‹ Cours de mécanique appliquée aux constructions (volume 3)Chapitre 338 sur 519 · INDICATION DE QUELQUES OUVRAGES SUR LES VOUTES · texte numérisé non relu

INDICATION DE QUELQUES OUVRAGES SUR LES VOUTES

292. Pour compléter autant que possible l'historique du problème de l'équilibre des voûtes, nous citerons les travaux suivants, tous dérivés de la théorie de M. Méry et de la considération de la courbe de pression.

M. Yvon Villarceau s'est proposé de trouver une forme de voûte telle, que la courbe des pressions y coupe à angle droit tous les joints au milieu de leur longueur. S'il en était ainsi, chaque surface de joint serait également pressée en tousses points, et on pourrait réaliser, moyennant une variation convenable des épaisseurs, la voûte d'égale résistance. Mais on reconnaît aisément que le problème est impossible si on laisse les plans de joint s'étendre jusqu'à la surface de l'intrados, de sorte qu'il faut refouiller chaque joint d'une certaine quantité, à partir de la douelle, pour ramener la pression mutuelle des voussoirs à passer par le centre de gravité de la surface portante. Les formes trouvées par M. Yvon Villarceau n'ont pas pénétré dans la pratique. Gela ne doit pas surprendre ; les voûtes sont connues de toute antiquité, et leurs formes habituelles, consacrées par un long usage, ne pourraient être abandonnées que pour un perfectionnement bien réel. Or, l'égale résistance des voûtes de M. Yvon Villarceau n'existe que grâce à une pure hypothèse, à savoir, que la courbe coupant à angle droit les plans de joint en leurs centres sera la vraie courbe des pressions dans la voûte effectivement construite. Une inûnité d'autres courbes de pression sont également possibles ; il est donc très-pro-

Page 1