répandue de A en M étant comprise dans le poids Q) ;
La réaction verticale S de l'appui ;
La poussée horizontale T du coin K ;
L'effort tranchant — A dans la section MN ;
Le couple (a des forces élastiques dans la même section ;
Enfin, une force égale à T, appliquée au point 0, et égale et con« traire à la compression développée dans la poutre.
On aura donc pour équations d'équilibre, d'abord
et comme
Q = S-ii?/.
2&8 PIÈGE DROITS
On en dédoit
ce qui fait connaître la réaction S; ensuite
l*=:T< + Qg — S#,
équation desr moments des forces par rapport au point 0. On suppose les bras de levier t ei s connus, au moins par approximation. On a déterminé S; l'équation des moments fait connaître T :
On saura donc quelle force doit développer le coin K pour que la poutre soit dans les mêmes conditions qu'une poutre encastrée entre les sections MN et M'N'. Mais il ne faut pas perdre de vue qu'alors la
Mt; compression T règne dans toute la pièce, et qu'à la charge -y par
unité de surfaceen un point d'une section quelconque, il faut ajouter la
charge - , correspondante à cet efiort de compression. •